vendredi 14 juin 2024

Vasko Sevaljevic : « Contre Istres, ce sera un match à 4 points ! »

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Si l’arrière gauche international monténégrin de 33 ans, Vasko Sevaljevic a évolué dans des clubs prestigieux, il a été aussi coutumier des combats plus obscurs et a son idée pour que Saran se maintienne. Entretien pour Le Quotidien du Sport et Handball magazine.

Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre Saran après le Vardar Skopje ?

J’ai passé près de six saisons en France (Toulouse, Tremblay et Istres entre 2015 et 2020, Ndlr). Quand j’ai eu l’opportunité de rejoindre le Vardar pour rejouer la Ligue des Champions, je l’ai saisie.

A Istres, en raison de la pandémie, avec ma famille, ce n’était pas possible d’être ensemble en France en raison des problèmes de frontières. En plein mois de janvier quand mon agent m’a appelé, il avait discuté avec le président du Vardar (Mihajlo Mihajlovski, Ndlr). La proposition m’a intéressé.

J’ai fait une moitié de saison avec le Vardar avant de décider de revenir en France en concertation avec ma famille. J’ai accepté le contrat de Saran. J’aime le championnat français.

Ce choix peut paraître surprenant quand on a évolué dans des grands clubs européens.

L’histoire de Saran m’a plu. Cela reste un club intéressant. C’est un petit club, mais c’est bien organisé. Nous entretenons de très bonnes relations entre nous tous. Saran a aussi beaucoup progressé. Chaque saison, ils avancent. Je n’ai pas beaucoup hésité. J’ai été très bien accepté. Je suis content.

Le défi est-il le même qu’à Toulouse, au Tremblay ou à Istres ?

Je connais aussi la bataille du maintien. A Toulouse, on était en milieu de classement. Par contre, avec le Tremblay, on s’est battu pour le maintien jusqu’à la dernière journée.

J’ai ensuite joué à Istres la première année du Covid. Le championnat avait été stoppé, mais on se serait maintenu. Je suis parti en cours de deuxième saison, mais Istres a bien continué sa route dans l’élite.

« Au complet, on devrait élever notre niveau »

Comment voyez-vous la fin de saison pour Saran?

On a dû déplorer pas mal de blessures chez des joueurs importants. Nous avons laissé échapper pas mal de points, mais il y en a encore beaucoup à prendre. On a surpris en battant Saint-Raphaël à l’extérieur (28-25, 5ème j., Ndlr). La deuxième partie de championnat va être palpitante. Au complet, on devrait élever notre niveau. Le maintien s’obtient vers 14 points. Parfois un peu plus. On doit prendre des points !

Etes-vous confiant ?

Je suis optimiste. Saran n’a pas encore tout montré. Notre destin ne dépendra que de nous. Quand on ira jouer à Istres (25ème j.), ce sera un match à quatre points. Il nous faut progresser en attaque et en défense. Nous avons la qualité pour nous maintenir. Il va falloir se battre jusqu’au bout.

En cas de descente, que ferez-vous ?

(Il hésite) Dans mon contrat, il est stipulé certains points. Si Saran se maintient, je reste encore un an. Dans le cas contraire, je serai libre. J’ai cette clause dans mon contrat.

Vasko Sevaljevic encore sous contrat pour le moment

Jusqu’à quand comptez-vous encore jouer ?

J’ai 33 ans. Je me sens très bien, mieux qu’à 25 ans. On verra si je m’arrêterai à 35 ou 40 ans. Je ne sais pas. J’ai encore beaucoup de choses à montrer.

Que vous a appris le dernier Euro avec le Monténégro ?

Notre premier objectif était de passer sur la deuxième phase. On savait que ce serait compliqué. Contre le Danemark, on a perdu, mais on a pas mal joué (21-30). On a surpris en battant la Slovénie (33-32), mais je n’ai pas été si étonné. En confirmant aussi contre la Croatie (32-26) j’étais dans le vrai.

On a beaucoup de potentiel dans cette génération. Mais notre plus gros problème a été qu’on n’a jamais été vraiment au complet. Nous avons été la plus grosse surprise de cet Euro, on a montré de belles choses. Le prochain objectif sera de se qualifier pour le championnat du monde.

Trouvez-vous que cette compétition a eu vraiment de la valeur avec l’énorme vague de Covid ?

Les contaminations ont effectivement posé beaucoup de soucis. Il y avait vraiment cette peur d’être testé positif. Pendant notre stage de préparation, presque toute notre sélection a été touchée. Heureusement, notre situation s’est améliorée progressivement.

Cependant, cela n’a pas été la même chose pour toutes les autres sélections avec des cas nouveaux chaque jour. C’est très difficile d’organiser un Euro dans un tel contexte. Mais les organisateurs auraient pu faire mieux aussi. La réalité est là comme le virus. Il a fallu aller jusqu’au bout. Cela n’a pas été la meilleure expérience. Je ne suis pas certain non plus que décaler la compétition aurait été forcément la meilleure option.

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