dimanche 29 janvier 2023

Équipe de France de Basket : Un petit air d’Afrique et de champions

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Beaucoup de nos internationaux français à l’image d’Evan Fournier (Algérie), Frank Ntilikina (Rwanda), Nicolas Batum (Cameroun), Timothé Luwawu-Cabarrot (Congo), Seykou Doumbouya (Guinée) ou encore Yves Pons (Haïti), présents en NBA, ont des origines africaines. C’est à la fois notre histoire et notre richesse qui accompagne l’Équipe de France de Basket.

L’’arrière des Knicks Evan Mehdi Fournier est né d’une mère algérienne. L’ancien joueur d’Orlando est très attaché à ses racines. Il y a près de cinq ans lors d’un passage en Algérie pour assister à une finale de Coupe du pays, le natif de Saint-Maurice avait affirmé :

« Merci pour l’accueil. Cela fait chaud au cœur. Je suis très content d’être ici. J’espère que je pourrais faire partager mon expérience et que ça servira le basket algérien ». Frank Ntilikina (Dallas) est né de parents originaires du Rwanda.

Quand sa famille déménage à Strasbourg, il a 3 ans. Nicolas Batum est le fils de Richard Batum, ancien joueur professionnel d’origine camerounaise. L’ailier des Clippers n’a pas caché son intention de porter un jour le maillot du Cameroun en fin de carrière : « C’est quelque chose que j’ai en tête. Pourquoi pas ? J’ai la chance d’avoir deux cultures et deux nationalités. Si un jour on m’en donne l’opportunité, je saisirai l’occasion ».

Dans l’Histoire de l’Équipe de France de Basket

Timothé Luwawu-Cabarrot (Atlanta) est lui d’origine congolaise. A seulement 18 ans, Sekou Doumbouya est le premier Franco-Guinéen à intégrer la NBA. Né à Conakry et arrivé en France à l’âge de 9 ans, l’ailier des Lakers, drafté en 15ème position par les Pistons le 20 juin 2019, a vite été vu comme un immense talent précoce. Il a aussi vivement été critiqué sur les réseaux sociaux.

Le jour de la draft, au Barclays Center de New York, ses détracteurs lui avaient reproché de s’afficher avec le drapeau de la Guinée sur les épaules. A l’époque, son agent Bouna Ndiaye avait pris sa défense :

« Il est fier de ses origines. Il est né en Afrique et s’il est fier d’être français, Sekou n’oublie pas d’où il vient. C’est la beauté de son histoire. Il ne renie rien. Il est un exemple pour la jeunesse française, mais aussi guinéenne ».

Bien avant lui, Boris Diaw, plus de onze ans de NBA derrière lui (Atlanta, Phoenix, Charlotte, San Antonio, Utah…), avait également souvent mis en avant ses origines sénégalaises. Le Val-d’Oisien de naissance a notamment fondé l’association Babac’ards dont l’objectif est de créer des projets à travers le sport et organise régulièrement aussi des camps de basket au Sénégal.

« Etre fier de ses origines »

« Ce mélange de cultures se retrouve pleinement dans le sport français. Déjà, en 1998, la Coupe du monde de football était un succès multicolore. C’est aussi à l’image de la population française, multiculturelle et multi ethnique. C’est une richesse dans le sport français comparé à ce qu’on voit en Italie et en Espagne.

Ils n’ont pas trop de joueurs de couleur avec des joueurs d’origines africaines et antillaises, contrairement à nous. C’est une carte maîtresse dans le sport français. On remarque évidemment cela au basket, mais pas que.

Il y a par exemple Teddy Riner au judo, Zidane et bien d’autres exemples de réussite. Nous avons beaucoup de chance et nous avons bien su utiliser cet avantage depuis plus de 25 ans. Grâce à cela, le sport français a haussé son niveau que ce soit au basket, hand, et pratiquement dans tous les sports. La dernière campagne olympique l’a bien confirmé ! » rappelle le journaliste de Canal+ George Eddy.

En NBA, au fil des années, le contingent né sur le continent africain ou ayant une origine africaine, croît de plus en plus. Nos Frenchies font gonfler le quota. Pour le plus grand bonheur de leurs franchises et des Bleus de Vincent Collet.

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