vendredi 19 août 2022

Jonathan Rousselle annonce la couleur : « Je ne viens pas à Dijon en pré-retraite »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

Après trois ans en Espagne, à Bilbao, le meneur international français (9 sélections) Jonathan Rousselle (32 ans) est de retour en France, à Dijon avec qui il s’est engagé deux ans. 

Pourquoi quitter Bilbao après trois saisons ?

J’étais en fin de contrat et en même temps le club était en fin de cycle avec le départ du coach. Le club repart sur quelque chose de nouveau et moi j’appartiens à ceux qui sont arrivés en même temps que le coach. Ça n’a pas non plus été ma meilleure saison statistiquement. Mais on se quitte d’un commun accord. Il n’y a aucun souci. Je suis content d’avoir fait trois ans en ACB et de m’y être imposé et d’avoir prouvé que j’avais le niveau. C’est une équipe particulière, avec le plus petit budget en Espagne, mais avec un gros cœur et une grosse ambiance et un savoir-faire du directeur sportif de flairer les bons coups et de faire des paris souvent gagnants. La première année, on joue les play off en battant toutes les équipes d’Euroligue. La deuxième a été beaucoup plus compliquée avec la Covid et sans public. Sans notre chaudron, c’était prévisible. Cette année, on fait 9ème à un lay-up des play off. 

L’ambiance de la salle ne va-t-elle pas trop vous manquer ?

J’ai connu beaucoup d’ambiances dans ma carrière. Je venais de Limoges, mais j’avais pris une claque en arrivant à Bilbao au niveau de la ferveur. Déjà, c’est plus grand. C’est une des top ambiances de la Ligue espagnole avec le 3ème taux de remplissage. A Dijon, ce sera différent, mais ça pousse bien aussi. C’est plus petit, mais ça renforce aussi la proximité. 

« Dijon, ce n’est plus une surprise »

Finaliste puis demi-finaliste ces deux dernières saisons, Dijon n’est-il pas un peu sous-coté ?

Le club commence à être respecté à sa juste valeur. Ce n’est plus une surprise. Dijon fait partie des clubs solides, établis, qui a un savoir-faire, qui évolue dans le bon sens, qui se modernise. C’est un projet intéressant pour un retour en France.

N’aviez-vous pas des possibilités de rester en Espagne ?

Certainement, mais le timing était mauvais dans le sens où en Espagne on signe en fin d’été. Le marché espagnol commence seulement début juillet alors qu’en France ça signe très fort en mai et juin. Pour signer en Espagne, il fallait laisser passer le marché français, ce que je ne voulais pas faire cet été. J’avais le désir de rentrer en France et je voulais signer rapidement et ne pas prendre le pari d’une éventuelle touche en Espagne.

Pourquoi Dijon plus que des clubs que vous connaissez comme Limoges, Gravelines ou Cholet ?

Dijon joue une Coupe d’Europe, est un club avec des valeurs auxquelles je peux m’identifier, de combativité, d’esprit d’équipe. Le club avait aussi un vrai besoin sur mon poste, un joueur qui peut jouer avec David Holston et qui peut aussi jouer derrière lui. Concernant les autres clubs, il n’est peut-être pas bon de revenir dans des clubs où on a déjà évolué. Je n’ai pas eu non plus énormément de contacts avec ces clubs. Dijon était le projet le plus clair et ça a été très vite clair dans ma tête.

« Je ne ferai pas du Axel Julien qui a été extraordinaire à Dijon, mais du Jonathan Rousselle »

Vous serez le Axel Julien qui manquait à David Holston !

Dans le profil, c’est ce qu’ils recherchent pour pas que David Holston joue 35 minutes par match. Un joueur qui connaisse le championnat de France, qui ait de l’expérience et qui surtout puisse jouer avec lui. C’est ce qui m’intéresse. Jouer à deux meneurs, à deux petits se fait beaucoup. Après, c’est un coach différent donc la comparaison est osée. Je ne ferai pas du Axel Julien qui a été extraordinaire à Dijon, mais du Jonathan Rousselle. 

Que vise Dijon la saison prochaine ?

Quand on signe à Dijon, c’est pour être compétitif, c’est pour faire aussi bien voire mieux que la saison d’avant. C’est l’objectif minimum. Mais j’ai senti tout le monde motivé au sein d’une Betclic Elite de plus en plus homogène et compétitive avec l’ASVEL et Monaco qui sont deux locomotives. Je sors d’un championnat où le Barça et le Real tirent tout le monde vers le haut. Ça donne de la visibilité au championnat. Ce n’est que positif et ça nous motive à les taper quand ils viennent jouer chez nous.

Etes-vous surpris que Nando Do Colo ait signé en France, à l’ASVEL ?

Ce n’était pas forcément attendu, mais Nando est un mec avec une tête bien faite, avec une famille. Moi je l’ai ressenti au bout de trois ans, mais lui après autant de temps à l’étranger il a dû avoir ce désir de rentrer à la maison. Tony Parker peut aussi être très persuasif au sein d’un club qui est quand même champion de France. C’est un projet intéressant. En tout cas, je suis content de pouvoir rejouer contre lui. 

Va-t-on retrouver un Jonathan Rousselle plus fort qu’il y a trois ans ?

Je pense avoir évolué, dans le bon sens, avec l’expérience de l’ACB. Le but, c’est d’aider mon équipe à gagner des matches. Les carrières s’allongent de plus en plus et, à 32 ans, je ne viens pas en pré-retraite.

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