vendredi 24 mai 2024

Rikke Granlund (Chambray) : « Ce championnat est fou ! »

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Championne d’Europe 2020 avec la Norvège, Rikke Granlund (32 ans) se plaît dans son nouvel environnement, mais attend des résultats encore meilleurs avec son équipe de Chambray. Entretien pour Le Quotiidien du Sport et Handball magazine.

Pourquoi avez-vous décidé de vous engager avec Chambray, un choix qui a pu surprendre avec votre palmarès ?

Dans mon parcours, j’ai voulu essayer différentes expériences. Excepté mon pays d’origine (la Norvège, Ndlr), j’ai également joué au Danemark (Esbjerg, Ndlr). Les dirigeants de Chambray m’ont vraiment laissé une bonne impression. Le projet m’a beaucoup plu.

J’ai très vite compris dans quelle direction ils voulaient aller. Cette démarche m’a finalement convaincu. Je trouvais également l’idée fun de découvrir un nouveau pays, une nouvelle culture, un autre championnat, de nouvelles joueuses tout en pouvant jouer la Coupe d’Europe. Je l’ai senti comme un beau challenge. J’avais vraiment envie de le relever.

Avec votre titre de championne d’Europe en 2020 et votre expérience au niveau international, vos partenaires ont dû être impressionnées en vous voyant débarquer, non ?

(gênée) Je ne sais pas, peut-être… (sourire).

Pourquoi avoir attendu plus de 30 ans pour venir jouer en France ?

J’aurais peut-être pu venir un peu avant. Mais que ce soit en Norvège et même au Danemark, la culture, la manière de s’entraîner et évidemment la langue, sont radicalement différentes par rapport à la France.

Ce type de virage n’est quand même pas à prendre à la légère, surtout quand on ne connaît pas grand monde en arrivant. J’ai dû intégrer pas mal de nouvelles choses assez rapidement. Le handball pratiqué ici n’est pas non plus le même que celui que j’ai connu avant.

Justement, quelle est la grande différence entre le championnat norvégien ou même danois, avec la France ?

En France, une large place est laissée au handball à proprement parler. Cela se vérifie même à l’entraînement. En Norvège, il y a beaucoup moins d’équipes professionnelles comme chez vous. Donc il y a pour beaucoup de filles dans mon pays cette obligation de travailler à côté du handball. Au Danemark, c’est encore différent. C’est un handball et un championnat très physique.

« En Norvège, beaucoup de filles travaillent à côté du hand »

Venir succéder à Linda Pradel, l’ancienne capitaine de Chambray, ne vous a-t-il pas rajouté de stress supplémentaire ?

J’ai appris que cette joueuse a passé pas mal d’années au club (entre 2015 et 2021, Ndlr) et qu’elle en a été une joueuse emblématique. Mais je ne suis pas Linda Pradel. Je suis Rikke Granlund. Donc une personne différente. Mais forcément quand on est nouvelle et qu’on vient remplacer une joueuse qui a marqué les esprits, cela rajoute forcément un peu plus de pression.

Personnellement, même comme gardienne, vous aimez vous inscrire dans un jeu rapide. Mais comment trouvez-vous la première partie de saison de Chambray ?

On a vraiment connu des hauts et des bas. On a pu battre Bourg-de-Péage (33-27, 7ème j.) pour perdre ensuite contre Toulon (27-29, 11ème j.). Ce championnat est fou. Presque n’importe quelle équipe peut gagner ou perdre contre n’importe quelle autre. Ce championnat est très serré. Mais Chambray doit surtout gagner en constance. On peut toujours mieux faire. Ce club a quand même fait un grand pas en avant dans son histoire en disputant une Coupe d’Europe.

Rikke Granlund se plait en Indre et Loire

Quel est le défi de Chambray d’ici la fin de saison ?

Celui de finir à la place la plus haute possible. On veut se rapprocher au maximum d’une place européenne. Si on se qualifiait, ce serait un très beau résultat. Ce n’est pas fait. Cette mission ne s’annonce pas commode, mais on a nos chances.

Vous avez signé pour deux saisons avec le CTHB. Comment voyez-vous votre avenir ?

C’est assez difficile de répondre à cette question (sourire). Pour le moment, je suis à Chambray et je m’y sens bien. J’aime jouer dans ce championnat de France. On verra de quoi sera fait mon futur.

Un dernier mot sur la région d’Indre et-Loire, comment la trouvez-vous ?

Très agréable. C’est appréciable de vivre dans cette région. Il y a beaucoup de châteaux et de vignes.

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