mardi 5 juillet 2022

Arnaud Marius (Pau-Orthez) : « Un scout, c’est comme un détective privé ! »

À lire

Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

L’ancien directeur sportif de Gravelines et actuel de Pau-Orthez, Arnaud Marius explique la fonction de scout qu’il a occupée.

Comment êtes-vous devenu scout pour la NBA ?

Une franchise cherchait un consultant sur la France. Mon nom a été dans le haut de la liste. Les contacts se sont faits. On s’est mis d’accord.

Ce n’est plus d’actualité ?

Je suis toujours en contact avec une franchise, mais cette activité de scouting a quand même baissé.

Arnaud Marius travaille avec une franchise NBA

De quelle franchise parlez-vous ?

Je ne peux pas vous le dire (sourire). Je suis malgré tout encore sous contrat avec eux.

Quelle est la grande difficulté de cette mission ?

Il faut taper aux bonnes portes pour avoir les bonnes informations. Ce qu’on attend de nous, c’est d’avoir les informations qui collent au plus proche de la réalité de ce qui est la personnalité d’un joueur, son quotidien, son éthique de travail, sa motivation, sa détermination. Il faut savoir s’adresser aux personnes qui vous diront la vérité et essayer d’éviter celles qui enjoliveront la réalité.

Un scout, c’est un peu un détective privé !

C’est exactement cela ! Les franchises analysent le jeu d’un joueur. Elles n’ont pas besoin forcément de gens en complémentarité du staff présents aux Etats-Unis pour cela. Il y a un nombre d’outils technologiques, de datas, qui font qu’au niveau basket ils ont une analyse très poussée.

Le vrai intérêt d’avoir des consultants dans les pays, c’est d’avoir des gens qui parlent la langue, qui ont un réseau et de détenir toutes ces infos qui touchent la vie personnelle du joueur, sa façon de travailler, sa façon de gérer les frustrations, de se comporter dans la victoire comme dans la défaite. Ce sont des choses plus faciles à avoir quand on a un réseau. En cela les franchises l’ont bien compris.

« Il faut taper aux bonnes portes pour avoir les bonnes informations »

Combien existe-t-il de scouts français pour la NBA ?

C’est dur à dire. Il y a deux statuts. Il y a scout, on est salarié par la franchise, et consultant où on est en indépendant. A ma connaissance, quand on évoque les scouts français il n’y en a vraiment pas tant que cela. Par contre, des consultants il y en a plus, environ une bonne dizaine. Je crois que Alain Digbeu est le seul scout français à faire cela à 100%.

Des jeunes à Pau-Orthez sont-ils suivis par la NBA ?

Il y a certaines franchises qui regardent un peu ce qui se passe dans nos effectifs. Mais on n’a pas de prospect NBA clairement identifié.

Allez-vous continuer votre mission de directeur sportif à Pau-Orthez ?

Le projet de CSG des Américains est très intéressant et ambitieux. C’est le genre de projet dont on a envie de faire partie. Je suis venu sur une mission. Elle s’achèvera au 30 juin. On va avoir des discussions d’ici là.

spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Actu

spot_img
spot_img

À lire aussi