vendredi 1 mars 2024

Valentin Madouas : « Focus sur les victoires d’étapes »

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

Après avoir découvert le Tour de France l’an passé, Valentin Madouas ne manquera pas d’ambition sur cette édition de la Grande Boucle. Le grimpeur breton voudra briller à domicile avant de tenter de débloquer enfin son compteur sur les routes françaises.

Comment s’est passé ce début de saison ?

J’ai pu enchaîner pas mal de courses avec les Classiques qui étaient mon premier objectif. J’ai pu aussi découvrir des stages en altitude à Tenerife pour me préparer sur mes prochains année. objectifs. Je me suis ensuite me focaliser sur ma préparation du Tour de France. J’ai essayé de changer des choses à l’entraînement pour gagner un peu de punch et vraiment me focaliser sur des victoires d’étapes que je pense pouvoir viser cette année.

« Un rôle d’électron libre »

Pour ce nouveau Tour de France, les objctifs seront-ils à la hausse ?

Cette année, ça va être complètement différent. Ce ne sera pas le même Tour de France que l’an passé avec Thibaut (Pinot). Dans ma tête, je savais que, dès le départ, les attentions étaient focalisées sur Thibaut et pas sur moi. Je voulais arriver le plus fort possible pour réussir la plus belle des courses et profiter des opportunités. Cette année, ce sera différent, surtout avec un départ à la maison.

Je vais être à 500 mètres de chez moi et je connais tout le monde. Je connais les routes par cœur. Dès la première étape, je vais être sur mes routes d’entraînement. Je les ai faites des centaines de fois. La pression sera plus forte. On ne parle que de cela à la maison. On connaît l’engouement du vélo en Bretagne.

En plus, avec la Covid, c’est l’évènement que personne ne veut louper. Je vais avoir de la pression sur les épaules. C’est à moi de travailler dessus pour arriver avec une grosse envie et une force mentale pour pouvoir être le plus fort possible sur ce Tour de France.

Valentin Madouas veut briller en Bretagne

Qu’est-ce qui vous manque pour enfin valider vos progrès par une victoire sur une course comme le Tour de France ?

J’ai connu plusieurs grands Tours avec d’abord le Giro. J’étais autour d’Arnaud (Démare) avec aussi un rôle d’électron libre, comme ce sera le cas cette année sur le Tour, et ça s’était bien passé. J’ai surtout franchi le cap l’an passé avec le Tour de France. Ça ne s’est pas vérifié par un résultat mais, mentalement, je me suis senti plus fort. Il m’a manqué toujours un petit truc pour remporter une victoire d’étape.

Il y a eu des faits de course qui n’étaient pas en ma faveur. Maintenant, j’espère que ça va tourner cette année. L’équipe me fait confiance. J’ai hâte de leur prouver qu’ils ont raison. Je progresse. J’ai plus d’expérience. On n’est pas encore comme Pogacar ou Bernal qui gagnent directement. Après, on ne sait pas comment ils vont évoluer. Avec David (Gaudu), on prend notre temps. On est comme les profils français. On se forme et on avance progressivement. L’objectif est de faire une longue carrière avec de nombreuses victoires.

Le fait que Thibaut Pinot ne soit pas présent peut-il vous libérer ?

Pas vraiment. Il y aura plus de pression. David va se faire plaisir. On sera là pour l’aider. On va essayer d’accrocher un résultat sur le général. Personnellement, on sera plus libre. On pourra viser de belles étapes. Nous n’avons pas la même pression. On aura un rôle différent.

La Groupama-FDJ a des ambitions sur le Tour à l’image de Valentin Madouas. Toute l’actu dans votre mag Le Sport.

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