samedi 26 novembre 2022

Roanne : Où est passé le chaudron de la Vacheresse ?

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

Co-président de Roanne 1937, le club officiel des supporteurs de la Chorale, Eric Lacroix essaye de faire bouger les choses… Entretien réalisé avec nos confrères de France Basket.

Pouvez-vous nous présenter Roanne 1937 ?

Le club des supporteurs a été fondé en 2013. Aujourd’hui, en abonnés, on n’est pas très nombreux ; 45. Il faut y ajouter une vingtaine de membres qui adhèrent à notre association par le biais d’une carte, soit ils sont abonnés dans une autre tribune, soit ils sont sympathisants. La descente en Pro B (en 2014, Ndlr) a fait baisser le nombre d’abonnés. On est même descendu à 20, on est remonté un peu, mais c’est très compliqué.

N’y a-t-il pas de public pour le basket à Roanne ?
Au contraire, on a un public de connaisseurs, mais c’est un public vieillissant avec des gens qui n’ont pas envie de s’investir plus que d’aller au match. Par contre, sur des finales, comme de Pro B ou de Leaders Cup (vainqueur de la Leaders Cup de Pro B en 2017 et 2019, et champion de Pro B en 2019, Ndlr), on arrive à mobiliser. Mais, pendant toute une saison, ce n’est pas simple.

Faites-vous tous les déplacements ?

Non, on essaye de faire les plus proches. On est néanmoins aller à Monaco cette saison. On était 24. On devrait faire Le Portel sur deux ou trois jours. Ça va nous revenir à 300 euros par supporteur. C’est un budget ! C’est pour ça qu’on ne voit plus de familles. A part pour Villeurbanne, on n’arrive plus à remplir un car de 50 places en raison aussi du Covid. La saison passée, on a fait six déplacements, on va essayer d’en faire une dizaine cette saison.

Eric Lacroix motivé pour un top 8 avec Roanne

Le club vous aide-t-il ?

Le club non, à part parfois avec des invitations, mais la ville nous prête des mini-bus, ce qui nous permet d’avoir un coût de déplacement moindre. Pour les matches à domicile, le club se plaint qu’il n’y a pas assez d’ambiance, mais on n’est pas reconnu, on n’a pas de soutien fort.

Il est passé où le Chaudron de la Vacheresse ?

Le Chaudron, ça date de 2002, l’année de la remontée, et les années qui ont suivi. Là, il est bien malade… Les gens sont plutôt passifs. Ce sont des spectateurs, pas des supporteurs. On a peu d’étudiants.

Que reste-t-il du dernier titre de champion de France de 2007 (le club en a également gagné un en 1959) ?

Nous, on ne l’oublie pas et l’entraîneur non plus, mais on vit peut-être avec le passé. Le club espère jouer les play-offs. Ça lui permettrait peut-être de revivre ainsi que la salle afin de retrouver un chaudron. En Pro B, on a eu des matches à guichets fermés en play-offs, il y avait de l’ambiance, mais rien de comparable à 2007 où il y avait entre 150 et 200 supporteurs dans le kop. La salle était moins grande (elle est passée en août 2011 de 3000 à 5000 places, Ndlr), mais c’était plus dynamique, plus jeune, avec des meneurs.

Quel est le joueur préféré du public ?

Ça se joue entre Maxime Roos et le capitaine Ronald March qui débute sa troisième saison chez nous. La saison passée, le meneur Loren Jackson était très apprécié, il était spectaculaire avec sa taille (1m73).

Quels sont vos rapports avec le coach Jean-Denys Choulet qui était du dernier titre ?

On en a peu. On avait plus de contacts avec Laurent Pluvy. Jean-Denys Choulet, soit on l’aime, soit on ne l’aime pas ! Il en fait parfois trop avec les arbitres… On préférerait qu’on parle de nous par les résultats que pour les coups de gueule du coach !

Une saison réussie, ce serait quoi ?

De rentrer dans les huit premiers. Mais je ne suis pas sûr qu’on ait l’effectif pour. Avec notre budget (le 14ème, Ndlr), le premier objectif est de se maintenir. Si on est 10ème, ce sera bien et si on joue les play-offs ce sera extraordinaire.

Quel est votre meilleur souvenir de supporteur ?

Ce sont les déplacements à Paris où on a joué deux finales successives, en 2007 (victoire 81-74 contre Nancy, Ndlr) et 2008 (défaite 84-53 contre Nancy, Ndlr). La première année, deux trains étaient complets ! Le déplacement en Coupe d’Europe à Barcelone reste également un très bon souvenir. On était 200. J’ai aussi en tête les déplacements en Euroligue à Clermont-Ferrand puisqu’on n’avait pas le droit de jouer dans notre salle qui était trop petite, avec 30 bus partant de Roanne.

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