jeudi 2 février 2023

Gladys Verhulst (FDJ-Suez-Futuroscope) : « Je vais passer un cap dans une des meilleures World Tour »

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

La prometteuse recrue française de 25 an, Gladys Verhulst ne boude pas son plaisir d’avoir rejoint une équipe de top niveau dans laquelle elle veut s’épanouir et progresser.

En 2023, vous allez évoluer à la FDJ-Suez-Futuroscope. Pourquoi ce choix ?

Stephen se projette sur les années à venir. Il m’a contacté relativement tôt dans la saison. Pourtant je n’ai pas fait un début de saison très bon. Il ne s’est pas attardé là-dessus. Il a plutôt misé sur la confiance et s’est penché sur les années en arrière. Il instaure beaucoup une relation de confiance avec ses athlètes. Je n’ai pas réfléchi longtemps. J’ai voulu tenter l’aventure de nouveau en France la saison prochaine.

Vous rentrez radicalement dans un autre univers !

(sourire) Complètement. C’est ce que je voulais. Je ne souhaitais par contre pas brûler les étapes. J’ai fait mon chemin progressivement. Passer d’une Conti française (Arkéa, Ndlr) à une Conti étrangère (Le Col-Wahoo, Ndlr) m’a déjà beaucoup changé. J’avais passé un gros cap. Passer maintenant de Conti à World Tour va être encore différent. Je suis hyper motivée. Se dire que je vais courir pour une des meilleures équipes World Tour me donne beaucoup d’envie. J’ai hâte d’être au 1er janvier pour porter les couleurs de la FDJ.

Gladys Verhulst salut l’esprit d’équipe des filles

Comment imaginez-vous ce nouvel environnement ?

Plus les années passent et plus on sent que les filles sont de plus en plus soudées entre elles. Elles courent en équipe, se sacrifient les unes pour les autres pour une leader ultime. C’est beau à voir. C’est comme cela que le cyclisme féminin va encore s’améliorer. J’ai signé (deux ans, Ndlr) pour cela aussi. C’est de cette façon que je vais progresser. Je veux avoir ces capacités de me mettre au service de mes leaders. Quand on a autant de victoires que la FDJ a eues la saison passée, il ne faut pas chercher loin. C’est que la cohésion est très forte.

Comment appréhendez-vous cette nouvelle expérience ?

J’aime m’entraîner. Je sais arriver en forme quand il le faut. Sur le plan physique, je ne suis pas inquiète. La petite appréhension que je puisse avoir, c’est la barrière de la langue avec les étrangères. Mais vu que j’ai passé une année à l’étranger je vais être en mesure de gérer. Après, je suis excitée de voir comment va se passer la saison. C’est une nouvelle équipe, un nouveau staff, un nouveau départ.

Comment avez-vous traversé votre premier Tour de France ?

Il y a eu des chutes. Cela a été une des courses les plus dures que j’ai faites. Même s’il y a eu des pépins physiques à côté, cela a été une superbe expérience. Cela a constitué un nouveau point d’ancrage dans la progression du cyclisme féminin. On est vraiment sur une belle lancée.

« Un de mes rêves est de devenir championne de France dans les deux ans à venir »

Le Championnat de France où vous avez souvent flirté avec la victoire sera-t-il un objectif en 2023 ?

Ce n’est pas un objectif à court terme. C’est davantage mon rêve dans les deux prochaines années. Je vais tout mettre en œuvre pour décrocher le maillot bleu, blanc, rouge. Mais à trop vouloir courir après, on se brûle les ailes. C’est ce qui m’est arrivée cette année (elle a fini 2ème, Ndlr). Je dois y aller pour gagner. Mais je dois prendre du recul aussi.

Comment trouvez-vous la manière dont le cyclisme féminin évolue ?

Il évolue à grande vitesse. Mais attention car des équipes Continentales veulent se créer. Au final, pas mal se brûlent les ailes. Il faut suivre le rythme sans aller trop vite. Donc prendre le temps d’évoluer. Enormément de nos courses sont désormais diffusées à la télévision. Il y a quelques années, on n’avait pas tout cela. On peut s’en réjouir. Tous les sponsors sont mis en lumière. On doit continuer sur notre lancée.

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