mercredi 28 février 2024

Damien Traille (Grand chelem 2002) : « L’équipe était sûre d’elle »

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

L’ancien international français, Damien Traille (86 sélections) concède qu’un beau mix dans cette équipe de France et beaucoup de solidarité entre les joueurs avaient permis à ce groupe tricolore d’exprimer un très bon rugby.

Quatre ans après le dernier Grand Chelem de 1998, ce succès dans le Tournoi 2002 était-il attendu ?

A chaque fois que l’équipe de France joue, elle est forcément attendue. L’objectif est toujours de remporter la compétition à laquelle elle participe. Surtout qu’en 2002 c’était une année paire. Dans ce cas, l’équipe de France reçoit trois fois. C’est alors un peu plus facile de s’imposer. Evidemment que de remporter le Tournoi faisait partie des objectifs ainsi que celui de réaliser le Grand Chelem.

Quelle était la grande force de cette équipe de France ?

C’était son mélange entre les anciens et les nouveaux. On formait un petit noyau de joueurs à intégrer cette équipe de France dès l’automne 2001. Cela s’était poursuivi sur le Tournoi 2002. Tout en sachant qu’on avait terminé une tournée d’automne convaincante lors de laquelle on avait remporté nos trois tests. L’équipe était donc sûre d’elle. Des joueurs ont su intégrer cet effectif. C’est un sport de combat donc on a vraiment besoin de solidarité.

Damien Traille dans un collectif uni et solidaire

Quel genre de capitaine Fabien Galthié était-il ?

C’était quelqu’un d’expérience qui était présent depuis un petit moment. Mais, au-delà de Fabien Galthié, il y avait aussi Fabien Pelous, Raphael Ibañez, Olivier Magne, Serge Betsen… Ces joueurs avaient un vécu dans cette sélection. L’accueil qu’ils nous avaient réservé a fait qu’on s’est senti bien dans cette équipe de suite.

Pour les anciens, c’était un challenge aussi. Plusieurs d’entre eux en étaient pendant cette Coupe du Monde 1999. Ils avaient envie de revivre une belle aventure. Bien qu’après cette Coupe du monde, il y avait eu des déconvenues en équipe de France. D’où la raison de certains changements dans le groupe.

Comment ça se passait avec le sélectionneur Bernard Laporte ?

C’était quelqu’un de très dur, mais il impulsait énormément de motivation pour les joueurs et l’ensemble du groupe. Il savait trouver les mots et également trouver les personnes sachant faire le lien. C’étaient toujours des moments forts en termes de discours et de motivation. On a pu voir et revoir les images qui repassent en boucle sur ses coups de gueule. Il arrivait à mobiliser ses troupes pour un objectif.

Quelle importance a eu pour vous cette victoire dans le Tournoi 2002 ?

Avant ce Grand Chelem, je n’avais pas gagné grand-chose. Je ne pouvais pas rêver à de meilleurs débuts en équipe de France ! Mes premières sélections ont été sur la tournée de novembre. J’avais enchaîné sur le Tournoi et on a fait le Grand Chelem. Il n’y avait pas mieux pour débuter en équipe de France. C’était déjà une immense euphorie que de porter ce maillot. Ces premiers matches au milieu de ce groupe, qui a vécu de très belles choses, resteront à jamais un grand moment dans ma carrière.

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