vendredi 7 octobre 2022

Westermann (Barcelone), la botte secrète de Jasikevicius

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Julien Huët
Julien Huët
Journaliste

Meneur de jeu français Léo Westermann a rejoint le FC Barcelone où il s’est engagé jusqu’en 2022 après avoir quitté juste avant noël le Fenerbahçe.

1 – Il a débuté à 18 ans à l’ASVEL

Issu du Centre Fédéral, Léo Westermann venait tout juste d’être majeur lorsqu’il a effectué ses premiers pas chez les professionnels à l’asvel. Cette saison 2010/2011 n’a pas été de tout repos avec trois coachs différents chez les Verts : Vincent Collet, Nordine Ghrib et Pierre Vincent. L’équipe n’a pas réussi à se qualifier pour les play-offs, mais a tout de même remporté sur son parquet de l’Astro-balle la Semaine des As.

2 – Westermann a été capitaine à 19 ans

En septembre 2011, quelques semaines après le départ du capitaine de l’asvel Mickaël Gelabale, c’est lui qui hérite du brassard de capitaine de la Green Team. Il est alors seulement âgé de 19 ans. La responsabilité le tire vers le haut et il signe un exercice prometteur avec 8,8 points et 3,3 passes en 23 minutes. Collectivement, la saison est en revanche un naufrage avec une triste 12ème place.

3 – Il a joué avec Tony Parker

En 2011, pendant le lock-out aux Etats-Unis, « TP » s’est offert un bain de jouvence en venant jouer en Pro A avec l’asvel. Si l’expérience a duré seulement 7 matches, elle avait évidemment marqué les esprits
du jeune Léo Westermann : « j’ai déjà appris à ce moment-là. C’est très intéressant de voir comment il gère sa vie extra-bas-ket, son professionnalisme. Quand tu joues avec lui, tu peux t’en inspirer. »

4 – Westermann a toujours été obsédé par l’Euroligue

Petit, son papa lui avait fait découvrir cette compétition. Il rêvait tellement de la jouer qu’il n’a pas hésité, à seulement 20 ans, à quitter l’asvel après uniquement deux saisons en Pro A pour rejoindre le Partizan Belgrade. Depuis cette année 2012, il n’a jamais quitté la compétition reine, évoluant notamment sous les ordres des plus grands coachs européens : Vujosevic, Jasikevicius, Itoudis, Obradovic…

5Il a raté de peu le sacre des bleus à l’Euro 2013

Avec un Tony Parker MVP, l’équipe de France a décroché en 2013 son premier titre international en remportant en Slovénie l’Euro grâce à une victoire 80 à 66 en finale contre la Lituanie. Un titre qui a dû déclencher un certain pincement au cœur chez

Léo Westermann : au moment de réduire sa liste à 12 joueurs, le sélectionneur Vincent Collet l’avait écarté, lui préférant Thomas Heurtel en tant que doublure de Tony Parker. En 2015, il était cette fois dans le groupe France qui a décroché la mé-daille de bronze à l’Euro.

6 – Westermann a été gravement blessé au genou

En novembre 2013, il avait été victime d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit lors d’un match d’Euroligue opposant son club serbe du Partizan Bel-grade au CSKA Moscou.

7 – Il avait déjà failli signer au Barça en 2014

Léo Westermann avait manifesté depuis longtemps son envie de s’engager en Catalogne. En 2014, après deux saisons au Partizan Belgrade, il avait déjà été tout proche de rejoindre le FC Barcelone. Mais si le géant espagnol l’avait recruté, c’était en fait pour le prêter et il était finalement retourné en France, à Limoges.

8 – Il a été champion de France

Si ses débuts à l’asvel avaient eu lieu au sein d’une formation timorée, il a pu profiter de la bonne forme du CSP Limoges pour être champion de France en 2015. En finale, Limoges avait battu Strasbourg. Léo Westermann avait tourné à 5,4 points, 2,4 rebonds et 4,7 passes décisives avec le CSP. Il a aussi décroché le titre en Serbie et en Lituanie.

9 – Westermann est altruiste

Le sens de la passe a toujours été son principal point fort. Il s’en était expliqué il y a quelques années : « Il y a une part d’inné, de caractère. J’ai toujours aimé faire plaisir aux autres avant de me faire plaisir. Ça me procurait plus d’émotions, de sensations de bienêtre, de faire une passe décisive ou un décalage plutôt qu’un panier. Après, il y a des aspects que tu développes au fil des années. » Le Français a également confié avoir été bercé par les meneurs-passeurs comme Magic Johnson dont il regardait souvent les vidéos sur youtube. Aujourd’hui, il confie adorer le sens de la passe de Nick Calathes.

10 – Son père a été basketteur professionnel


Marc Westermann a été meneur de jeu à Strasbourg dans les années 90. « c’est grâce à lui si j’en suis là », confie Léo qui précise tout de même : « Son jeu était différent du mien, il était plus petit, il allait très vite et c’était un bon shooteur dans la zone intermédiaire. » Son père venait de terminer sa carrière quand Léo est né en 2012. Devenu entraîneur, il a évidemment initié son fils au basket dès son plus jeune âge : « Il était tout le temps présent.

Au-delà des temps morts ou de la pause de la mi-temps où il jouait comme tous les enfants, le reste du temps, il était déjà vraiment attentif au jeu. Il me posait des questions, était très intéressé par le jeu et la lecture de jeu. Il m’étonnait même parfois car, entre 6 et 10 ans, il avait déjà des questionnements et des réflexions d’un niveau assez élevé sur le jeu. »

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