jeudi 13 juin 2024

Mary Patrux : « J’ai envie que Rudy aille en finale ! »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

Journaliste beIN SPORTS à la présentation de l’émission quotidienne NBA Extra qui vient de débuter sa 10ème saison, Mary Patrux, ancienne joueuse de Franconville en N2, figure historique de la chaîne, livre à France Basket et au Quotidien du Sport, ses attentes pour cette nouvelle saison NBA.

Quelles sont vos attentes pour cette nouvelle saison NBA ?

Il y a longtemps qu’on n’avait pas eu une saison aussi ouverte. Il peut se passer plein de choses. Depuis la bulle, on s’est rendu compte que les cartes avaient été redistribuées et j’attends justement d’être surprise.

Ça a été le cas la saison dernière et j’ai envie que ça continue. Après, j’ai évidemment envie de voir ce que vont faire les Lakers de LeBron, comment va revenir Klay Thompson, un joueur que j’aime regarder jouer, voir ce que ces Warriors peuvent donner dans cette nouvelle géopolitique de la NBA, est-ce que Kyrie Irving va jouer, Utah va-t-elle enfin passer le cap en playoffs…

Quelle peut être l’équipe surprise ?

Atlanta. Elle était très attendue la saison passée et elle a su être présente en playoffs malgré une saison en dents de scie. Elle va devoir confirmer avec plus de stabilité, mais elle s’est renforcée avec plus de profondeur de banc. Les Grizzlies seront également à suivre. C’est aussi une équipe qui a passé des caps.

Qui voyez-vous en finale ?

A l’Est, les Nets. A l’Ouest, c’est plus compliqué. Les Warriors, je pense que c’est trop juste. Phoenix n’est-ce pas seulement le coup

d’un soir ? (rires) Les Lakers, je n’y crois pas du tout même avec LeBron. (Elle hésite) Je vais quand même dire Phoenix avec une victoire des Nets.

Les playoffs juge de paix des Dream Teams

Ne se dirige-t-on pas vers une bataille de Dream Teams ?

Je n’ai pas trop cette impression. Les Lakers, c’est le choix de LeBron (sic). Par contre, Atlanta, c’est vraiment une équipe qui s’est construite, avec une réflexion. Après, les Nets, c’est quand même incroyable de se dire que tous ces joueurs jouent tous ensemble ! Cela va-t-il fonctionner entre eux ?

Pour l’instant, mettre des noms ensemble ne marche pas toujours. Mais c’est passionnant de voir si ça va marcher. Les playoffs rendront leur verdict car si vous n’avez pas un collectif vous ne pouvez pas aller au bout. Phoenix et Milwaukee avaient un collectif et sont allées en finale.

Qu’attendez-vous de nos Bleus ?

J’ai envie que Rudy (Gobert) aille en finale ! J’aurais d’ailleurs pu dire une finale NetsUtah. Rudy se donne beaucoup de mal pour aller au bout et j’ai envie que ça lui sourit.

J’ai aussi envie qu’Evan (Fournier) marche très bien aux Knicks car c’est quelqu’un qui est investi dans son sport, qui donne tout pour être au sommet. J’ai aussi envie que Frank Ntilikina ait du temps de jeu aux Mavs, que Timothé (Luwawu-Cabarrot) trouve sa place à Atlanta et en NBA. Les places sont chères !

Pour certains, ça arrive très vite, trop vite. Ne faut-il pas parfois rester une saison de plus en Europe avant d’aller en NBA ? Comme partout, le plus dur est de durer et on ne peut que saluer la longévité d’un Nico Batum. Cela donne encore plus de valeur à ce qu’a réalisé Tony (Parker). On a cru que c’était facile en regardant TP, mais ça ne l’est pas ! Il y a tellement de concurrence et on n’a pas souvent une deuxième chance.

« Kevin Durant, pour moi, c’est le meilleur joueur de la NBA aujourd’hui »

Vous êtes la première fan des Warriors. D’où vous vient cet attachement ?

J’aime Steph Curry, sa manière de jouer. Peu de joueurs prennent autant de plaisir que lui. Pour lui, le basket reste un jeu. Réussir à nous transmettre ce sentiment, ça fait du bien !

Vous l’avez interviewé. Quel joueur rêvezvous désormais de rencontrer ?

Kevin Durant ! Pour moi, c’est aujourd’hui le meilleur joueur de la NBA. Je n’ai jamais vu une telle efficacité aux tirs. Il a un côté tueur. Devin Booker, ne serait-ce que par son évolution, serait également intéressant. Klay Thompson aussi après toutes ses galères.

Comment s’était passée la rencontre avec Curry ?

Un moment très particulier. Je l’avais déjà rencontré quand il était en vacances à Paris. Il cherchait des places pour le Parc des Princes et son chauffeur m’avait appelé !

Avez-vous envie de commenter des matches ?

De WNBA oui, mais la chaîne ne me l’a pas proposé. De NBA non. Ce n’est pas une question de légitimité. Certains le font très bien.

Après, mon métier premier est de construire des émissions et de les présenter. Cela m’occupe déjà beaucoup !

Vous avez failli partir à France Télévisions en 2019. Pourquoi ça ne s’est finalement pas fait ?

On ne s’est pas mis d’accord sur le salaire ! Car, pour le reste, on était d’accord sur tout. Mais, avec 15 ans d’expérience, je n’étais pas prête à revenir en arrière sur certaines choses. Ça reste néanmoins un objectif. Je veux faire les Jeux Olympiques !

Je veux participer à Paris 2024 ! Si ce n’est pas en tant que journaliste, ce sera comme bénévole. Rejoindre le service public, ce n’était pas pour avoir une plus grande exposition. Je fais ce métier pour vivre de grands moments de sport !

N’avez-vous pas envie de faire d’autres choses, du divertissement par exemple ?

J’aime trop le sport ! J’ai toujours voulu faire ça et j’ai envie de continuer.

La NBA largement diffusé en France

BeIN SPORTS, c’est la NBA, et désormais la NCAA et la WNBA. Un suivi sans égal du basket américain. Pourtant, le championnat de France et l’Euroligue peinent à trouver des diffuseurs. N’y a-t-il pas un problème ?

C’est une question de droits. On ne les a pas pour ces deux compétitions. S’il n’y a pas de diffuseur, ce n’est pas la faute de BeIN SPORTS. Après, en tant que fan de basket, je déplore qu’aujourd’hui personne ne diffuse l’Euroligue. On a deux clubs français compétitifs, ce qu’on a réclamé pendant des années.

Des clubs qui font des efforts à l’image de l’ASVEL de Tony Parker avec beaucoup de joueurs français ou Monaco qui a fait venir Mike James. Mais il y a aussi une réalité du marché des droits sportifs et certains ne devraient pas être trop gourmands. L’exposition est plus importante que l’argent et le basket français a sans doute plus besoin aujourd’hui d’une belle fenêtre.

Le public français s’intéresse peut-être aussi davantage à la NBA qu’à la Betclic Elite…

Le public français aime la NBA avec qui il a un rapport très particulier. Mais il aimerait aussi voir un match d’Euroligue dans la semaine. Il ne faut pas opposer les deux. Ils sont même complémentaires.

Le fait que beaucoup de joueurs aux gros CV NBA aient rejoint la Betclic Elite cette saison peut-il lui faire une place dans NBA Extra ?

Si Elie Okobo annonce qu’il retourne en NBA, il sera le bienvenu, mais on ne va pas faire une rubrique Betclic Elite dans NBA Extra ! Ceux qui nous suivent veulent avant tout savoir ce qui se passe en NBA.

Vous avez joué au basket en région parisienne. Comment expliquez-vous qu’aucun club francilien n’évolue au plus haut niveau ?

C’est bien dommage car il y a un tel vivier en région parisienne. Un grand club de basket féminin, ça marcherait !

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