vendredi 14 juin 2024

Yannis Mancelle : « Caen a un beau projet »

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Après deux saisons à Limoges, Yannis Mancelle a quitté la Starligue l’an dernier pour revenir à Caen en Nationale 1. L’ailier normand a été l’un des éléments clés de la montée des Normands en Proligue. Handball magazine et Le Quotidien du Sport ont rencontré avec celui qui a été joueur du mois d’octobre.

Félicitations pour votre titre de joueur du mois. Quelle importance accordez-vous à cette distinction individuelle dans un sport collectif ?

C’est important car ça permet de mettre en lumière le club de Caen. J’avais déjà été nominé trois fois les saisons précédentes sans être élu. Je ne vais pas cacher que c’est une fierté d’avoir des trophées, même s’ils sont individuels ils récompensent l’équipe.

Yannis Mancelle revient aux sources à Caen pour se relancer

Vous restiez sur deux belles saisons à Limoges (2018-2020). Pourquoi avezvous quitté un club de Starligue pour descendre de deux divisions ?

Ils ne voulaient plus trop de moi, même s’ils m’avaient proposé une prolongation. Je savais que je n’aurais pas trop de temps de jeu. Rester pour dire que je joue en Starligue ça ne m’intéressait pas.

C’était génial de monter en Starligue avec le club, j’en étais fier, mais toutes les bonnes choses ont une fin et j’avais le sentiment qu’il fallait que je passe à autre chose. Sans temps de jeu, je ne pouvais pas m’épanouir dans le handball et dans ma vie donc cela ne servait à rien d’insister.

En plus, à Caen, il y a un projet intéressant, je connaissais tout le monde et ce retour me permettait aussi de préparer ma reconversion ; je fais une formation de préparateur physique. Je peux le faire parallèlement au handball, je ne veux pas passer à côté de cette opportunité et je ne veux pas me retrouver sans rien à la fin de ma carrière en me disant que j’aurais dû anticiper cette fin. J’ai toujours été passionné de sports, c’est parfait si après le handball je peux poursuivre dans le domaine du sport.

Quel est ce projet ?

Le club a de belles infrastructures avec sa salle, il y a aussi le gros projet d’un Palais des Sports. Le club multiplie les opérations pour attirer le public. Malgré la présence de Cherbourg, on sent qu’il y a un engouement autour de notre équipe.

Nous avons les moyens de nous maintenir même si c’est un championnat très difficile où personne n’est à l’abri. On le voit chaque week-end, tout le monde peut battre tout le monde. Les derniers peuvent battre les premiers. C’est un championnat qui progresse avec plus d’intensité, moins de temps faibles. Nous avons un groupe de jeunes joueurs qui va continuer à grandir.

« Malgré la présence de Cherbourg, on sent qu’il y a un engouement »

Le club a-t-il le potentiel d’évoluer un jour dans l’élite ?

On vient de monter en Proligue, on va d’abord essayer de pérenniser le club à ce niveau. Joueurs, dirigeants on a tous notre rôle à jouer. Dans les bureaux, ça travaille bien pour développer le handball caennais.

Vous aviez laissé un beau souvenir à Caen. Il est souvent difficile de revenir avec succès dans un club où on a brillé. Vous êtes-vous posé des questions par rapport à ce retour ?

Non. Franchement, la pression ne m’a jamais dérangé, au contraire, j’aime bien, elle me motive, n’agit pas de façon négative sur moi. L’idée de ce retour m’a galvanisé, je ne me suis pas dit : « Je reviens, je vais reproduire la même saison que j’ai faite ». Le plus important, ce n’est pas moi, mais que l’on ait un bon collectif. La priorité était de retrouver la Proligue, pas mon cas personnel. Je savais que dans cette équipe je pouvais m’intégrer facilement car je connaissais quasiment tout le monde.

On a l’impression que vous ne doutez jamais.

Oui et c’est ma grande force. Je ne suis pas le genre de joueur qui se pose des questions. Je fonce, quand j’ai la balle je ne vois que le but. Quand les gens me félicitent après une performance, je leur dis que j’ai fait mon boulot. J’ai la chance de pouvoir exercer ma passion, une passion que j’ai débutée à l’âge de 6 ans. C’est un long parcours, certains s’arrêtent en chemin, d’autres continuent, je mesure ma chance de pouvoir jouer depuis toutes ces années.

Sport Hand 011

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