dimanche 28 février 2021

Andrew Albicy : « Je suis un peu moins foufou mais smart sur le terrain »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont Presse

Après une saison en Russie, au Zénith Saint-Pétersbourg, le capitaine de l’Équipe de France, Andrew Albicy, lors de la fenêtre internationale de novembre, a fait son retour cette saison en Espagne, à Gran Canaria. Pour ses 30 ans, lui qui a porté trois saisons le maillot d’Andorre avec qui il a été le deuxième meilleur passeur de la Liga ACB.

Vous étiez le capitaine de l’équipe de France durant la fenêtre internationale de novembre. Que représente ce rôle pour vous ?

C’est un honneur. Je n’aurais jamais pensé l’être. Même si je l’ai été à une autre fenêtre, mais là c’était vraiment dès le début. Après, je m’y attendais un petit peu, car je suis le plus capé de l’équipe, j’ai plus d’expérience que la plupart.

Comment concevez-vous votre rôle de capitaine ?

J’ai toujours été un peu un leader, j’ai été capitaine en équipes de France en jeunes donc j’agis de la même façon. C’est beaucoup plus sur l’exemple sur terrain que je montre mon côté capitaine et leader, même si, avec mon vécu, je peux beaucoup plus parler, j’ai pris beaucoup d’expérience à ce niveau-là, donc je fais au feeling.

« Je me suis toujours battu pour être en Équipe de France et ça a payé même si ça a pris du temps »

Si vous êtes en équipe de France, c’est aussi parce que vous ne jouez pas l’Euroligue cette saison. N’est-ce pas une frustration ?

C’est certain car c’est toujours un objectif et j’ai toujours envie de jouer dans la meilleure compétition. Mais c’est comme ça, ce sont les aléas du Covid et de pleins d’autres choses, mais je suis très heureux.

En 2011, vous étiez vice-champion d’Europe avec l’équipe de France. En quoi avez-vous changé en dix ans ?

J’ai changé à beaucoup de niveaux ! (rires) Je suis beaucoup plus mature et juste dans mon jeu et ça cela s’acquiert au fil des années. J’espère que je suis quand même meilleur qu’il y a dix ans en tout cas ! (rires) Dans tous les aspects du jeu, je me suis beaucoup amélioré. Je suis un peu moins foufou, je suis beaucoup plus smart sur le terrain. Je fais de meilleurs choix et c’est le rôle du meneur.

Pendant cinq ans, vous n’avez pas été appelé en équipe de France (de 2012 à 2017). Avez-vous vécu cela comme une injustice ?

Ce n’était pas une injustice, mais un choix du coach tout simplement. Il y a des choses que l’on ne peut pas contrôler. Mais je me suis toujours battu pour être en équipe de France et ça a payé même si ça a pris du temps.

Depuis quelques années, le groupe France est très instable. Comment vivez-vous en tant que joueur ce mouvement permanent dans l’équipe ?

On s’adapte. C’est enrichissant pour un groupe d’avoir toujours des nouveaux qui arrivent car ils apportent cette énergie et cette envie de bien faire et de montrer ce qu’ils valent. Donc ça amène de la bonne énergie et je trouve ça bien. On peut même dire que ça fait partie de notre force.

Andrew Albicy ne croit plus à un transfert aux États-Unis : « La NBA ce n’est plus mon rêve »

Vous avez livré de beaux duels en équipe de France notamment en défense sur Ricky Rubio et Kemba Walker. Lequel avez-vous préféré ?

Beaucoup de gens me parlent de la défense que j’ai faite contre Kemba Walker à la Coupe du monde, mais je retiens davantage le travail défensif contre Patty Mills qui était, pour moi, le meilleur joueur du Mondial, qui était inarrêtable. J’ai trouvé que j’avais fait du bon boulot, car il n’a pas marqué beaucoup de points. Et je préfère retenir ça plutôt que le duel où j’ai intercepté le ballon à Kemba Walker.

Vous avez retrouvé le championnat espagnol cette saison. Quel regard portez-vous sur votre début de saison avec Gran Canaria ?

Mes performances sont bonnes. Après, avec l’équipe, c’est un peu plus compliqué. On était dans le dur dans ce début de championnat et cette semaine de coupure avec l’équipe de France m’a fait du bien car elle m’a permis de m’aérer l’esprit et surtout de pouvoir repartir correctement et changer toute cette dynamique négative. On a un bon effectif et un bon groupe, et la situation dans laquelle on était n’était pas normale.

Votre rêve était de jouer en NBA. Ça l’est-il toujours aujourd’hui ?

Non, ce n’est plus mon rêve. Je suis assez conscient de savoir que c’est déjà passé. Il m’a manqué peut-être un peu plus d’exposition. Peut-être aussi que je n’avais pas les capacités (sic). Je n’ai pas non plus eu la chance de pouvoir m’exprimer aux Etats-Unis pendant les work-out pour me défier avec les autres. Mais c’est comme ça, ma carrière me va très bien et je suis satisfait. Je n’ai pas joué en NBA, mais j’ai connu l’Euroligue, ça me va et j’espère la retrouver la saison prochaine.

Une petite question décalée pour finir : quelle est vo-tre sneaker shoes préférée ?

Ma chaussure préférée, c’est la Koby 4 car j’ai gagné le Championnat d’Europe U20 avec. C’est ma paire favorite et je la trouve confortable (le Français vient de signer avec la marque californienne Crossover Culture qui propose le modèle Kayo LP2, Ndlr).

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