lundi 26 février 2024

Jonathan Jeanne : « Jésus m’a poussé à continuer à me battre »

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Jonathan Jeanne découvre la Pro B et il s’éclate à Poitiers. Le pivot guadeloupéen qui a évolué au Mans ou à Nancy savoure sa « deuxième vie » après son arrêt forcé d’un an suite à la détection d’un syndrome de Marfan en 2017 alors qu’il devait se présenter à la draft.

Poitiers est promu et en course pour les play-offs. L’objectif du début de saison a-t-il été revu à la hausse ?

L’objectif de base est le maintien, c’est toujours d’actualité, mais si on peut accrocher les play-offs ce serait top. Mais il faut rester sereins même si on est dans les 8 car l’écart avec les équipes qui nous suivent est faible. On est prudents car on a vécu une première partie de saison tumultueuse avec beaucoup de déceptions, de doutes. Nous sommes, on savait que ce ne serait pas facile, mais on aurait pu faire mieux. On était avant-dernier en novembre, notre situation montre que les positions peuvent vite changer.

Comment expliquez-vous vos difficultés du début de saison ?

L’équipe a été renouvelée, il a fallu créer des automatismes. La blessure d’Andy Cleaves, qui était à 19 points de moyenne, nous a fait mal.

A 26 ans, vous découvrez la Pro B. A titre personnel, comment vous sentez-vous après votre arrêt d’un an suite à des problèmes de santé (découverte du syndrome de Marfan, une maladie génétique rare qui peut notamment provoquer des troubles cardiaques) ?

Je suis très bien et heureux de pratiquer le basket. J’ai eu tellement de soucis et de doutes dans ma vie que je profite de chaque minute sur le parquet. J’ai une histoire particulière. Je suis très croyant et reconnaissant avec Dieu de m’avoir permis d’être en bonne santé et de reprendre le basket. J’ai une relation très particulière avec Jésus qui m’a poussé à continuer à me battre. Mon retour est un peu miraculeux et comme un signe du destin, c’est à Tarbes, à quelques km de Lourdes, que j’ai retrouvé un club en France.

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« Comme un signe du destin, c’est à Tarbes, à quelques km de Lourdes, que j’ai retrouvé un club en France »

Avez-vous pensé mettre un terme à votre carrière ?

Oui bien sûr. Je suis passé par tellement d’épreuves difficiles. J’étais à l’écoute des médecins, je ne savais pas trop comment la maladie allait évoluer. Quand en 2018 on m’a autorisé à reprendre le basket j’étais tellement heureux.

Depuis que vous avez repris la compétition, avez-vous une appréhension ?

Non pas du tout. Je n’ai pas d’appréhension quand je rentre sur un terrain. Je fais confiance à Dieu, c’est lui qui m’a permis de revenir en France.

Qu’avez-vous ressenti quand vous avez appris que vous pouviez reprendre la compétition ?

Le match du retour en France en 2021 avec Tarbes (contre Vitré en Nationale 1 le 3 décembre 2021, Ndlr) était très émouvant, je pensais que je ne rejouerai jamais en France. Quand j’ai été autorisé à rejouer en 2018, je suis parti à l’étranger (au Fibwi Palma puis au CB Prat en D2 espagnole, puis à Randers Cimbria au Danemark, Ndlr) et quand j’ai obtenu l’autorisation médicale de la Fédération de jouer en France en 2021 j’étais très ému. J’ai joué une saison à Tarbes avant de rejoindre Poitiers. J’entamais en quelque sorte une deuxième vie.

Quelles sont aujourd’hui vos attentes sportives ?

Je savoure chaque match, chaque instant. J’ai vécu tellement de choses que je suis très reconnaissant envers les personnes qui m’ont soutenu. Je prends étape par étape et je suis surtout heureux d’être toujours sportif.

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