vendredi 24 mai 2024

Assitan Koné : « Je pensais arrêter le basket »

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

L’ailière Assitan Koné forte de 27 ans a connu des moments très compliqués. Elle s’est battue pour devenir finalement une joueuse très redoutée appelée pour la première fois dans le groupe France pour le tournoi de qualification à la Coupe du monde.

Pourquoi avez-vous décidé à l’intersaison de signer avec la Roche Vendée ?

C’est un club aux objectifs bien plus élevés par rapport à ce que j’ai connu avant (Saint-Amand ces deux dernières saisons, Ndlr). Il était important de se trouver dans une structure avec les mêmes ambitions que les miennes. La Roche Vendée vise le haut de tableau.

Pensez-vous avoir franchi un cap cette saison ?

Evidemment. On a disputé la Coupe d’Europe cette année (l’Eurocoupe, Ndlr). Avant j’étais habituée à jouer le maintien. Désormais je veux aller le plus haut possible. Alors forcément tu progresses, tu passes un cap. Plus les attentes sont élevées, plus il faut travailler. Fatalement tu évolues aussi.

Quel serait votre rêve en club ?

J’aimerais au moins une fois dans ma carrière remporter un titre, en Coupe de France ou en championnat.

Vous avez connu beaucoup de grosses blessures. Qu’avez-vous appris sur vous-même dans ces moments-là ?

Sur le moment, c’était très difficile. Avec le recul, je me dis que je reviens de loin. Je suis très fière de ce que j’ai fait. Avec de la volonté et du travail, on arrive toujours là où on veut aller. Rien n’est jamais perdu. J’ai cependant souvent entendu : « tu n’y arriveras pas », « tu ne réussiras jamais », « tu es tout le temps blessée, tu dois arrêter…  ». Je suis fière de voir où j’en suis et je veux viser encore plus haut.

« J’ai pensé arrêter le basket »

Avez-vous pensé arrêter ?

Absolument. A un moment où j’ai vraiment été gagnée par le doute, quand je n’étais plus épanouie. Pourtant je n’ai jamais lâché. Des gens derrière moi m’ont poussé. Et puis j’aimais cela…

Que symbolise votre récent appel en sélection ?

Beaucoup de fierté. L’équipe de France ne me semblait plus accessible. Je n’y pensais même plus. Mais j’ai réussi à me faire remarquer par mon travail et ma manière de jouer. Je n’ai cependant pas atteint encore mon plein objectif. On m’a tellement répété que jamais je n’atteindrai le haut niveau, en me rabâchant des choses négatives, alors quand j’ai été appelée j’étais tellement heureuse, j’ai ressenti cela comme une forme de récompense.

Le travail a payé. Lors de ce stage en équipe de France comme c’était la première fois, j’étais hyper stressée. Mais je me suis retrouvée dans un groupe de filles au top. Le stage s’est plutôt bien passé. Même si je n’ai pas été gardée pour la qualification à la Coupe du monde, j’étais contente d’avoir participé et de découvrir un autre niveau. Cela me pousse à voir encore plus haut. J’ai envie d’aller chercher plus loin.

Donc d’être sélectionnée en septembre 2022 pour le Mondial…

Déjà il faudra être appelée. S’entraîner tout l’été avec les meilleures joueuses françaises demeure forcément un gros plus pour ma progression. Mais j’y vais étape par étape. Dorénavant effectivement j’aimerais bien atteindre ce niveau équipe de France bien plus élevé que celui que je connais aujourd’hui. J’ai besoin de gagner encore en confiance et en maturité dans mon jeu. Je dois tendre à être une joueuse confirmée. J’ai encore énormément de choses à apprendre.

Vous avez aussi brillé en 3×3.

J’ai commencé à en faire par plaisir. C’est à cette période que je voulais arrêter le basket. J’ai testé. Cela m’a beaucoup plu et redonné goût au basket.

Paris 2024 se profile. Dans quelle configuration vous voyez-vous ?

C’est le rêve de tout sportif d’en être. En plus, c’est à Paris. Je suis de là donc ce serait génial. J’aurais peut-être une légère préférence pour le 5×5, mais en 3×3 aussi je serais super contente de représenter mon pays.

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