samedi 2 mars 2024

Asier Usarraga : « Castres, ça ne lâche rien, c’est pour ça que je suis ici ! »

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Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

Nonobstant une saison à Albi en Fédérale 1 (l’année du dernier titre du CO!), jamais Asier Usarraga n’avait quitté son Pays basque natal. Formé au BO, le natif de San Sebastian quitte Bayonne après deux saisons contrastées pour se confronter aux meilleurs et retrouver un Top 14 trop rapidement quitté il y a deux ans avec l’Aviron. Entretien pour Le Quotidien Du Sport et Rugby magazine.

Passer de Bayonne à Castres n’estce pas trop dépaysant pour le Basque que vous êtes?

Non, ça va, je connais le Tarn pour avoir évolué à Albi une saison il y a quatre ans. J’ai juste manqué les fêtes de Bayonne, mais avec la Covid, on avait fini par s’y habituer (rires)!

Qu’est-ce qui a motivé votre volonté de quitter Bayonne quand bien même le club retrouvait le Top 14 ?

J’étais super bien à Bayonne, mais j’avais envie de sortir un peu de cette zone de confort, aller au-devant d’un autre contexte pour voir jusqu’où je peux aller. Chacun évolue à son rythme et, à 27 ans si les choses doivent arriver, elles arrivent. Je suis dans cet état d’esprit au moment de quitter le Pays basque.

En plus vous n’allez pas n’importe où, mais chez le finaliste du championnat !

Je n’ai pas attendu qu’ils soient en finale pour donner mon accord, j’avais décidé depuis longtemps, car ce club et cette équipe dégagent des valeurs et une solidarité qui me sont chères. C’est évidemment un gros challenge personnel, le moyen aussi de me confronter à ce qui se fait de meilleur en France et en Europe.

Grosse pression en perspective !

Quand je suis passé du BO à l’Aviron, la pression était déjà pas mal élevée (rires) ! Cette fois, je franchis un palier, avec la chance de prouver que je peux me mettre à un niveau supérieur. J’ai 27 ans, je peux encore progresser dans beaucoup de secteurs.

Que retiendrez-vous de vos deux saisons bayonnaises?

J’ai vécu deux saisons splendides, plus difficile la première en raison d’une blessure et de la descente en barrage, mais avec la chance d’avoir pu évoluer en Top 14. La deuxième s’est achevée en apothéose avec cette finale gagnée et l’énorme satisfaction de partir en laissant le club où il méritait d’être.

« Me confronter à ce qui se fait de meilleur en France et en Europe »

Vous êtes un vrai basque espagnol, plus inspiré par la culture rugbystique française ou espagnole ?

J’ai été formé en France, à Biarritz, puis à Albi, au contact d’un coach, Arnaud Méla, qui m’a beaucoup apporté et m’a permis de franchir un palier important. C’est aussi grâce à lui que j’ai pu revenir à Bayonne évoluer au plus haut niveau. Mes contacts en Espagne se limitent à la sélection…

…Où la porte de la Coupe du monde s’est brutalement refermée sur vous !

Alors que les joueurs avaient fait le nécessaire sur le terrain, le reste n’a pas suivi. C’est révélateur de la situation du rugby espagnol. Ma dernière sélection remonte à février, et tant que le staff actuel sera en place, je n’y reviendrai pas. Mais je pense que les choses vont bouger rapidement. Je l’espère.

En attendant, c’est à Castres que vous poursuivez votre carrière. On a envie de vous dire comme une évidence…

Parce que les valeurs de cette équipe se rapprochent des miennes. Ça ne lâche rien. C’est pour ça que je suis ici, parce que j’ai pensé pouvoir bien m’intégrer à ce fonctionnement, à cette philosophie. Mon domaine de prédilection reste les rucks, les plaquages, les ballons portés. Je suis moins à l’aise dans la vision et l’orientation du jeu. Mais, en me frottant aux meilleurs, j’espère progresser.

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