mardi 11 mai 2021

Kélian Galletier (Montpellier) : « Contador, ma passion d’adolescent »

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Frédéric Denat
Journaliste

Du haut de son mètre quatre-vingt-dix et de ses cent kilos, on ne peut pas dire qu’il y est tombé dedans quand il était petit… Mais presque. Car le troisième ligne international de Montpellier Kélian Galletier n’avait que 17 ans quand il a vécu de près sa première expérience sur la route du tour. Depuis, il n’a plus jamais décroché.

D’où vous vient cette passion pour le cyclisme ?

Je m’y suis mis tout seul au début des années 2000, les années Armstrong avec une vraie passion pour « El Pistolero », Alberto Contador. C’était une passion d’ado pour moi. J’adorais son style, son panache, sa générosité. Au-delà des coureurs, j’ai un profond respect pour l’effort que ça représente, la recherche permanente du dépassement de soi.

Faites-vous du vélo en dehors du rugby ?

Je n’ai pas vraiment le temps, la compétition nous prend dix mois sur douze. Mais, dès que j’en ai la possibilité, notamment pendant les quatre semaines de coupure de l’intersaison, j’adore rouler. Tous les ans, je me fais un col. Je me suis acheté un bon vélo, parce qu’il faut au moins ça pour monter mes 100 kilos (rires) !

Quels cols avez-vous à votre tableau de chasse ?

Le Ventoux l’an dernier, de loin le plus dur, que j’ai mis plus de deux heures à escalader, l’Iseran, le col de Palhères…

Kélian Galletier : « j’adore la mentalité de certains coureurs français qui n’hésitent pas à passer à l’offensive »

Avez-vous déjà vécu une étape du Tour dans une voiture suiveuse ?

Oui, j’ai eu cette chance et ça n’a fait que renforcer mon admiration pour cet effort incroyable qui dure des heures, et pour Contador que j’avais croisé la première fois en 2007 à Digne, et que j’ai retrouvé dix ans plus tard, sur sa dernière Vuelta par l’intermédiaire d’un journaliste du Midi Libre.

L’an dernier, grâce à ASO, j’avais aussi suivi l’étape qui partait du Pont du Gard et qui arrivait à Gap. Deux ans avant, j’avais été invité par Direct Energie. Et j’avais pris conscience que, dans la montagne, le cyclisme, c’est vraiment autre chose !

Comment vous situez-vous par rapport aux suspicions permanentes qui accompagnent les coureurs ?

Je ne suis pas dupe mais, pour moi, ça ne tue pas la passion parce que je considère que l’effort demandé est extraordinaire et mérite, quoi qu’il en soit, mon admiration. A partir du moment où on recherche à dépasser sans cesse les limites, dans le sport de haut niveau, le dopage peut devenir une réalité.

Le cyclisme n’est pas le seul sport concerné, mais j’ai quand même l’impression que c’est un des seuls qui se donne vraiment les moyens de lutter contre ce fléau.

Suivez-vous l’actu du vélo ?

Je ne manque aucun grand événement. Vous m’appelez alors que je suis devant la Vuelta et que je viens de voir l’arrivée de l’étape du Giro. Je n’ai pas manqué le Tour des Flandres. D’ailleurs, à l’instar d’Alaphilippe, j’adore la mentalité de certains coureurs français qui n’hésitent pas à passer à l’offensive. Comme « El Pistolero » (rires) !

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