mardi 5 mars 2024

John Charles Astle : « Venir en Pro D2 n’est pas une régression »

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Capitaine des Southern Kings, John Charles Astle a choisi de revenir en France, à Rouen (il avait évolué deux ans à Mont-de-Marsan), Après l’arrêt pour des problèmes financiers de la franchise sud-africaine. Le 3ème ligne de 30 ans est arrivé comme joker médical, Mais il va prolonger son aventure rouennaise.

Pourquoi avez-vous fait le choix de revenir en France ?

Mon équipe des Southern Kings avait des problèmes financiers, j’avais envie de revenir en France, je gardais un excellent souvenir de mon passage à Mont-de-Marsan entre 2016 et 2018. Rouen cherchait un joker médical en fin d’année 2020, j’ai saisi l’occasion. Je me plais beaucoup ici et je donne satisfaction puisque j’ai prolongé mon contrat jusqu’en 2023. J’aime la vie ici, c’est tranquille et relax. En revanche, il fait beaucoup plus froid qu’en Afrique du Sud même l’hiver sud-africain est plus doux (sourire).

Vous étiez capitaine des Southern Kings. Estce un regret pour vous de ne pas être resté en Afrique du Sud ? N’est-ce pas une régression devenir en ProD2 ?

Non, absolument pas. Le championnat français a un excellent niveau. En France, les championnats en dessous de l’élite ont un bon niveau avec d’excellents joueurs. Beaucoup ont évolué en Top 14, les matches sont de haute intensité.

Quelles sont les grandes différences entre l’Afrique du Sud et la France ?

L’hiver en France il y a plus de terrains difficiles car il fait plus froid, il pleut plus qu’en Afrique du Sud. C’est un combat dans ces conditions. Il y a beaucoup de mêlées, de touches, de mauls. C’est un jeu clinique, moins rapide du fait des conditions climatiques. Quand l’hiver arrive, on sait qu’on va jouer dans des conditions compliquées.

John Charles Astle satisfait de la Pro D2 et du niveau des matches

Quelles sont vos inspirations dans le monde du sport et du rugby ?

J’aime beaucoup des sportifs de sports individuels comme Tiger Woods, Lewis Hamilton et Roger Federer. Ils ont une telle longévité dans leurs carrières, c’est impressionnant.

Vous préférez donc les sports individuels ?

Non, mais je trouve qu’il y a plus de mérite dans un sport individuel car on est tout seul. Dans les sports collectifs, si on est moins bien les copains peuvent combler les lacunes à côté. En rugby, je voue une grande admiration à Bakkies Botha et Victor Matfield, deux légendes de notre sport et de notre pays. A la Coupe du Monde 2007, ils ont été énormes.

Quel est le potentiel de cette équipe de Rouen ?

Le début de saison a été compliqué, avec des matches peu maîtrisés. Je sens depuis le début de l’année qu’on maîtrise mieux les parties, on est plus sereins et ça nous permet donc de prendre les bonnes décisions. Il faut que l’on se fasse respecter à domicile, c’est la clé du succès et d’un bon classement en fin de saison. Je me suis engagé car je crois en cette équipe, en ce club, l’engouement des partenaires aussi est important. Il faut continuer à grandir en Pro D2.

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