vendredi 14 juin 2024

Le Français Mathias Lessort annonce la couleur avant la Coupe du Monde : « Une médaille, c’est le minimum »

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Seul Français dans le cinq de l’Euroligue, cette saison, Mathias Lessort va quitter le Partizan Belgrade pour le Panathinaïkos. Avant cela, l’intérieur va disputer sa deuxième Coupe du monde avec l’équipe de France.

Avec le Partizan, vous avez terminé meilleur rebondeur de l’Euroligue. Estce un aboutissement ?

Finir sur un titre (champion de la Ligue Adriatique, Ndlr), c’est toujours un aboutissement même si on est passé côté de quelque chose de grand avec le Final Four de l’Euroligue. On l’avait entre nos mains (battu 3 à 2 par le Real après avoir mené 2-0 à Madrid, Ndlr) mais on l’a malheureusement laissé filer. Après, j’ai eu de la chance grâce à mes coéquipiers et grâce à mon coach de pouvoir briller individuellement. Donc c’est forcément une saison qui va rester dans ma mémoire.

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Mathias Lessort amoureux du Panathinaïkos

Vous vous êtes engagé deux saisons avec le Panathinaïkos. Qu’est-ce qui vous a motivé à aller au Pana ?

Le projet de ce club ressemble beaucoup à celui du Partizan il y a deux ans. Ce sont de grands clubs, avec de grands joueurs. Le Panathinaïkos fait partie des tops clubs européens. Ils ont connu une période un peu difficile. Pendant quelques années, ils ne gagnaient pas trop. C’est une équipe qui est sur le bas de tableau et l’objectif est de revenir dans la première partie. C’est l’équipe la plus titrée en Euroligue donc ce n’est pas normal qu’elle soit parmi les dernières équipes (13ème sur 18, Ndlr) et l’objectif est de remettre le club là où il doit être et de redorer son blason.

On a vu une vidéo où l’on voit des supporteurs du Partizan vous accueillir à Paris avec des fumigènes. Ça vous a beaucoup marqué.

Oui, c’était fou. C’était un peu comme un adieu même si j’espère qu’on va se revoir. Etre accueilli par des fans du Partizan, c’est quelque chose qui est vraiment exceptionnel. Je ne sais pas comment le décrire, j’en ai déjà parlé 50 fois et jusqu’à maintenant je ne sais pas quels sont les bons mots pour décrire la connexion que j’avais avec eux, tellement elle était forte. Tout le monde a vu l’ambiance qu’il y avait dans la salle à Belgrade. A chaque match, on battait un record en Euroligue et il y avait toujours plus de supporteurs à chaque match (17 763 spectateurs, n°1 en Euroligue, Ndlr). Ils n’ont jamais cessé de mettre la barre haute et, franchement, ce sont des supporteurs qui resteront gravés dans ma mémoire pour toujours. J’espère que moi aussi j’aurai toujours une place dans leur cœur parce qu’ils en auront toujours une dans le mien.

« Une bonne Coupe du monde ne m’assurera pas d’être aux jeux »

Vous avez été sélectionné en équipe de France afin de disputer la Coupe du monde. Quelles sont vos attentes ?

Sur les deux dernières compétitions, l’équipe de France est revenue avec une médaille (le bronze à la Coupe du monde et l’argent à l’Euro, Ndlr) donc c’est l’objectif d’obtenir une médaille, au vu de notre groupe et des derniers résultats. Il y a beaucoup de nouveaux, d’autres qui reviennent. Mais on sait comment se passe une préparation en Coupe du monde et ça va le faire.

Voyez-vous ces Mondiaux comme une opportunité pour vous implanter dans le groupe, un an avant le début des Jeux Olympiques ?

Oui et non parce qu’au final, je crois que ça va beaucoup dépendre de comment se passe la saison prochaine. C’est sûr que si on fait une bonne Coupe du monde, que l’on gagne et que donc tout se passe bien, ça va être difficile de vouloir changer les joueurs.

Mais même si on fait une bonne Coupe du monde et que l’année prochaine, je ne suis pas au niveau, ce n’est pas le fait d’avoir participer à cette compétition qui va sauver ma place en sélection. Je pense donc que le fait de jouer la Coupe du monde et d’avoir l’opportunité de montrer ce que je peux apporter à l’équipe, ça peut m’aider, mais il n’y a pas que ça. Je ne peux pas juste me reposer sur le fait que je serai présent à cette compétition.

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Qu’est-ce que ça représente pour vous qu’on ait un Français, Victor Wembanyama qui ait été drafté à la place de numéro un ?

Je l’ai vu à 14 ans quand il était au centre de formation de Nanterre donc j’ai vu le phénomène un peu évoluer et j’ai vu qu’il avait quelque chose de spécial. Et c’est sûr que d’avoir un joueur français numéro un de la draft et de voir la lumière qu’il a apportée sur le basket français, c’est génial. Je pense notamment à Bilal Coulibaly par exemple. C’est aussi grâce à lui que la lumière a été braquée sur le basket français et sur les Mets. Ça a attiré beaucoup de personnes. C’était une bonne chose pour le championnat et pour le basket français.

Propos recueillis par Mathieu Coutelette

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