samedi 8 octobre 2022

Clarince Djaldi-Tabdi : « Cette sélection est arrivée plus tôt que prévue »

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Le nord réussit bien à Clarince Djaldi-Tabdi. L’ailière
de Villeneuve-D’ascq a été appelée en Équipe de France pour les matches de février contre l’Espagne. Une récompense méritée, elle qui a connu à 25 ans toutes les sélections de jeunes.

Dans cette période trouble, vous avez eu une bonne nouvelle avec un appel en équipe de France. Quelle a été votre réaction ?

C’était une heureuse sur-prise car c’était un objectif. Être parmi les présélectionnées, c’est déjà une belle étape de franchie même si la concurrence est extrêmement rude notamment à mon poste. Il reste donc du chemin et beaucoup de travail.

Vous avez déclaré que vous ne vous attendiez pas à ce que ça arrive maintenant. Pourquoi ?

J’arrivais dans un nouveau club (elle jouait depuis 2018 à Nantes-Rezé, Ndlr), avec l’adaptation que cela implique. J’aurais plus pensé être éventuellement appelée la saison prochaine, mais c’est arrivé plus tôt que prévu et je suis fière.

« J’adore Maya Moore, mais cela va bien au-delà du basket. Elle m’inspire, elle mène des combats très forts »

Vous étiez régulièrement sélectionnée en équipe de jeunes, mais vous avez dû attendre d’avoir 25 ans pour arriver en A. Comment expliquez-vous que vous n’ayez pas été appelée avant ?

Il y a un gap important entre les jeunes et la sélection A. La France est l’une des meilleures nations au monde, beaucoup de filles postulent en A. Certaines arrivent à être appelées en sortant des sélections de jeunes, ce sont les filles les plus douées, pour d’autres ça prend un peu plus de temps.

Y’a-t-il des basketteuses qui vous inspirent ?

J’adore Maya Moore, mais cela va bien au-delà du basket. Elle m’inspire, elle mène des combats très forts. Elle a, par exemple, aidé un homme à sortir de prison alors qu’il avait été condamné à tort à 50 ans de prison avant de l’épouser. J’aime beaucoup Lebron aussi et Beyonce, mais là on change complètement de domaine (rires).

Clarince Djaldi possède une polyvalence rare

Vous êtes polyvalente, quel est le poste où vous vous sentez le mieux ?

J’ai une formation au poste 3, mais je suis mieux au poste 4. J’apporte plus offensivement et je progresse aussi sur le plan défensif.

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Vous êtes arrivée à Villeneuve-d’Ascq en début de saison en provenance de Nantes. Comment s’est passée votre adaptation en pleine période de pandémie et quels sont les objectifs de l’équipe ?

J’arrive dans une nouvelle équipe, notre salle est en travaux, la saison est incertaine. C’est vrai que ça fait beaucoup, mais tout s’est bien passé, j’ai été bien accueillie. Notre objectif est de construire un collectif, une équipe qui vienne titiller les grosses équipes du championnat avec toutes les incertitudes qui planent au-dessus de nos têtes à cause du Co-vid-19.

Cet automne, votre entraîneur Rachid Meziane déclarait que vous deviez progresser dans l’agressivité, être un boost en sortie de banc. Avez-vous écouté ses conseils ?

Je pense qu’il voulait dire qu’il fallait que je me contrôle plus, que je prenne plus mes responsabilités, notamment en sortie de banc pour faire pencher un match du bon côté. Je travaille sur ça en effet. Ça fait partie de mes axes de progression.

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