mardi 18 juin 2024

Joris Segonds : « Même à Paris, je garde mon accent toulousain ! »

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

Joris Segonds vit un petit rêve au Stade Français. Originaire de Toulouse, le désormais joueur parisien revient sur la saison de Top 14.

Comment vivez-vous cette saison ?

Pour le moment, tout va bien. On aimerait se qualifier pour les phases finales. Ce serait top même si ça s’annonce compliqué. Mais si on fait de gros matches, on pourrait aller chercher une fin de saison sympa. C’est à nous de mettre les ingrédients pour. On vit très bien ensemble. Il y a un vrai esprit de groupe. Le souci est notre manque régularité. On est capable de faire un superbe match puis derrière de passer au travers. C’est notre défaut. Il y a beaucoup de jeunes et ce serait nouveau pour eux. C’est le rêve de tout le monde.

Une place dans les 6 validera-t-elle le renouveau du Stade Français ?

Ce serait la cerise sur le gâteau. Cette saison, on a changé de visage. Il s’est passé beaucoup de choses dans le club. Au-delà du renouveau, ce serait incroyable.

Le renouveau passe par vous. Auriez-vous cru être l’un des meilleurs buteurs du Top 14 cette saison ?

Ce n’est pas quelque chose que je regarde particulièrement. Je travaille énormément le jeu au pied comme c’était déjà le cas à Aurillac. Ça fait toujours plaisir, d’autant plus que c’est ma deuxième saison de Top 14, mais je fais surtout attention au pourcentage de réussite. C’était un rêve de jouer à ce niveau-là. Petit, on s’imagine plein de scénarii. Maintenant que l’on s’installe un peu, c’est top.

Segonds ne pense pas aux bleus

Le jeune fan du Stade Toulousain est-il aujourd’hui 100% Parisien ?

(Sourire) C’est vrai que Toulouse n’était pas loin de chez moi. Plus jeune, j’étais à fond pour eux mais, aujourd’hui, c’est tout pour le Stade Français. Ils font tout pour que je perde mon accent de Toulouse à Paris, mais c’est loin d’être le cas (rires)

Concernant la sélection, pensez-vous aux Bleus ?

Honnêtement, je n’y pense pas du tout. Mon but premier est de jouer au rugby. C’est une saison où je me régale. J’ai du temps de jeu. La sélection reste un plus et un bonus même si ça doit être une véritable fierté de représenter son pays. Si ça doit venir, on fera avec, mais je suis à 100% concentré sur mes performances avec le club. Je me dois de rester humble. Il y a de gros numéros 10 qui sont jeunes en équipe de France. Quand on voit des Romain Ntamack ou des Matthieu Jalibert, ils font rêver. Mais je n’y prête pas trop attention.

Et l’Espagne, est-ce une option ?

On m’en a parlé, mais il n’y a rien d’approfondi. Je leur ai dit que j’étais à fond pour le Stade Français. Le club n’était pas chaud. Il n’y a pas trop eu de sujet.

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