samedi 2 mars 2024

Alessia Vigilia (FDJ-Suez) : « Avant, je pratiquais la danse classique »

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Alessia Vigilia (24 ans) n’est pas dépaysée à la FDJ-Suez. L’Italienne, qui arrive de l’équipe Top Girls Fassa Bortolo, retrouve plusieurs compatriotes qui vont l’épauler dans ce qui constitue le plus grand défi de sa carrière : s’imposer dans une équipe World Tour.

Vous avez décidé de rejoindre la France. Pourquoi avez-vous choisi la FDJ-Suez ?

J’ai été convaincue par Stephen Delcourt, le manager de l’équipe. J’avais déjà une très bonne image de l’équipe, de la façon dont il travaille et fait progresser les filles. FDJ-Suez est une équipe très forte, offensive et l’une des formations les plus compétitives au niveau mondial.

Quel rôle ont joué vos compatriotes de l’équipe dans votre signature ?

Marta (Cavalli) et Vittoria (Guazzini) ont évidemment joué un rôle important dans ma décision. Elles sont expérimentées et leur opinion était importante à mes yeux. Nous avons déjà évolué dans les mêmes équipes par le passé donc je sais à quel point c’est facile et agréable de travailler avec elles.

Vous quittez pour la première fois l’Italie, comment appréhendez-vous cette nouvelle expérience ?

C’est une grande opportunité pour moi de rejoindre une grande équipe au niveau World Tour. C’est un rêve qui devient réalité et je suis évidemment très motivée. Mais c’est vrai aussi qu’il y a un peu d’appréhension, beaucoup de changements et j’ai aussi besoin de progresser.

Vous rejoignez une des meilleures équipes du plateau. Ressentez-vous de la pression ?

Evidemment qu’il y a un peu de pression, mais comme je l’ai dit c’est une des meilleures opportunités qui pouvait se présenter à moi et je prends cela comme un élément de motivation pour atteindre le plus haut niveau.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

J’ai commencé le vélo à 8 ans dans une famille pas spécialement passionnée de cyclisme. Avant cela, je pratiquais la danse classique. Ma première fois sur un vélo, ça a été le coup de foudre immédiat. C’est à ce moment que, quelque part, j’ai démarré ma carrière.

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« J’ai une marge de progression importante dans les bosses, mais aussi dans les sprints »

Quel est le meilleur souvenir de votre carrière ?

Ma 2ème place au championnat du monde de contre-la-montre à Bergen, en juniors (en 2017, Ndlr). C’était une de mes premières expériences à l’international et je ne pouvais pas rêver mieux comme résultat à ce moment-là.

Avez-vous une idole, une coureuse ou un coureur qui vous a inspirée plus jeune ?

Dans le peloton masculin, je dirais Tadej Pogacar pour sa façon de courir, toujours agressive et sans compromis par peur de perdre. Chez les femmes, mon « idole » depuis que je regarde les courses, c’est Elisa Longo Borghini. Elle se donne sans compter sur toutes les courses.

Vous êtes excellente dans les chronos et vous êtes encore jeune. Dans quels domaines devez-vous encore progresser ?

J’ai évidemment envie d’améliorer encore plus mes aptitudes sur le chrono, mais je souhaite aussi devenir plus complète, sur tous les autres domaines. Je pense que j’ai une marge de progression importante dans les bosses, mais aussi dans les sprints.

Quelle est la course qui vous fait rêver ?

Les Strade Bianche ! Les paysages sont magnifiques et les difficultés le sont tout autant. Et je ne parle même pas du public autour de la ligne d’arrivée sur la piazza del Campo.

Quel regard portez-vous sur l’évolution du cyclisme féminin ?

En quelques années, le cyclisme féminin a vraiment évolué positivement. C’est impressionnant de voir à quel point no-tre sport a changé. Je pense qu’il y a évidemment encore des choses à travailler, à améliorer. Il faut être vigilant car tout va très vite, et ce n’est pas facile toujours pour les équipes de s’adapter et de suivre le rythme.

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