samedi 24 septembre 2022

Victor Koretzky (B&B Hôtels-KTM) : « Gagner sur route est plus compliqué qu’en VTT »

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En cette saison 2022, Victor Koretzky a décidé de franchir le pas. L’un des meilleurs vététistes de sa génération fait ses débuts sur la route sans pour autant mettre de côté le VTT. Entretien pour Le Quotidien du Sport et Cyclisme magazine.

Pourquoi avez-vous décidé de venir sur la route à 27 ans ?

C’était dans un coin de ma tête car je veux prouver que je suis capable de performer sur la route. Il n’est jamais facile de décider de passer le cap. Là, après les JO, j’ai pensé que c’était le bon moment. J’en ai parlé avec mon frère Clément, il a fait le changement plus tôt. En juniors, il est passé à la route. Il m’a conforté dans mon choix, je n’ai pas hésité.

Vous aviez plusieurs sollicitations, comment Jérôme Pineau et B&B Hotels-KTM vous ont-ils convaincu ?

J’ai choisi B&B Hotels-KTM car j’ai eu une très bonne discussion avec Jérôme Pineau. L’équipe me propose un double projet afin que je puisse poursuivre le VTT jusqu’à Paris 2024. C’est une équipe qui correspond à mes attentes. J’avais d’autres propositions, mais avec eux c’était clair. J’ai rapidement compris qu’ils avaient su m’étalonner à mon niveau.

Les purs routiers qui ne suivent pas le VTT ont plus de mal à nous étalonner. On est des athlètes de haut niveau, on travaille beaucoup l’intensité. Les vététistes sont bons sur la route, mais il y a toujours des doutes dans l’esprit des directeurs sportifs. Je retrouve Seb (frère de Jérôme) avec qui j’avais travaillé par le passé. Il avait vu mon sérieux.

« Les vététistes sont bons sur la route, mais il y a toujours des doutes dans l’esprit des directeurs sportifs »

N’est-il pas risqué de mener les deux disciplines de front ?

Non car ma saison sera orientée vers la route, j’y disputerai le plus grand nombre d’épreuves. J’aurai quelques épreuves VTT pour garder des points et pour ne pas être largué à la reprise de la saison VTT.

Avez-vous déjà roulé sur route ?

Oui, il y a deux-trois ans. Avant, j’en faisais en début de saison pour préparer les courses de VTT. En VTT, la grosse majorité des entraînements se font sur la route.

Pouvez-vous vous présenter pour les lecteurs qui suivent moins le VTT que la route en nous parlant notamment de votre profil ?

Je réalisé ma carrière en VTT jusqu’à présent, je suis un coureur qui possède des qualités de puncheur, de finisseur en VTT. Je veux voir comment elles peuvent me servir sur route.

Victor Koretzky travaille sur la durée de l’effort

Qu’allez-vous devoir travailler en particulier pour bien vous adapter à la route ?

Je vais devoir travailler la régularité dans l’effort car en VTT les montées sont moins longues, l’explosivité est privilégiée. J’ai déjà fait des montées de 20-30 minutes, mais ce n’est pas mon terrain favori. Je pense que gagner sur route est plus compliqué qu’en VTT car il y a un travail d’équipe plus important, plus de faits de course, beaucoup de choses à bien réaliser pour réussir.

En VTT, on a moins de monde dans les structures des équipes. Automatiquement, on fait preuve de plus d’investissement personnel. Cela surprend souvent les staffs des équipes de route. Je suis impatient de découvrir le travail en équipe.

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