vendredi 7 octobre 2022

Charly Malié (Béziers) : « Je finirai ma carrière à Béziers »

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L’arrière de 30 ans, Charly Malié compte bien finir sa carrière là où il l’a commencée. Un choix du cœur avant tout, avec l’ambition de faire grandir le club. Entretien pour Le Quotidien Du Sport et Rugby magazine.

Pourquoi avoir choisi Béziers après votre départ de Pau et du Top 14 ?

C’est un choix de cœur. Je rêve de terminer ma carrière à Béziers, chez moi, dans ce stade et devant ces supporteurs. Je ne serais parti de Pau
pour rien au monde, si ce n’est pour rentrer chez moi. J’avais cette opportunité devant moi et j’avais peur qu’elle ne le soit plus dans un ou deux ans. J’ai choisi de la saisir. J’ai demandé à Pau de me libérer, ils ont été cool, car il me restait encore un an de contrat.

Quel est l’objectif cette saison ?

C’est de construire une équipe, un groupe. Il y a de la qualité, maintenant il faut confirmer. Une saison est longue, donc il faut arriver à être réguliers et à rendre de belles copies tous les week-ends. Avec de la régularité, les objectifs s’imposeront d’eux-mêmes au cours de la saison.

A 30 ans, si vous avez l’opportunité de rejouer en Top 14, la saisirez-vous ?
Non. Honnêtement, quand j’ai choisi de partir, je savais très bien que c’était pour jouer en Pro D2. L’idée c’était de revenir et de finir ma carrière chez moi. Maintenant, je veux y rester. J’ai une femme et des enfants, je ne peux pas me permettre de changer de club tous les deux ans. J’ai besoin de stabilité. Pour moi, c’est clair et net: je finirai ma carrière à Béziers !

Charly Malié fidèle à Béziers

Votre rêve ne serait-il finalement pas de rejoindre le Top 14 avec Béziers ?

Ce serait l’un de mes plus grands rêves qui se réaliserait. Mais la marche est vraiment haute. Il vaut mieux laisser Béziers se construire plutôt que d’être trop ambitieux et se brûler les ailes. Le Top 14, c’est beau, maissionnele prépare pas, ça peut tourner au cauchemar et faire beaucoup de mal au club. Il vaut mieux lui laisser le temps de se construire pour se donner les moyens d’exister une fois là-bas.

Cette année, c’est Montpellier qui a remporté le Top 14. Pensez-vous qu’il y a de la place pour un autre gros club à côté ?

Le rugby est une histoire d’argent aujourd’hui. Montpellier a la chance d’avoir à sa tête quelqu’un comme monsieur Mohed Altrad. S’il avait eu envie de venir à Béziers, c’est Béziers qui serait à la place de Montpellier. Le Top 14 est un championnat compliqué. Sans moyens, on n’arrive pas à attirer de gros joueurs. Sans gros joueurs, on n’arrive pas à gagner.

Quelles sont vos attentes pour cette saison ?

L’objectif est de grandir avec cette équipe. Il y a plein de jeunes talents qui ne demandent qu’à s’épanouir. On est quelques anciens, on essaiera de leur transmettre et de ramener Béziers sous le feu des projecteurs. On espère retrouver une équipe, un public de l’engouement et des résultats. Les phases finales, ce serait pour moi un beau bouquet final.

Propos recueillis par Louis Douchin

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