mardi 27 septembre 2022

Erwan Dridi (Toulon) : « L’avenir du RCT, ce sont les jeunes »

À lire

Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Révélation du groupe varois la saison dernière, l’ailier du RCT, formé au club, Erwan Dridi (21 ans), a accepté de se dévoiler.

Quel est votre premier grand souvenir du RCT ?

L’année où ils font le triplé (en 2015). Tous les supporteurs avaient afflué vers l’avenue du Port de Toulon. Je participais à l’époque à un tournoi à Paris. On avait regardé cette finale avec mon club de La Valette. Mes parents étaient venus me chercher à la gare. On avait fêté cela avec les supporteurs. C’était noir de monde. Le peuple toulonnais était réuni. Un grand souvenir.

Aviez-vous une idole ?

Je suivais évidemment beaucoup Toulon et j’aimais en particulier Sonny Bill Williams. Il avait un charisme de fou. J’aimais son style en attaque et ses qualités défensives.

Comment analysez-vous votre ascension au RCT cette saison ?

J’ai bien progressé. Mais je ne le réalise pas forcément. On travaille beaucoup. On s’entraîne à côté de stars. Enfin, on enchaîne tellement les matches. Mais j’ai effectivement la sensation d’avoir franchi un cap. J’ai été davantage impliqué avec l’équipe première. Mais il ne faut pas se reposer sur ses lauriers. La concurrence est tellement forte.

Toulonnais de naissance, vous prouvez qu’on peut réussir au RCT sans être une superstar !

A Toulon, un nouveau projet a pris place. Avec l’arrivée du nouveau président, Bernard Lemaître, il y a eu notamment ce centre d’entraînement dédié au travail et à l’évolution des jeunes. On nous a clairement fait savoir que l’avenir du club, c’étaient les jeunes. Du coup, cela met de la pression. Mais tu te dis que tu peux y arriver en travaillant dur et en donnant tout sur le terrain.

« J’ai la sensation d’avoir franchi un cap »

Dans quel état d’esprit étiez-vous lors de votre premier match en pro contre Castres le 25 mai 2019 ?

Je me sentais bizarre. J’avais cette boule au ventre et cette excitation avant de rentrer sur le terrain pour me retrouver au milieu des grands joueurs du RCT. J’étais impatient que le coup d’envoi soit donné. La pression était un peu retombée pendant le match. J’avais eu beaucoup de mal à m’endormir la veille. J’avais été comme cet enfant excité la veille de Noël dans l’attente d’ouvrir ses cadeaux.

Quel est votre rêve en tant que joueur ?

Je veux réussir à Toulon et me faire une place dans cette équipe. Puis, comme n’importe quel joueur, porter un jour le maillot de l’équipe de France…

Quel genre de lien avez-vous avec Charles Ollivon ?

Comme je suis très jeune, je suis un peu le petit frère de tout le monde. Charles est quelqu’un de très gentil avec moi. Grâce à son comportement, il m’apporte tous les jours. Ses prises de parole aux entraînements résonnent en moi. Je plaisante aussi avec lui. Mais j’apprends surtout de lui.

Erwan Dridi passionné par Nadal

Le surnom « La Dride », ça vient d’où ?

Au pole espoirs, on m’appelait déjà ainsi. On donnait souvent des surnoms par rapport au nom de famille. Quand on avait été en Argentine, on formait une bonne bande de collègues. C’est venu comme cela.

A part le rugby, avez-vous d’autres passions ?

Je suis un grand fan de tennis. J’aime beaucoup Nadal et son style de jeu ainsi que son charisme. Il a une hargne incomparable sur le terrain qui me plaît beaucoup. Nadal a faim comme on dit à Toulon. Il ne lâche jamais. J’aime bien la boxe aussi. A part le foot que j’ai pratiqué plus jeune, j’en ai fait un peu aussi.

Retrouvez cet entretien ainsi que toute l’actu du rugby dans Rugby magazine, en vente ici ou chez votre marchand de journaux

spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Actu

spot_img
spot_img

À lire aussi