dimanche 14 juillet 2024

Cédric Heymans : « L’ADN du Stade Toulousain correspond à Antoine Dupont »

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Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

L’ancien ailier international du Stade Toulousain n’a jamais douté que la greffe prenne entre l’un des meilleurs clubs du monde, si ce n’est le meilleur, et l’un des meilleurs joueurs du monde… si ce n’est le meilleur.

Dans quelle mesure le Stade Toulousain, plus qu’un autre club de Top 14, a-t-il permis à Antoine d’atteindre le niveau qu’on lui connait aujourd’hui ?

Après Auch, puis Castres, où il a appréhendé le haut niveau, le Stade Toulousain lui a permis de toucher le très haut niveau. Cela aurait aussi été le cas à Toulon ou ailleurs, car on touche aussi à la haute performance, mais le Stade Toulousain lui permet, en plus, de côtoyer beaucoup de joueurs français qu’il retrouve en équipe de France. A son poste, il y a une émulation qui a compté puisqu’il a été en concurrence avec Sébastien Bézy à son arrivée. Il a aussi pu s’appuyer sur la présence d’Anthony Jelonch, son pote.

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Le style de jeu du Stade a-t-il favorisé sa progression ?

Au-delà du style de jeu, la structure du club, tournée vers le très haut niveau, où tout est fait pour mettre les joueurs dans les meilleures conditions possibles, autant que son adn, lui conviennent bien et correspondent à son profil.

C’est une certitude. Faire des matches de haut niveau tous les week-ends, gagner régulièrement des titres en France comme en Coupe d’Europe, lui a permis d’enrichir son expérience, de s’habituer aux matches à fort enjeu, de prendre ses responsabilités dans des conditions d’extrême exigence.

Les gens ne se rendent pas forcément compte de ce que représente le Stade Toulousain. Dans ce club, il y a des saisons plus ou moins positives mais, au-delà des entraîneurs, l’ADN de son jeu vous oblige à avoir un esprit différent. L’institution étant toujours plus forte que le joueur, quel qu’il soit, tout le monde doit se mettre au service de l’équipe. Et en tant que demi de mêlée, Antoine est pile-poil dans ce registre, faire jouer les autres, être dans le collectif plus que dans l’individualité.

« Le risque, c’est qu’il joue trop »

Dans quel domaine a-t-il le plus évolué depuis qu’il est au Stade d’après vous ?

Incontestablement dans son jeu au pied. Du droit, du gauche, derrière les rucks, il est d’une longueur incroyable qui permet de soulager l’équipe dans les moments difficiles. Je pense aussi qu’il a appris à se faire oublier pour mieux surgir et être décisif. Même si je ne suis pas un spécialiste du poste, je pense que dans l’alternance de son jeu, passer du chaud au froid, il a aussi beaucoup progressé.

Quels sont désormais les écueils qu’il doit éviter ?

Le risque, c’est qu’il joue trop. Il va avoir besoin de s’aérer la tête. J’ai cru comprendre qu’il avait envie d’aller faire un tour au Japon. Cette ouverture d’esprit qui le caractérise peut lui faire du bien car il est, et sera certainement, de plus en plus sollicité.

Qu’est-ce qui vous impressionne le plus chez lui ?

Sa capacité à transformer des actions anodines en actions décisives. C’est pour ça qu’il est capable de faire la différence et de faire basculer des matches à lui tout seul.

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