jeudi 30 mars 2023

Ihaia West (Stade Rochelais) : « Je me sens Français »

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Ihaia West (30 ans) est un joueur qui ne laisse pas indifférent. l’ancienne doublure de Beauden Barrett aux Hurricanes peut être parfois génial, parfois irritant pour les supporteurs. Malgré des ratés importants, l’ouvreur néo-zélandais reste l’arme fatale des rochelais en cette fin de saison avant de s’envoler vers toulon la saison prochaine.

La Rochelle vit une saison compliquée. Comment expliquez-vous vos difficultés ?

C’était décevant de perdre deux finales. Mentalement, on a été touchés, on était si près du but. On a repris en enchainant quelques défaites, on n’a jamais réussi à faire une véritable série qui nous aurait mis vraiment en confiance. On est toujours en course pour la qualification, mais c’est sûr que la saison est plus compliquée que l’an dernier où tout nous réussissait… jusqu’aux finales. Mais si on arrive à accrocher les phases finales, une autre saison commencera.

Ihaia West, la belle arme des Rochelais

Quelle est la compétition que vous préférez ?

Le Top 14, une compétition qui a une lon-gue histoire. Elle est très importante en France et comme je suis français maintenant (rires) j’aime le championnat.

Quelles sont les différences avec le rugby de l’hémisphère Sud ?

Le Top 14 est une compétition beaucoup plus longue que le Super Rugby qui est court et donc il ne faut pas se rater, on ne peut pas se rattraper. En France, le jeu est très physique, il y a plus de jeu au pied mê-me si beaucoup d’équipes comme la nôtre jouent beaucoup à la main.

Vous êtes un joueur qui peut être brillant ou qui peut rater des coups de pieds importants. Comment travaillez-vous pour améliorer ce défaut ?

Etre ouvreur, c’est particulier, on doit gérer le jeu, le tempo de l’équipe et en plus on doit rester serein pour les coups de pieds ou les pénalités. Mentalement, il faut être très fort. Tous les ouvreurs peuvent avoir des échecs, on est humain. Je travaille avec un coach mental pour m’améliorer et m’aider à mieux gérer certaines situations de jeu.

« Je travaille avec un coach mental pour m’améliorer et m’aider à mieux gérer certaines situations de Jeu »

Après trois saisons, vous allez quitter La Rochelle pour Toulon. Pourquoi avez-vous opté pour le RCT ?

Comme quand je suis arrivé à La Rochelle, j’avais envie d’un nouveau challenge. Lorsque nous avons quitté le Nouvelle-Zélande avec ma femme, nous estimions que la France était l’endroit parfait pour nous épanouir, on ne s’est pas trompés.

Je voulais rester en France, je me sens Français maintenant, je parle la langue, je fais même des blagues (rires). Je vais entamer un nouveau cycle de ma vie sportive dans une grosse équipe du championnat.

Quelles sont les équipes que vous craignez le plus pour cette fin de saison ?

Je pense que l’on retrouvera Toulouse et l’UBB. L’UBB évolue un peu comme La Rochelle, c’est une équipe qui monte en puissance ces dernières années, Toulouse, on connait, c’est un grand club, une équipe qui bouge peu.

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