mardi 27 février 2024

Nicolas Batum : « On m’a dit que j’avais fermé certaines bouches »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

Pour sa 13ème saison NBA, Nicolas Batum (32 ans) espère que ce chiffre lui portera bonheur pour décrocher sa première bague de champion. Une chose est sûre, le capitaine des Bleus a retrouvé le sourire aux Clippers.

Steve Kerr, le coach des Warriors, a dit que vous étiez la meilleure recrue de la saison !

C’est gratifiant d’entendre ce genre de choses par de telles personnes. C’est peut-être aussi parce que le club me voulait à l’intersaison (sourire).

Justement, vous avez hésité entre les Clippers et les Warriors. Au vu des résultats, vous semblez avoir fait le bon choix.

Vu le niveau des équipes qui m’ont contacté, quel que soit mon choix, ça aurait été le bon. Mais c’est vrai que ça se passe très bien pour moi et pour l’équipe.

Qu’est-ce qui a fait pencher la balance pour les Clippers ?

J’avais l’impression d’avoir une histoire commune avec ce club qui, comme moi, a été déçu la saison dernière. Ils n’ont pas été jusqu’où ils espéraient (2èmes à l’Ouest, les Clippers avaient été sortis 4-3 par les Nuggets en demi-finales, Ndlr) et moi non plus. Donc c’était comme une évidence.

Après Portland et Charlotte, Los Angeles, ça doit vous changer !

Chaque ville a son charme. J’ai vraiment aimé vivre à Portland, une ville où les gens sont très gentils et très accueillants. C’est sûr qu’au niveau météo ce n’est pas le Sud, mais ça a son charme. Charlotte, mon fils y est né, on y a toujours notre maison, on a adoré y vivre. Los Angeles est plus connue et c’est sympa d’y vivre. J’ai même eu droit à mon premier tremblement de terre ! Etre réveillé à 4h du matin, c’est impressionnant.

Nicolas Batoum a une histoire à écrire avec les Warriors

De qui êtes-vous le plus proche dans l’équipe ?

De Zubac et Serge Ibaka. Ce sont les deux que je fréquente. Avec Serge, on peut parler français et c’est toujours sympa d’avoir un francophone dans l’équipe.

Un Serge Ibaka qui a sorti son premier titre Champion avec le rappeur Ninho !

J’ai pu l’écouter en avant-première. Il a tourné le clip cet été au Congo. Il s’est amusé et c’est le principal. C’est son truc. Moi, par contre, vous ne me verrez jamais dans la musique ! (sourire)

Les Clippers sont-ils la meilleure équipe au sein de laquelle vous ayez évolué ?

C’est clairement la plus dense. A Portland, j’ai connu des équipes très talentueuses et très fortes, mais celle-ci a un truc en plus. Il y a vraiment beaucoup de top joueurs donc on peut dire que c’est la plus forte que j’ai connue.

Quelle équipe craignez-vous le plus pour le titre ?

On ne craint personne ! Ce qui est sûr, c’est qu’il y a quatre ou cinq équipes qui prétendent à la même chose, notamment nos voisins des Lakers, Brooklyn, Phoenix, Utah, Philadelphie, Milwaukee… A l’arrivée, ça en fait plutôt six ou sept qui ont le même objectif cette année donc ça ne va pas être évident

Si vous n’avez plus rien à prouver, être autant demandé à l’inter-saison et signer dans un tel club n’est-ce pas une revanche sur ceux qui vous avaient enterré ?

On m’a dit que j’avais fermé certaines bouches, mais je ne me lève pas le matin dans cette optique. J’ai fait le choix des Clippers car je savais que j’allais jouer. On aurait pu dire que c’est une équipe forte et que je ne jouerai jamais, mais je sais qui je suis et où j’en suis, ce qui s’est passé depuis deux ans et pourquoi je n’ai pas joué, ce n’est pas lié à mon niveau, Charlotte me l’a d’ailleurs dit. Je n’étais donc pas inquiet et c’est pour ça que j’ai eu beaucoup de clubs intéressés. Je sais le jeu que j’ai et ce que je peux apporter dans une grosse équipe.

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