samedi 26 novembre 2022

Aurélie Bonnan (Angers) : « Les clubs doivent prendre des coachs femmes pour leurs compétences et pas parce que ce sont des femmes ! »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

Après une saison sans club, l’ancienne coach de Nantes-Rezé a pris la succession à Angers, de David Gautier (parti à l’ASVEL) et qui avait qualifié l’UFAB 49 pour les playoffs pour son retour dans l’élite.

Quelles sont vos attentes pour cette première saison à la tête d’Angers ?

L’objectif est de faire aussi bien que la saison dernière, mais on connaît la densité de la Ligue Féminine. Une saison, c’est long, il peut se passer beaucoup de choses, la vérité de décembre n’est pas forcément celle d’avril. Il faudra être consistant sur la totalité de la saison.

Ce n’est pas facile de passer après David Gautier qui était au club depuis décembre 2016 et qui est parti à l’ASVEL sur une 7ème place pour le retour du club dans l’élite…

C’est vous qui parlez d’une lourde succession… C’est vrai qu’il est resté en poste longtemps. Mais chaque histoire et chaque saison est différente. L’idée était de garder ce qui avait été fait. C’est d’ailleurs David qui a fait le recrutement. Je me suis adaptée.

Comment avez-vous vécu la saison passée sans club après la fin de l’aventure avec Nantes-Rezé ?

Très bien, j’ai travaillé avec Julie Barennes sur les Pays-Bas (assistante-coach de l’équipe 1 et coach des U20, Ndlr). J’ai fait d’autres choses comme de la formation de cadres et j’ai travaillé pour Sport en France.

« La vérité de décembre n’est pas forcément celle d’avril »

Avez-vous tiré des leçons de cette dernière saison en LFB marquée par une descente ?

On tire toujours des leçons, mais vous me parlez de cette dernière saison qui s’est mal passée mais, deux ans avant, je les ai maintenues ! Chaque saison est différente, chaque joueuse est différente. C’est aussi notre capacité d’adaptation chaque année par rapport au groupe que l’on a.

L’ASVEL a fait fort en recrutant Gabby Williams et Sandrine Gruda. Ne risque-t-on pas d’avoir un championnat dominé, comme chez les garçons avec l’ASVEL et Monaco, par les clubs aux gros moyens ?

Ils seront supérieurs s’ils gagnent en fin de saison… Pour le moment, c’est Bourges qui a dominé la saison dernière. Lyon a un bel outil, c’est un club bien structuré, avec un très bon entraîneur, de très bonnes joueuses Maintenant, il va devoir gérer les blessures, les joueuses en équipe nationale, etc. Il aura des problématiques différentes qu’à Angers mais, forcément, sur le papier, c’est une équipe qui donne envie de coacher !

« Il n’y a que 12 clubs, les places sont chères »

Vous n’êtes que deux femmes, avec Julie Barennes, à officier dans l’élite. Est-ce une fierté ou n’est-ce pas suffisant ?

Il faut déjà que les femmes aient envie de faire ce métier-là. Après, je pense qu’il faut travailler avec les gens pour leurs compétences et pas pour leur genre. Il n’y a que 12 clubs donc les places sont chères. La saison dernière, je n’avais ainsi pas de club. Les gens restent en place longtemps, avec des projets à long terme, ce qui est plutôt une bonne chose.

Laëtitia Guapo a été élue basketteur français de l’année. C’est seulement la 2ème femme après Céline Dumerc en 2017. Une belle promotion pour le basket féminin, non ?

Oui et c’est amplement mérité par rapport à sa saison. Bravo à elle !

Un petit pronostic pour finir. Qui sera champion ?

Je ne m’avance plus car l’année dernière j’avais dû dire Basket Landes et je m’étais trompée…

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