jeudi 23 mai 2024

Janelle Salaün (Villeneuve d’Ascq) : « Il n’y a pas d’autre option que de gagner le titre »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

Finaliste de l’Euroligue avec Villeneuve d’Ascq – 20 ans qu’un club français attendait ça ! – Janelle Salaün doit vite se reconcentrer sur le championnat et un quart de finale contre Angers. Tout autre résultat que le titre serait une déception pour la Guerrière qui basculera ensuite sur les Jeux en espérant, entre temps, pouvoir aller aux Etats-Unis vivre la draft de son frère Tidjane (Cholet).

Que reste-t-il du Final Four de l’Euroligue : la satisfaction d’avoir été en finale ou la déception d’avoir perdu contre Fenerbahçe (106-73) ? 

On n’a pas été au bout de l’objectif. Mais c’était une belle expérience, une belle opportunité et on en sort grandies. 

Beaucoup ne vous pensaient pas capables de gagner…

Le plus important, c’est que moi j’y croyais. J’ai donné tout ce que je pouvais. C’est dommage. 

C’est quand même historique d’avoir été en finale. Ça faisait 20 ans qu’on attendait ça pour un club français !

Le but, c’était de gagner, pas de faire de la figuration et pas seulement d’aller en finale. On est allé à ce Final Four pour soulever le trophée.

Si on vous avait dit en début de saison que vous iriez en finale, l’espériez-vous vraiment ? 

Je suis quelqu’un qui prend les choses par étape, qui ne pense pas trop loin, d’abord au moment présent, donc je n’avais pas pensé à la finale en début de saison. Mais plus on s’en rapprochait, plus j’y pensais et ça s’est concrétisé. 

Est-ce facile de basculer d’un Final Four d’Euroligue aux play-offs du championnat ?

Ce n’est pas évident, mais on va se remettre dans le bain. De toute façon, il n’y a pas le choix et on veut aller chercher ce titre en LFB.

« Les Jeux, ce n’est pas parce que c’est un rêve que ça doit prendre toute la place »

Quand on finit 1er de la saison régulière, qu’on va en finale de l’Euroligue, doit-on être championne de France surtout après avoir été en finale la saison dernière ?

Il n’y a pas d’autre option que de gagner le titre cette année !

Vous ne voyez pas trop loin, mais il y a les JO dans moins de 100 jours. Y pensez-vous néanmoins ?

Là, je ne pense pas aux JO. Je pense déjà à ma saison avec mon club qui n’est pas terminée. Chaque chose en son temps. Quand je serai dans la préparation, je penserai aux JO. Pour l’instant, je n’y suis pas et l’objectif est vraiment de gagner ce titre en Ligue féminine. Les Jeux, c’est dans un coin de ma tête, mais ce n’est pas omniprésent. 

Même si c’est le rêve de tout sportif. 

C’est le rêve de beaucoup de sportifs. Après, ce n’est pas parce que c’est un rêve que ça doit prendre toute la place. Le présent, c’est mon club de Villeneuve d’Ascq. Ensuite, je basculerai sur les Jeux.

Serez-vous encore à Villeneuve d’Ascq la saison prochaine (elle est en fin de contrat, Ndlr) ? 

On verra. Comme je l’ai dit, je vais déjà finir la saison avec mon club et on verra ce qui se passera. 

Le 26 juin aura lieu la draft NBA. Votre frère Tidjane (Cholet) est attendu très haut (au 1er tour dans le Top 15). Serez-vous présente à Brooklyn alors que l’équipe de France sera en pleine préparation des Jeux ?

J’ai déjà demandé, malheureusement on m’a déjà dit non. On m’a dit que je ne pourrai pas y être. Je suis très déçue. C’est un événement qui n’arrive qu’une fois dans sa vie. On est très fusionnels avec mon frère et c’était pour moi une évidence que je sois là-bas. Vu ce qui s’est passé l’année dernière (avec l’affaire Marine Johannès qui était allée signer son contrat WNBA à New-York après le début de la préparation et n’avait donc pas été retenue pour l’Euro, Ndlr), ça a l’air d’être compliqué de me dire oui.

N’avez-vous pas envie de faire le forcing ? 

Je compte sur vous les médias pour relayer l’information (sourire). Peut-être qu’ils m’autoriseront à la dernière minute (les Bleues joueront leur premier match de préparation le 29 juin contre la Finlande, Ndlr). Le problème, c’est que j’ai déjà demandé de faire l’aller-retour et on m’a dit non. Je ne peux pas non plus le demander à chaque fois.

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