mardi 4 octobre 2022

Caleb Clarke, la nouvelle étoile néo-zélandaise et du rugby mondial ?

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

L’ailier des blues Caleb Clarke (22 ans), fils d’une légende de La franchise, a déjà pris date avec les All blacks.

Quelques années après la disparition de Jonah Lomu, un jeune joueur né le 29 mars 1999, pétri de talent, déferle sur la planète rugby tel un boulet de canon. Il se nomme Caleb Clarke. C’est une pépite de seulement 22 ans. Un diamant brut.

Ce jeune ailier impressionne. Bon nombre d’observateurs vont même jusqu’à affirmer que le natif d’Auckland (comme son glorieux aîné Lomu) n’est ni plus ni moins que son successeur. Alors pourquoi un tel parallèle ? D’abord car Caleb Clarke est doté comme l’ancien All Black aux 63 sélections entre 1994 et 2002, de qualités physiques hors du commun.

Caleb Clarke, le nouveau talent de la planète rugby

Le jeune ailier des Blues, ce sont 107 kg de muscles sur la balance pour 1m89. A l’instar de Lomu, la capacité d’accélération de Clarke est dévastatrice. Il peut laisser n’importe quel adversaire sur place. Quand il est lancé, il est très dur à arrêter et encore moins à plaquer. Véritable poison pour ses adversaires, il sait de qui tenir. Son illustre père, Eroni Clarke, également ancien joueur des Blues, a porté le maillot des All Blacks à 10 reprises entre 1992 et 1998.

Les qualités de franchissement de Clarke sont tellement évidentes que le lien avec Lomu s’impose : « D’après ce que j’en ai vu, c’est vraiment un phénomène, avoue l’international italien Michele Campagnaro (46 sélections). En un contre un, on ne le bat pas. Il a des qualités physiques exceptionnelles ».

 Dès 2017, Clarke est surclassé avec l’équipe de Nouvelle-Zélande en U20 pour participer au championnat du monde juniors en  Géorgie. Son équipe remporte la compétition et Clarke marque six essais en cinq matches. A partir de janvier 2018, il rejoint l’équipe de Nouvelle-Zélande à 7 dans le cadre des World Rugby Sevens.

Cette année-là, il gagne aussi la compétition. Joueur au potentiel immense, il a poursuivi son développement au rugby à 7 pour parfaire sa formation. Mais sa voie était toute tracée et programmée pour le rugby à 15. C’est chose faite dès octobre 2020 avec la grande équipe des Blacks. Il connaît sa première cape avec la Nouvelle-Zélande lors d’un match contre l’Australie à Wellington.

Un première cape de feu contre l’Australie

En ce 18 octobre, il marque immédiatement les esprits. Il contribue largement à la victoire des siens contre les Wallabies (27 à 7). Lors de cette rencontre, le temps s’arrête quand il court depuis son camp pour amener l’essai de Savea à la 46ème minute. Les plus nostalgiques se souviendront certainement de la course de Lomu lors de la Coupe du Monde 1995 en finale contre l’Afrique du Sud…

Le 14 novembre 2020, Clarke récidive. Il inscrit un magnifique essai contre l’Argentine (15-25) en Rugby Championship. Tous les joueurs qui l’ont approché de près ou de loin établissent le même constat : Clarke, c’est un physique dévastateur, des appuis foudroyants, une vision du jeu et une intelligence tactique, rares, à son âge.

Quand il a le ballon en main, sa capacité à le porter est naturel. Le danger demeure, la menace est alors grande : « Il ressemble à une arme, une menace avec le ballon en main » n’hésite pas à affirmer Damian McKenzie l’ouvreur international néo-zélandais. Clarke est également un joueur qui analyse très rapidement les situations :

« Il est si intelligent dans ses prises de décisions, dans sa manière de s’accrocher à la balle. Je l’ai vu battre des défenseurs. Mais ne pouvant pas aller chercher la passe après contact, il sait prendre malgré tout en considération le type de jeu, la tension. Sa prise de décision est toujours excellente » s’enthousiasme l’ancien joueur des Blues Bryn Hall.

Mieux. Clarke est conscient de l’héritage laissé par Jonah Lomu. Il aime lui rendre hommage. « Lomu a été une grande figure pendant ma jeunesse. Il a été très présent dans l’esprit de mon père aussi. Quand il est décédé, cela a beaucoup affecté mon père. Il n’a plus été le même pendant quelques semaines. Pour toutes ces raisons, je ressens comme une immense responsabilité d’honorer ce maillot des All Blacks. Pour mieux rendre justice aussi. Ce maillot a été porté par un joueur iconique… ».

Et le gamin, vainqueur du Rugby Championship en 2020, de prendre maintenant le relais.

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