mercredi 24 juillet 2024

Bryan George : « Apporter mon regard européen aux Hawks »

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Coach vidéaste en équipe de France et à l’ASVEL, Bryan George (34 ans) évoque son transfert à Atlanta. Entretien pour France Basket et Le Quotidien du Sport.

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Comment vous êtes-vous retrouvé à Atlanta ?

Il y a mon parcours. Il y a eu aussi les rencontres que j’ai faites à l’ASVEL, mais également en Summer League la saison dernière à Las Vegas. J’ai rencontré des scouts comme j’ai pu le faire en équipe de France aussi. Quand leur coaching staff s’est mis en quête de trouver quelqu’un, ils ont activé plusieurs pistes, dont une avec un scout de Boston.

Il a travaillé étroitement avec Quin Snyder. On a beaucoup échangé. On est même devenus amis. Il a proposé mon nom à Quin Snyder. Le coach a appelé mes agents. Et ensuite il en a fait de même avec Tony Parker pour prendre des informations et demandé l’autorisation de m’appeler. Il avait donc déjà pas mal d’informations sur moi, ma personnalité, mon travail…

Rejoindre la NBA était-ce un rêve pour vous ?

Oui, clairement. Quand on est petit en Guyane, on ne regarde pas le championnat français, mais la NBA. Ça met des étoiles dans les yeux.

Comment allez-vous vous préparer à cette échéance américaine ?

En y allant étape par étape. Je vais partir aux Etats-Unis pour faire des entretiens de staff dans un premier temps. J’ai regardé aussi pas mal de matches des Hawks pour ressentir un peu la façon de faire du coach. Ensuite, on recherche plus d’informations sur le staff. Je vais donc devoir arriver avec un petit bagage. Mon été va se poursuivre avec la Coupe du monde et l’équipe de France. Je vais m’y consacrer à 300%. A l’issue de la Coupe du monde, je vais repartir à Atlanta.

« Je dois être au niveau »

En quoi va consister votre travail avec les Hawks ?

Je vais leur apporter mon expérience et mon regard européen. Le coach a surtout mis cela en valeur. Il n’a évidemment pas besoin de mon expertise de la NBA, car naturellement il l’a déjà. Il recherche davantage mon regard sur le développement de son équipe. Et comment nous, nous nous y prenons, que ce soit en équipe de France ou en Euroligue, ainsi que mon expérience tirée de l’ASVEL.

Quels sont les objectifs ?

On verra cela après les premières réunions de travail. Mais, au téléphone, il m’a confirmé qu’il voulait se servir de mes connaissances de la vidéo. Et comme je l’ai dit, il veut aussi se servir de mon regard européen.

Ce travail est-il si différent entre la NBA et l’Europe ?

Oui et non. Cela dépend surtout des personnes. Si on m’embauche, c’est pour se servir de ma façon de voir les choses. Ils vont étudier ce qu’il y a à prendre. On utilise déjà un logiciel commun. Cela facilite le travail. Après, c’est une question de culture. En NBA, elle est différente. Donc faire de la vidéo là-bas, c’est forcément différent aussi. Comment les joueurs l’absorbent et comment ils prennent les informations, ce n’est pas pareil non plus. A moi de m’adapter, de faire des propositions, pour apporter un autre regard et une autre méthode de travail.

Vous avez gravi des échelons à vitesse grand V, en êtes-vous surpris ?

Quand j’ai une nouvelle étape devant moi, je me dis toujours que je dois être au niveau. Je regarde plus devant que derrière. Bon effectivement c’est quand même assez fulgurant comme évolution. Mais à chaque fois c‘est un nouveau challenge qui se présente.

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