dimanche 23 juin 2024

Les Américaines sont-elles vraiment imbattables ?

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En basket, les équipes américaines sont favorites à leur succession aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Les filles vont encore présenter une grosse équipe à Paris. Qui peut battre les Américaines ?

Les américaines visent la passe de huit à Paris. En battant les Japonaises à Tokyo (90-75), la Team USA était devenue championne olympique pour la 7ème fois de suite. Les USA avaient écrit un nouveau chapitre de leur légende dans un tournoi où beaucoup d’observateurs les voyaient affronter les Françaises en finale, mais c’était sans compter sur les surprenantes japonaises qui avaient battu les Bleues en demi-finale.

En finale, en revanche, elles n’ont rien pu faire face aux Américaines qui étaient largement supérieures. A Paris, les Françaises seront de nouveau les adversaires de la Team USA.

En jouant à domicile, avec une belle équipe, complète, elles peuvent les gêner, mais elles doivent être régulières et ne pas avoir de baisses de niveau comme face aux Japonaises en demi-finales des derniers JO. Selon la Canadienne de Bourges Kayla Alexander, les Américaines ne sont pas imbattables :

« Aucune équipe ne l’est. Le sport est tellement imprévisible. Elles sont très fortes, c’est sûr, elles l’ont montré sur les grandes compétitions, elles savent gérer la pression, les attentes, mais les autres équipes comme la France ont aussi de belles équipes. Elles ont un groupe compliqué avec notamment la Belgique, une équipe qu’elles ont battue de justesse récemment. »

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La Dream Team USA basket brille sur les JO

En février, la Belgique a, en effet, montré que les Américaines pouvaient être accrochées. Les Belges ont mené tout le match ne s’inclinant que dans les dernières secondes. Jean-Aimé Toupane, le sélectionneur des Bleues, estime que le tournoi olympique va être ouvert, mais que les Américaines restent au-dessus des autres nations :

« Chaque match va être un défi. Les 12 équipes sont très fortes, c’est un tournoi homogène. La poule est très homogène aussi. C’est bien d’éviter le groupe de la mort avec les Etats-Unis et la Belgique. Toutes les nations ont progressé, la Belgique l’a prouvé, mais les Etats-Unis restent les meilleures. Sur le match face à la Belgique, il leur manquait deux joueuses importantes. Il faut qu’on se donne les moyens de les battre ».

Ce match face aux Belges est significatif sur la force mentale et la confiance qui habitent les Américaines. Elles ont été surprises par le début de match des Belges qui étaient elles aussi privées de deux joueuses clés (Kyara Linskens et Julie Allemand), mais elles ne se sont pas désunies et sont revenues petit à petit dans le match. Menées pendant toute la rencontre, les Américaines ont gagné au buzzer (81-79).

Cette rencontre du TQO était plus un match de préparation pour la Team USA déjà qualifiée pour les Jeux et, même dans ce contexte, elles ont montré qu’elles ne voulaient rien laissé à leurs adversaires.

Les américaines dans un groupe compliqué

Peu d’équipes peuvent battre les Américaines surtout dans un contexte de compétition où elles sont en mode guerrières. La Belgique, malgré la défaite, a pris confiance car les Américaines avaient rarement été autant mises en danger. La Belgique, très adroite sur ses tirs (41% à

3 points) a montré qu’elles n’étaient pas imbattables. Dès la phase de groupes, les Américaines devront se dévoiler dans un groupe très compliqué avec la Belgique, l’Allemagne et le Japon, dernier finaliste des JO de Tokyo.

Les Belges ont montré que les Américaines pouvaient être mises en danger notamment sur les tirs de loin, à 3 points mais, pour les battre, il faut être à 120% tout le long d’un match. Un défi compliqué car physiquement elles sont très fortes. A Lille puis à Paris, les Américaines pourront s’appuyer sur leurs stars WNBA avec notamment Breanna Stewart.

Elles partiront en mission pour gagner un 8ème titre olympique consécutif et le 10ème titre de leur histoire (1984, 1988, 1996, 2000, 2004, 2008, 2012, 2016, 2021). Avec un tel objectif, elles seront très difficiles à battre.

Valérie Pratdessus (avec Arnaud Bertrande)

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