vendredi 14 juin 2024

Paul Jedrasiak (Clermont) : « La peur fait le charme des phases finales… »

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Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

Fort de trois finales de Top 14, dont une gagnée en 2017, le deuxième ligne clermontois de 28 ans appréhende les phases finales avec la sérénité de ceux qui connaissent la recette.  

Paul, dans quel état d’esprit abordez-vous la dernière ligne droite de cette saison ?

Avec beaucoup d’envie et de motivation pour aller chercher la qualification pour les phases finales. On entre dans une période très particulière dans le rugby, qui suscite beaucoup d’attente toute la saison et génère une sorte de peur mais une peur qui transcende. Quel que soit le niveau, chez les pros ou en amateur, cela fait partie du charme des phases finales. Je crois que tous les rugbymen ont connu ça, l’on ressenti, au moins une fois dans leur carrière, cette crainte mêlée à de l’excitation.

Comment vivez-vous les circonstances de la pandémie ?

A Clermont, on fait partie de ces clubs où le public a un réel impact sur les matchs et les résultats. Le soutien de nos supporters nous manque forcément mais on n’a pas le choix, on s’adapte. Les conséquences de la covid sont évidentes avec plus de victoires à l’extérieur que d’habitude et l’obligation pour nous d’être le plus professionnel possible dans notre approche des matchs, dans leur gestion. On doit être le plus propre possible dans notre jeu, le plus précis possible dans chaque séquence.

«  Ne pas se disperser et s’écarter des fondamentaux »

Vous avez déjà été champion de France en 2017, finaliste à deux autres reprises, y-a-t-il un chemin à suivre pour se rapprocher du Brennus ?

Oui, bien sûr, il passe par une solidarité de tous les instants et l’obligation d’être à la fois très propre dans toutes nos conquêtes, en touches et en mêlées, et d’une grande simplicité dans nos intentions de jeu, dans tout ce qui est efficace. Il ne faut pas se disperser, ne jamais trop s’écarter des fondamentaux qu’on maîtrise. Faire des choses simples mais les faire bien jusque dans les plus petits détails. Lorsque nous avons été champions en 2017 avec Clermont, nous avions été performants dans ces secteurs là, jusqu’à la finale qui oblige à élever son niveau d’exigence encore davantage.

Quel est l’impact du départ programmé de Franck Azéma, de l’arrivée de Jonno Gibbes et de l’incertitude qui règne autour de la composition du staff de la saison prochaine sur le groupe ?

Franck a depuis longtemps annoncé son départ et nous avons intégré depuis longtemps les changements à venir. Pour le moment, on sait juste que Jonno (Gibbes) va nous rejoindre, rien d’officiel n’ayant été annoncé par ailleurs. On met ça de côté pour nous concentrer sur le présent et la quête d’un nouveau titre pour aller jusqu’au bout de l’aventure avec Azéma.

Vous attendez-vous à beaucoup de changements la saison prochaine ?

On connait Jonno, un entraîneur très technique qui met l’accent sur la précision. Je l’ai côtoyé à mes débuts pros sur Clermont et depuis il a connu d’autres expériences donc on ne sait trop à quoi s’attendre. Le remise en cause sera de toute façon indispensable mais pas davantage qu’à chaque début de saison. Le rugby de haut niveau impose de se remettre en question tous les jours, à ce niveau ça ne changera pas. Franck a aussi cette exigence et a toujours donné sa chance à tout le monde. C’est important de le préciser.

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