samedi 24 septembre 2022

Nicolas Lang : « Limoges n’a pas la même culture que Monaco et l’ASVEL »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

Seul « survivant » au CSP de la belle saison dernière, Nicolas Lang, élu dans le cinq de la saison de la Betclic Elite, espère confirmer ce bel exercice. Entretien pour Le Quotidien Du Sport et France Basket.

La saison dernière est-elle la meilleure de votre carrière ?

Je pense que c’est la meilleure car on a fini 4ème. La saison d’avant, j’avais également bien joué, mais on avait fini 9ème. J’ai néanmoins connu cette saison des moments de moins bien avec trois entorses qui m’ont coupé dans mon rythme. Au final, ça reste une bonne saison, avec des stats quasi identiques même si j’ai été moins adroit. La 4ème place reste le plus important. Dommage simplement qu’on n’ait pas passé le 1er tour contre Dijon. Ce sera l’objectif de la saison prochaine.

Etre élu dans le cinq de la saison est-ce une (belle) surprise ?

Sur la physionomie de la saison, je ne pense pas que ce soit une surprise. Mais, je me répète, c’est dur d’avoir des distinctions individuelles si ton équipe est mal classée. C’est une distinction individuelle, mais aussi collective.

Limoges pas prêt à rejoindre l’ASVEL et Monaco

Limoges peut-il rejoindre dans la cour des grands Villeurbanne et Monaco ?

Ce n’est pas du tout la même culture. Il faut être en adéquation avec la culture de ton club et de ta ville. Le but est de revenir au sommet, dans le haut du tableau, mais on ne peut pas copier ce que font Villeurbanne ou Monaco. On n’aura déjà pas les mêmes moyens. Je ne vois d’ailleurs pas un repreneur reprendre le club. Ce n’est pas dans la culture.

On le voit avec un staff très étranger qui va apporter une autre vision avec une culture différente. Le club essaye de faire les choses un peu différemment. On n’en va moins essayer de titiller les gros. Même si l’argent reste le nerf de la guerre, on va essayer de faire les choses à notre façon.

Vous êtes le seul joueur de la saison dernière à être resté. N’est-ce pas frustrant ?

Oui, c’est frustrant, j’aurais aimé que d’autres restent, mais c’est la vie des clubs avec des budgets moyens qui n’ont pas les moyens de garder leurs meilleurs joueurs.

« J’avais des appréhensions et, au final, ça a été une très bonne saison. Je ne jugerai plus jamais un recrutement ! »

Le recrutement vous donne-t-il de l’espoir ?

Je ne connais pas trop les Américains qui ont signé. Mais ce n’est pas mon métier, je ne suis pas scout. Je ne me permettrai pas de juger surtout après la saison dernière où le recrutement était un peu bizarre, j’avais des appréhensions et, au final, ça a été une très bonne saison. Maintenant, je ne jugerai plus jamais un recrutement ! (sourire) Il n’y a que la réalité du terrain qui dira s’il est réussi.

Nicolas Lang veut revivre les play off

Quel sera l’objectif pour le CSP ?

Quand on se qualifie en play off, on a juste envie de revivre ça.

Vous avez prolongé jusqu’en 2025. Limoges sera-t-il votre dernier club ?

Les joueurs jouent de plus en plus longtemps, jusqu’à 38, 39 ou 40 ans. On verra à 35 ans si on veut encore de moi (rires). Mais je ne pense pas m’arrêter à 35 ans, loin de là. En plus avec mon style de jeu j’ai rarement été blessé. Les shooteurs durent un peu plus longtemps.

Une expérience à l’étranger ne vous a-t-elle pas tenté ?

J’avais encore un an de contrat sans option donc la question ne se posait pas forcément. J’ai néanmoins toujours été partisan de partir à l’étranger, mais avec deux enfants, ça change tout, et je me sens très bien à Limoges. Si une opportunité incroyable se présente, j’essaierai de la saisir, mais l’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs, j’aime ma vie comme elle est.

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