dimanche 26 mai 2024

Transferts : qui va aller où ? Les bancs de touche en folie

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Il est rare qu’autant de coachs de premier plan soient amenés à changer de club en même temps. Cet été, ce sera le cas au Bayern Munich, à Liverpool, à Barcelone, qui rêvent tous les trois de Xabi Alonso, et peut-être à la Juventus, au Bayer Leverkusen, à l’OM, à West Ham, au Milan AC, à l’OL…

Alors qu’il était proche d’offrir au Bayer Leverkusen, l’éternel outsider de Bundesliga, un premier titre de champion d’Allemagne, Xabi Alonso était la proie de deux de ses anciens clubs, Liverpool et le Bayern. Stratège des Reds entre 2004 et 2009, avec qui il remporta une Ligue des Champions en 2005, champion d’Allemagne à trois reprises avec le Bayern entre 2014 et 2017, l’ironie de l’histoire l’amène donc aujourd’hui à être le candidat préféré pour la succession de Klopp et de Tuchel.

Encore sous contrat jusqu’en 2026, le technicien espagnol de 42 ans est le coach à la mode en ce moment en Europe. Malgré son inexpérience, car le Bayer est son premier challenge de numéro 1 après avoir été au centre de formation du Real Madrid et avec la réserve de la Real Sociedad, le Basque n’aura que l’embarras du choix pour donner une autre dimension à sa carrière car on évoque même son nom du côté du Barça où Xavi ne repartira pas pour un tour.

Selon plusieurs médias espagnols, il préfèrerait la stabilité de la politique sportive de Liverpool, qui termine un cycle de neuf ans avec Jürgen Klopp, aux incertitudes d’un Bayern en pleine crise qui se sépare de Thomas Tuchel en 2024 après avoir remercié Nagelsman en 2023 et Flick en 2021.

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Xavi Alonso parti pour rester

Xabi Alonso à Liverpool, le Bayern se tournerait vers son ancien joueur (2003-2011), et ancien coach de sa réserve, Martin Demichelis (43 ans), sur le banc de River Plate, ou Roberto De Zerbi, l’actuel coach italien de Brighton qui est également sur les short-lists de Liverpool et du Barça, Joachim Löw, l’ancien sélectionneur de la Mannschaft ayant exclu l’idée de revenir sur le banc d’un club. A Barcelone, où Xavi émettait des doutes sur son avenir (annonçant même son départ en fin de saison), le président Laporta rêvait de récupérer Jürgen Klopp, mais le technicien allemand a clairement laissé entendre qu’il avait besoin d’une coupure pour se régénérer. Finalement, Xavi devrait rester.

De quoi fermer la porte aux Allemands, Tuchel, Nagelsmann et Flick, dont les profils correspondaient au cahier des charges des Blaugranas. Les candidats se bousculent au portillon, de Rafael Marquez, l’ancien joueur à la tête de la réserve du club, à Sergio Conceiçao (FC Porto) en passant par Thiago Motta (Bologne), Ruben Amorim (Sporting) et surtout Roberto De Zerbi (Brighton). Des idées pour Laporta si Xavi finissait par partir…

Tous ces noms sont sur les listes de pratiquement tous les clubs à la recherche d’un coach (excepté Rafael Marquez). En fin de contrat à Brighton, le technicien italien est un des plus demandés. Son nom revient aussi tout en haut des listes du Bayern et de Liverpool. Il serait donc étonnant de ne pas le retrouver dans un de ces clubs la saison prochaine.

Galtier ou Blanc à l’OM ?

Pour rester en Premier League, West Ham devra certainement chercher un successeur à David Moyes, en fin de contrat. Avec Graham Potter et Steve Cooper, deux entraîneurs de L1 sont concernés, le Rémois Will Still qui n’a pas caché ses envies de départ, et Paulo Fonseca (Lille). En Ligue 1 enfin, la fin de saison déterminera les orientations de l’OM et de l’OL.

Si Jean-Louis Gasset, à 70 ans, n’incarne pas l’avenir, son contrat pourrait tout de même être prolongé d’un an, surtout si Longoria ne parvient pas à convaincre Christophe Galtier de relever le défi, ou Laurent Blanc de rejoindre son ancien adjoint. Paulo Fonseca est une des priorités, mais plusieurs autres clubs européens pensent aussi à celui qui sera en fin de contrat à Lille, dont Liverpool et le Milan AC (déçu de sa saison).

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A Lyon, la situation de Pierre Sage, sous contrat jusqu’en juin, dépend d’une fin de saison que les bons résultats ont rendue plus attractive, en championnat comme en Coupe de France. Au point d’envisager une prolongation avec un staff qui aura fait ses preuves.

Et Zidane dans tout ça ?

Libre depuis 2021, le triple vainqueur de la Ligue des Champions avec le Real Madrid, a jusqu’à présent refusé toutes les propositions. Toujours motivé par la perspective de prendre en mains l’équipe de France, il n’imagine pas ne rien faire en attendant le jour J, certainement à l’horizon 2026 après la Coupe du monde. Le jeu de chaises musicales qui se prépare cet été sur les bancs des plus grands clubs européens peut lui permettre de reprendre sa place dans le trafic.

Plus que Liverpool ou le Barça, où son histoire personnelle ne le pousse pas naturellement, voire à l’OM, où il ne s’interdit pas de venir mais dans sillage d’un projet beaucoup plus ambitieux, il se verrait davantage au Bayern Munich (avec Ribéry ?) et surtout à la Juventus Turin où l’ère Massimiliano Allegri, qui dure depuis huit ans, n’est plus très loin de la fin.

Comme au Bayern le nouveau directeur sportif, Max Eberl a déclaré que le futur coach « devait parler une langue que nous parlons tous, l’allemand ou l’anglais, le français étant un peu plus léger selon moi ». La piste de la Juve est la plus crédible, 23 ans après l’avoir quittée pour rejoindre le Real. En cas de départ d’Allegri à un an de la fin de son contrat, le Ballon d’Or 1998 serait en concurrence avec Thiago Motta qui arrive au terme de son engagement avec Bologne et qui dispose d’une belle cote en Italie.

Au Bayern, malgré les dernières rumeurs qui relançaient la piste Zidane, c’est Ralf Rangnik, le sélectionneur autrichien (qui a qualifié son équipe pour l’Euro, ou elle sera dans le groupe de la France) qui est devenu la cible privilégiée.

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