mardi 23 juillet 2024

OL : Aulas viré, Ponsot et Cheyrou écartés… La méthode Textor est en marche

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Jean-Michel Aulas a cédé son Olympique Lyonnais à un américain méconnu, il y a encore quelques mois du paysage footballistique français : John Textor. Propriétaire ou actionnaire de plusieurs clubs à l’étranger (Botafogo au Brésil, Crystal Palace en Angleterre, Molenbeek en Belgique, pour ne citer qu’eux) Textor a une méthode bien à lui, qu’il entend bien appliquer à l’OL.

L’Olympique Lyonnais a vécu un véritable coup de tonnerre. Quand l’OL renverse Montpellier de façon spectaculaire (victoire 5-4 après avoir été mené 1-4), personne ne s’imagine que Jean-Michel Aulas n’est déjà plus président de l’OL.

Il faut attendre le lendemain matin, pour que la nouvelle tombe et laisse alors l’OL sans son commandant en chef depuis 36 ans. Si le logiciel du, désormais ex Président lyonnais, était rouillé depuis quelques années, Si la nouvelle a fait l’effet d’une déflagration entre Rhône et Saône, l’héritage de Jean-Michel Aulas restera comme un exemple de longévité.

Aulas et Textor n’étaient d’accord sur rien

Aulas a tout bâti à l’OL. Le président des Gones est l’instigateur de nombreux projets dont l’homme d’affaire récupère la responsabilité. La LDLC Arena, le stade du Groupama Stadium, une équipe féminine légendaire qui a été vendue à Michèle Kang, une businesswomen américaine, pour 50 millions d’euros.

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Une nouvelle ère pour l’OL qui commence par des décisions fortes, notamment le remaniement de toute la direction sportive. Le départ de Jean-Michel Aulas en fait partie. Il est aussi question de choix importants portant sur la structure économique du club, l’Américain ayant besoin de fonds pour terminer l’ acquisition du club. Cette décision a irrité au plus haut point Jean-Michel Aulas.

Bon seigneur, le boss de l’OL est touché, déçu, mais ne montre rien en public. Le fondateur du nouvelle OL des années dorées (2000-2012) s’en va, en laissant des actifs exceptionnels.

JMA connaît bien le fonctionnement des Américains en matière de business, lui qui a voyagé partout dans le monde avec la CEGID (Une entreprise d’édition de logiciels dans la gestion comptable qu’il a fondé dans les années 80).

En vendant à Textor, Aulas pensait répéter le modèle qui lui avait permis de diriger l’OL tout en diversifiant les investisseurs. C’est ce qu’il s’est passé dans les années 2000 avec l’appui de Seydoux et Pathé.

JMA pensait que Textor lui laisserait les mains libres, tout en préparant la suite. Mais les Américains ont étudié le modèle lyonnais et savait que son créateur était la personne à écarter pour opérer des changements majeurs pour le club.

Les désaccords entre les deux hommes sont trop nombreux : cellule de recrutement, scouts, section féminine, data, Aulas ne suit pas Textor, qui, après des semaines de conflit, décidait d’appuyer sur le bouton « fired ».

Textor a une stratégie pour l’OL mais avec quels moyens ?

Le problème avec le nouveau propriétaire américain, ce sont les fonds. En effet, si une information démentie par Hugo Guillemet du Journal l’Équipe assurait que l’affaire des 130 millions à trouver était un fake, le doute persiste. En attendant, une chose est sûre : John Textor a confirmé que Lyon allait changer sur tous les plans.

Toute la communauté de supporters lyonnais attend avec impatience le plan d’action, qui tarde à sortir. Bien que des pistes existent : investissement sur le mercato, maintien de Laurent Blanc, transformation de la cellule de recrutement. Sauf que les semaines passent et rien n’est officiel…

C’est une évidence : le moment est venu pour les Gones de rentrer dans le football des années 2020. Pour autant, de quels moyens disposent les Lyonnais pour se mettre au niveau ? C’est toute la question.

En outre, John Textor doit racheter la part des petits porteurs, pour un montant de 50 millions d’euros. C’est paradoxalement la même somme que la valeur de l’OL féminin.

Presque 5 mois après son installation, Textor a interrogé beaucoup de monde en interne. Il a analysé tous les défauts et succès du modèle mis en place par Jean-Michel Aulas.

Déjà, l’OL s’est séparé de deux petits joyaux qui ne sont pas anodins. La LDLC et l’OL féminin ont plié bagage quid de la suite ? Que deviendra le partenariat entre sportfive (chargé des partenariats et des hospitalités) et les Gones dont le PDG est un ami de 30 ans de JMA ?

Sous Textor, Molenbek et Botafogo ont changé de dimension

Malgré le tableau noir que dépeignent les détracteurs de Textor, ce dernier n’est pas un looser du sport. Mais l’Américain prône un model bien différent. Exit le cash early et place à une vraie stratégie de fond. Textor n’aime pas être pris de court. Il réfléchit et analyse la situation en prenant des avis précieux.

Les exemples les plus frappant sont Molenbeek et Botafogo, les deux clubs appartenant déjà à l’Américain. S’appuyant sur des gens fiables et connaissant à merveille leur environnement, Textor laisse du temps et met le club dans les bonnes dispositions, en utilisant la data, « pour être plus efficace dans la recherche de jeunes talents » (dixit Textor). Le nouveau patron de l’OL s’appuie sur un projet et corrige tous les défauts nécessaires. Les clubs belge et brésilien ont changé de dimension dans leur fonctionnement. C’est ce dont Lyon a besoin.

Textor est un amoureux du football, il adore ce sport et en connaît la tactique et les principes. Un atout de poids pour progresser et faire évoluer les clubs. Avec plus ou moins de réussite, la méthode trouve son chemin. Molenbeek a gagné le championnat de D2 Belge et évoluera dans l’élite la saison prochaine. Pendant que Botafogo revient au premier plan au Brésil.

Recherche président désespérément…

La question n’a pas encore de réponse. Toutefois, L’OL pourrait basculer dans une nouvelle dimension. D’autant plus que le matériel est présent. Ne manque que les ajustements d’une méthode dont Lyon a cruellement besoin.

Le club aux 7 titres de champion de France ne fonctionne pas comme tous les grands clubs européens. C’est son principal défaut. Textor connaît tous les maux lyonnais, il a toujours su que la tâche demande des moyens, du temps et de l’humain.

Après avoir écarté le triumvirat Aulas – Ponsot – Cheyrou, poussés dehors ou mis au placard, le nouveau boss doit trouver son président. Quelqu’un qui a une excellente connaissance du milieu rhodanien.

Les candidats capables de succéder à Jean-Michel Aulas sont très rares. C’est bien tout le problème de la gouvernance JMA pendant 36 ans : ne pas avoir anticipé son départ et préparé le terrain pour un successeur désigné.

Pour transformer l’OL, c’est un duo nouveau qui devra opérer avec rapidité et efficacité pour ramener le Groupama stadium en Ligue des Champions.

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