lundi 4 mars 2024

Warren Barguil passe d’Arkéa à DSM, il lâche ses vérités

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Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

En revenant chez DSM, six ans après, Warren Barguil espère profiter de la présence de Bardet à ses côtés pour remettre la balle au fond, dans la dynamique d’une fin de saison italienne qui l’avait remise sur les bons rails.

Comment qualifieriez-vous votre retour chez DSM ?

C’est pour moi une nouvelle page qui se tour-ne, dans une équipe que je retrouve et où il n’y a pas eu tant de changements que ça. Je connais pas mal de personnes, dans l’encadrement comme dans l’effectif.

Que restera-t-il de vos années Arkéa ?

Il y a de bonnes choses, de moins bonnes aussi pour un bilan mitigé. En même temps, ce fut pour moi une super expérience rehaussée par la fierté d’être le leader d’une équipe bretonne. Je suis très attaché à mes racines, pour un Breton, porter le maillot d’une équipe bretonne, ça compte.

Quel sera votre statut chez DSM ?

Je ne souhaitais plus être leader tout le temps pour avoir le temps de me préparer sur des objectifs plus personnels. J’ai souffert ces dernières saisons d’être tout le temps sur la brèche, à devoir en permanence aller chercher des résultats, ne jamais pouvoir se relever dans les jours sans dans la perspective d’autres échéances. Je suis d’autant plus convaincu que c’est ce qu’il me faut aujourd’hui que c’est en fonctionnant comme ça, tranquillement avec mon coach référent, que j’ai bien marché en fin de saison en Italie.

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« Je ne souhaitais plus être leader tout le temps »

Vous allez retrouver Romain Bardet, qu’attendez-vous de cette collaboration ?

Au contraire de John (Degenkolb) que j’ai bien connu chez Argos Shimano et Giant-Alpecin, nous n’avons jamais été dans la même formation seulement en équipe de France où j’ai pu apprécier son perfectionnisme. C’est un gros bosseur. Je trouve vraiment sympa d’avoir deux têtes d’affiche françaises dans une équipe étrangère pour les grands Tours, surtout le Tour de France. J’espère que la doublette va bien fonctionner. On va être en chambre ensemble, on s’entend bien et on a pas mal de points en commun, en premier lieu d’avoir un enfant du même âge. Ça crée des sujets de conversation (rires) !

Quelles épreuves allez-vous cibler en priorité ?

D’abord les Ardennaises, avant d’essayer d’aller chercher une autre victoire dans un grand Tour. Après être passé pas loin la saison passée, j’espère avoir l’occasion de remettre la balle au fond en 2024.

Le classement général sur les grands Tours, c’est fini ?

Oui, clairement, je vais me mettre au service de Romain, l’aider à aller encore plus haut et éventuellement saisir des opportunités. Mais avec la concurrence énorme ce sera difficile sur le Tour encore cette année car le parcours est clairement dessiné en faveur de Pogacar. Dans la catégorie qui est la mienne, à part dans les Ardennaises, il reste compliqué de faire des résultats.

Après quel type d’émotions courrez-vous encore ?

Le genre d’émotions que suscite une victoire d’étape dans un grand Tour. Jusqu’à présent, le moment le plus fort de ma carrière a été ma victoire à Foix sur le Tour 2017, avec ma femme qui m’attendait à l’arrivée. Je n’y suis plus arrivé depuis, j’espère le revivre avec une nouvelle approche, dans la peau de l’équipier de Romain que j’essaierai d’accompagner le plus longtemps possible… prêt à saisir ma chance si l’occasion se présente.

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