jeudi 25 avril 2024

Doc rugby : ces joueurs qui ont suivi le même club que leur père

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Plusieurs joueurs suivent, ou ont suivi, les traces de leur père, en portant le même maillot. Selon les cas, la mission s’annonce plus ou moins simple…

Ils ont voulu faire comme papa. Pas le plus simple des chemins. Mais ils ont cherché à prendre ce risque. Celui de jouer dans le même club que leur père. Le cas Carbonel (Alain et Louis à Toulon, voir interview) n’est pas isolé. Tout se passe à merveille pour Romain Ntamack, en Bleu et au Stade toulousain, le fils d’Emile.

Avant lui, David Skrela avait suivi les traces de son père, Jean-Claude, toujours dans le club de Haute-Garonne. Jean-Baptiste Elissalde a, lui, porté les couleurs de La Rochelle (entre 1997 et 2002), comme l’avait fait son père avant avec brio, Jean-Pierre. Didier Camberabero, fils de Guy, avait aussi fait comme papa en défendant les couleurs de la Voulte au début de sa carrière avant d’entraîner plus tard ce club.

Le dernier à s’y être essayé se nomme Jack Whetton qui n’est autre que le fils cadet de Gary, véritable légende All Blacks (58 sélections entre 1981 et 1991) et du CO, champion de France en 1993 :

« J’étais sans contrat. Une opportunité s’est présentée à Castres comme joker médical. Mon agent m’a précisé que d’autres équipes étaient intéressées également. Je lui ai répondu que je voulais Castres. C’était mon choix n°1. Surtout après ce qu’avait vécu mon père dans ce club. Je voulais prendre le même chemin ».

« Etre à Castres signifie beaucoup pour moi » (Whetton)

La symbolique est forte : « Etre à Castres signifie beaucoup pour moi. Mon père a connu des moments très intenses dans ce club. Mon frère est né à Castres. Cet endroit est spécial pour notre famille et dans mon cœur. Quand j’en ai parlé à mon père, il m’a répondu : « Fais ce que tu as à faire. Tu n’es pas William, tu n’es pas Gary, tu es Jack ».

Jack est parvenu à « tuer » le père : « Dans la famille, on a une devise : la pression fait ressortir le talent. On aime la pression. J’ai vécu avec la réussite passée de mon père toute ma carrière. J’y suis habitué. Cela ne me perturbe plus. Cela fait partie de ma vie. Je cherche juste à être bon ».

Car le fils de la légende Whetton n’entend pas faire un court passage dans le Tarn : « Je me sens bien depuis que je suis arrivé. Tout le monde a été très cordial ici. J’ai un très bon ami ici dont je suis très proche, Ben Botica (l’ouvreur). J’aime la France et je m’améliore dans votre langue. J’attends mon heure. Ces dernières semaines, j’ai travaillé très dur. Je suis impatient de jouer. Mon rêve est de rester dans ce club ». Ce qui ne serait pour déplaire à son illustre père.

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