lundi 20 mai 2024

Hugo Besson (Saint-Quentin) : « Tout le monde voit maintenant ce dont je suis capable »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

Prêté à Saint-Quentin par Chalon avec qui il s’est engagé pour trois ans, le fils de Jean-Paul Besson explose tout à 20 ans pour sa première saison pro. Hugo Besson voit grand avec des rêves de NBA.

Certains pronostiquaient la 17ème place pour Saint-Quentin. A l’arrivée, vous êtes au sommet de la Pro B. Tout le monde s’est-il trompé ?

Une bonne partie de l’équipe était des paris. Personne ne s’attendait à ce que le meneur soit à ce niveau, à ce que moi je sois à ce niveau. Ce n’était donc pas forcément prévisible. Nous, on s’entraîne bien, on savait qu’on pouvait viser plus haut. De là à être à cette place… Même nous on ne l’aurait pas cru en début de saison.

L’objectif est-il devenu désormais la montée ?

Non. Vue la complexité de la saison, on prend les matches les uns après les autres. Le maintien est assuré. C’était l’objectif du club. Pour le reste, c’est un beau bonus.

Les deux premiers seront promus cette saison, l’occasion peut être belle…

Si on peut monter, on ne s’en privera pas !

« La NBA fait partie de mes objectifs »

Vos stats sont impressionnantes. Vous surprenez-vous vous-même ?
Non car je sais ce dont je suis capable. La saison dernière, je ne jouais quasiment pas voire pas du tout, mais je bossais à côté pour être prêt quand le moment viendrait. Mon travail paye et tout le monde voit maintenant ce dont je suis capable.

De là à être le scoreur numéro 1 de votre équipe…
Je le répète : je savais ce dont j’étais capable et je ne suis pas étonné. Je n’attendais qu’une chose : avoir l’opportunité de le montrer !

Avez-vous bien accepté d’être prêté ?

Je l’ai pris comme une super opportunité. Je savais qu’à Chalon je n’aurais pas le temps de jeu ou la même confiance et la même liberté dans le jeu que le coach me donne ici. Mais Chalon ne m’a rien imposé, c’est moi qui ai décidé avec mon agent. J’ai préféré m’épanouir en Pro B en ayant du temps de jeu que d’être sur le banc en Jeep Elite, en ne rentrant que quelques minutes et en n’étant pas sûr de jouer à chaque match. La Pro B est un très bon tremplin.

Avez-vous des nouvelles de Chalon ?

Oui. Je pense que eux aussi sont un peu surpris. Si ça n’était pas le cas, je ne serais peut-être pas en Pro B aujourd’hui… Mais je les comprends aussi. Je n’avais rien prouvé au niveau professionnel. Ils pouvaient avoir des craintes sur un jeune de 19 ans qui n’avait jamais vraiment joué en pro.

Hugo Besson, un joueur plus complet

Que pensez-vous avoir appris au cours de cette saison de prêt ?

J’ai élargi mon jeu et le shoot est devenu une arme supplémentaire.

Finir meilleur marqueur de Pro B fait-il partie de vos objectifs ?

Pas plus que ça. Je me focalise plutôt sur les résultats de l’équipe. Mes performances aident l’équipe, mais c’est secondaire. Je ne me mets tellement pas de pression que c’est aussi pour cela que ça marche bien.

Et la NBA, fait-elle partie de vos ambitions ?

On a tous grandi en regardant la NBA. C’est le premier objectif quand on commence le basket. Mon joueur préféré, c’est Derrick Rose. C’est inspirant. C’est d’ailleurs notamment pour ça que j’ai opté pour le 25.

Est-il possible de voir votre nom à la prochaine draft ?

Peut-être pas cette année, mais la suivante, ça fait partie de mes objectifs. On va voir ce que me conseille mon agent. Il y a bien sûr l’envie d’y aller, mais il ne faut pas faire les choses n’importe comment. A moi de ne pas me poser de questions, de jouer mon basket pour que ça m’ouvre le plus de portes.

Votre père Jean-Paul Besson a également été joueur. Avez-vous des souvenirs de sa carrière ?

J’ai des souvenirs, mais il n’était alors plus en pro. Mais c’est lui qui m’a tout appris. Il a été champion de Pro B et ce serait marrant de l’être à mon tour.

L’envie n’est-elle pas forte de le rejoindre à Boulogne-Levallois dont il est l’entraîneur adjoint ?

Chacun a sa carrière. On fait vraiment la part des choses.

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