jeudi 25 avril 2024

Jordan Aboudou : « Je ne suis pas le Verratti du basket ! »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

Frère du handballeur Dika Mem, Jordan Aboudou (30 ans) réalise avec Vichy-Clermont la meilleure saison de sa carrière. Et ça déménage !

Avez-vous le sentiment de réaliser la meilleure saison de votre carrière ?

Statistiquement oui. Quand vous avez un coach qui vous donne toute sa confiance et beaucoup de responsabilités, c’est plus facile et, derrière, les stats suivent et je ne suis pas surpris. On me laisse simplement jouer au basket !

Quand on a connu la Pro A, n’est-ce pas frustrant d’évoluer en Pro B ?

Non car j’ai profité à fond et le fait d’être aujourd’hui en Pro B redonne un élan et un nouveau souffle à ma carrière. Ça me fait du bien de pouvoir exprimer mon basket et de pouvoir prendre du plaisir sur le terrain.

Beaucoup disent que vous n’avez pas eu la carrière que vous méritiez. Etes-vous d’accord ?

Je les laisse dire… J’ai débuté il y a dix ans et c’est déjà une fierté d’en être arrivé là.

« J’espère que le meilleur est encore à venir »

En 2013, vous deviez vous présenter à la draft. Finalement, ça ne s’est pas fait. N’est-ce pas un regret ?

Non, j’ai déjà eu la chance d’aller là-bas (il avait effectué des work-out aux Clippers, Memphis, Boston, Philadelphie, Chicago, Dallas, Brooklyn, Ndlr), de voir les infrastructures. Je ne suis pas passé loin, mais je n’ai aucun regret.

En 2012, vous avez été champion avec Chalon. Le meilleur est-il encore à venir ? J’ai eu la chance de gagner tous ces titres (il a aussi décroché la Coupe de France en 2011 et 2012, la Semaine des As en 2012 et la Leaders Cup en 2017, Ndlr) très jeune, mais j’espère que le meilleur est encore à venir.

Vous voyez-vous rester encore en Pro B alors que vous êtes sous contrat avec Vichy-Clermont jusqu’en 2022 ?
On dit que si on est bon on vient vous chercher… Aujourd’hui, je suis à Vichy où je prends du plaisir. On verra.

Jordan Aboudou, un compétiteur dans l’âme

Sur le terrain, vous êtes un sanguin, ce qui vous vaut souvent des expulsions et des soucis avec les arbitres. Travaillez-vous pour vous canaliser ?

Je ne pense pas être le Verratti du basket, que les arbitres m’ont dans le viseur (rires). Mais un compétiteur qui n’aime pas perdre et qui n’aime pas l’injustice. Je suis comme je suis mais, au final, je respecte les arbitres et ils me respectent.

Les adversaires en profitent et n’hésitent pas à vous titiller…

C’est à moi de m’adapter. C’est le sport et ça fait partie du jeu. Je n’ai pas senti le besoin de faire appel à un préparateur mental, mais je suis très bien entouré.

Votre frère Lens (31 ans) est également basketteur. Avez-vous déjà évolué dans le même club ?

Il joue à Feurs en Nationale 2. La dernière fois qu’on a joué ensemble, c’était en minimes à Saint-Denis. En pro jamais, par contre je l’ai affronté en Espoirs avec Chalon contre Dijon.

On connaît aussi votre autre frère, Dika Mem, handballeur international français du Barça !

Il n’a jamais joué au basket, mais il aurait pu avec sa taille et sa corpulence. Ce n’est pas plus mal finalement, ça expose la famille sur d’autres sports et, au handball, c’est le meilleur ! Apparemment, il dunke, mais je ne l’ai jamais vu. Qu’il m’envoie la vidéo !

NB : Depuis cet entretien, Jordan Aboudou a été victime d’une grave blessure (rupture des ligaments croisés) et a dû mettre un terme à sa saison.

Retrouvez cet entretien, ainsi que toute l’actu du basket, dans le magazine France Basket, en vente ici ou chez votre marchand de journaux

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