mardi 4 octobre 2022

John-Joseph Hanrahan : « Clermont, c’est une place forte de l’Europe ! »

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Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

Le demi d’ouverture irlandais, John-Joseph Hanrahan, transfuge du Munster compte sur Clermont et le Top 14 pour lui permettre de hausser son niveau de jeu et se rapprocher peut-être du XV du Trèfle. Un défi à la mesure de son talent et de son enthousiasme au moment de découvrir son nouvel environnement. Ses explications, pour Le Quotidien du Sport et Rugby magazine.

Comment s’est passée la transition pour vous entre l’Irlande et Clermont ?

Au début, le temps m’a beaucoup aidé car il faisait à Clermont le même temps qu’en Irlande, avec beaucoup de pluie (rires). Heureusement, le soleil est revenu en même temps que je m’installais et que je découvrais, autour de ma compagne et moi, énormément de gens chaleureux et prêts à nous aider. En arrivant dans notre village, on a été surpris de voir l’amabilité des gens qui nous ont invités pour boire l’apéro et faire connaissance avec tous nos voisins. C’était très sympa.

Que venez-vous chercher à Clermont ?

La possibilité de découvrir une nouvelle culture, française, que j’adore déjà, un nouvel environnement et surtout un club dont la réputation a depuis longtemps franchi les frontières de votre pays.

Clermont, pour tous ceux qui aiment le rugby en Europe, c’est une évidence, « le « power house »  de l’Europe (place forte) ! La Yellow Army, le stade Michelin, la forte tradition rugby dans la ville… normalement, tout de suite après leur équipe favorite, c’est Clermont que la plupart des gens soutiennent. C’est un des meilleurs clubs européens. Je viens pour jouer au meilleur niveau possible en championnat comme en Coupe d’Europe. Pour toutes ces raisons, Clermont, c’est le meilleur club pour moi !

« Sans manquer de respect au Pro 14, le Top 14, c’est autre chose ! »  

Jono Gibbes à la tête de l’ASM, on imagine que c’est un avantage pour l’Anglo-saxon que vous êtes.

Lorsque j’ai choisi de signer à Clermont, c’est Franck Azéma qui était encore là. Je ne connais pas Jono Gibbes sinon de réputation. C’est évidemment un avantage pour moi de pouvoir comprendre plus vite les messages, les consignes, sans la barrière de la langue. Même si je fais tout ce que je peux, tous les jours, pour apprendre le français.

Retrouvez la version longue de cet entretien dans le Guide de saison de Rugby magazine, en vente ici ou chez votre marchand de journaux.

Jouer à Clermont, n’est-ce pas aussi le meilleur moyen de vous rapprocher du XV du trèfle que vous n’avez jamais côtoyé ?

C’est une bonne questions (rires) ! Généralement, les sélectionneurs préfèrent pouvoir compter sur des joueurs qui jouent en Irlande. Je ne peux que tout faire pour être bon avec Clermont et espérer de leur part davantage de reconnaissance. Mon ambition va d’abord pour le club.

Le fossé est-il large entre le Top 14 et lePro14 ?

Sans manquer de respect au Pro 14, la différence est importante. Le Top 14, c’est autre chose, un championnat avec des équipes de très haut niveau, des effectifs composés d’énormément d’internationaux. Autant de talents dans un même championnat, forcément, ça rend tous les matches difficiles et accrochés. Le Top 14 est plus homogène, certainement le meilleur championnat au monde. Se frotter à une équipe française, quelle qu’elle soit, c’est toujours un défi.

Quel regard portez-vous sur votre carrière ?

Jusqu’à 20 ans, elle était parfaite. J’étais très jeune, je jouais au Munster et j’ai pris la décision de partir à Northampton. La première année s’est bien passée, mais la seconde a été très difficile avec trois opérations chirurgicales qui m’ont éloigné des terrains pendant près de deux ans. J’ai mis beaucoup de temps à revenir à mon meilleur niveau. En arrivant ici, je sens que je ne suis plus très loin d’y être parvenu.

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