vendredi 24 mai 2024

L’Étoile Angers Basket, pas en Pro B pour faire de la figuration !

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Après une belle accession en Pro B, l’Etoile Angers Basket se donne les moyens pour y rester et bien exister. Angers en Pro B, c’est fait. Le but, désormais, est de s’y ancrer. Le co-président Thierry Boisseau trace la feuille de route :

« Dès la création de l’EAB il y a cinq ans, on a mentionné rapidement nos ambitions. Dont celle de retrouver la Pro B. Angers y avait déjà évolué lors de saisons précédentes. Dans son histoire, le club a connu la N2, la N1. Puis la Covid est venue pendant deux années gripper la machine. Heureusement, la saison dernière, on a pu atteindre notre objectif. Le challenge était donc clairement annoncé. On est maintenant en Pro B. A nous de nous pérenniser dans ce championnat très relevé. On y va avec humilité, mais avec ce désir de bien se positionner. En d’autres termes, on veut assurer un maintien avec le plus de sérénité possible. On va aussi essayer de se développer en interne pour tenter un jour de disputer des play-offs avec d’autres ambitions… ».

Une ambition future de Betclic Elite

? « On n’en est pas là. Angers rêve aujourd’hui déjà de jouer la première partie de tableau en Pro B. Après, on peut rêver de Betclic Elite et d’Euroligue, cela ne fait pas de mal… Il faut regarder surtout les moyens financiers et structurels dont on dispose. On va donc prendre notre temps ».

Entre des relégations traumatisantes en 2001 (16ème, Pro B) et 2007 (18ème, Pro B), un passage éclair en 2015 (18ème, Pro B), Angers a parfois vécu des expériences périlleuses dans l’antichambre de l’élite. Cependant, Angers a retenu certaines leçons du passé.

« Nos résultats sportifs ont été salutaires et nous ont permis de terminer premiers et d’accéder à cette Pro B. Jusque-là, on n’était pas prêts structurellement. Néanmoins on a pris les dispositions suffisantes et nécessaires pour se préparer au format de la Pro B. C’est un élément très rassurant. Sportivement, le recrutement opéré cette saison a été bien étudié. Nos premiers matches amicaux ont bien démontré que le groupe répond aux attentes. Tout cela est très encourageant ».

« En pro b avec humilité, mais avec ce désir de bien se positionner »

Autre point essentiel dans le développement du club champion de N1 pour la première fois de son histoire la saison passée : cette fusion entre l’Etoile d’Or Saint-Léonard et Angers Basket en 2017. Les répercussions ont été importantes :

« Cette fusion a permis notamment de répondre à des enjeux économiques. Elle nous a également permis de dessiner le basket dans ses grandes lignes dans l’agglomération d’Angers. On a alors pu rassembler plus de monde autour d’un projet, plus de bénévoles, en légitimant ce fait d’être aujourd’hui parmi les 10 plus grands clubs de France en nombre de licenciés. Cela nous donne toutes ces forces. On est la 18ème masse salariale de Pro B, la plus petite avec 550 000 euros de masse salariale. On écrit un projet de développement pour les trois prochaines saisons ».

Etabli pour exister sereinement dans cette Pro B, le recrutement sera-t-il suffisant ?

« On a gardé une ossature. Certains joueurs ont un fort vécu ensemble. C’est très important pour l’intégration des nouveaux. Il y a aussi des joueurs qui ont évolué en Pro B comme Kévin Lavieille et Youri Morose. Stephan Gauthier a été formé, lui, à Boulazac. Il a connu le haut niveau. On a conservé aussi notre meneur américain Akaemji Williams. On a pu également capitaliser sur de bons jeunes comme Yohan Choupas, Florian Leopold, Shawn Tanner, Arthur Minkonda. Ce sont des garçons qui ont de réelles aptitudes, mais qui ont encore besoin de beaucoup progresser. On est aussi allé chercher un joueur expérimenté comme Augustin-Fairell (Chalon-sur-Saône, Ndlr). Il a 29 ans. Il connaît bien la division. Il a de l’expérience. Il a apporté déjà de la sérénité au groupe ».

Enfin, les pensionnaires de la salle Jean-Bouin (3000 places) sont désormais dirigés par un nouvel entraîneur : Ali Bouziane (45 ans). Celui qui officiait depuis 2019 en qualité de responsable du centre de formation de l’Elan Chalon s’est engagé pour les deux prochaines saisons. Il a remplacé Sylvain Delorme :

« Les changements d’entraîneurs font partie de la vie des clubs. Les coachs ont des CDD avec des objectifs. Certains parviennent à se pérenniser plusieurs saisons. La performance restant la garantie sur la durée ».

On a tourné une nouvelle page à Angers. Espérons qu’elle soit la plus belle et la plus longue possible en Pro B histoire de ne pas redescendre comme en 2014/2015…

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