mercredi 5 octobre 2022

Romain Barthélemy (Grenoble) : « Je recherchais un club plus humain »

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Pouvant jouer centre ou ouvreur, Romain Barthélemy a décidé de quitter Bayonne pour s’engager trois ans avec Grenoble où son père a joué. Après avoir participé à la remontée de l’Aviron, le natif de Saint-Martin-d’Hères espère en faire de même avec le FCG.

Comment se passent vos premières semaines à Grenoble ?

Très bien. Le groupe est un bon mélange entre expérience, jeunesse, français et étrangers. Je pense qu’il y a de quoi faire une belle saison.

Votre rôle va-t-il être d’être l’un des premiers relais du coach, vous qui avez 31 ans et pas mal d’expérience ?

Oui, c’est ce que recherchait Grenoble au moment de me recruter. C’est un club réputé pour sa formation et il est bien évidemment nécessaire d’avoir quelques cadres afin de pouvoir performer à court terme.

Romain Barthélemy espère une deuxième (re)montée

Le fait que vous soyez né ici a-t-il pesé dans votre choix ?

Certes, je suis né ici, mon père a joué ici, il y a donc une belle histoire de famille mais, honnêtement, j’étais simplement arrivé au bout de mon aventure à Bayonne. Je n’avais plus grand-chose à donner là-bas, Grenoble m’a contacté, le feeling a été bon. Le projet sportif et le défi de la remontée sur les deux ans est très intéressant. J’arrive dans un groupe qui va tout de suite être compétitif. C’est tout ça qui fait que j’ai choisi Grenoble.

Quel a été votre premier contact avec le coach ?

Avec Fabien (Gegenbacher), ça s’est tout de suite très bien passé. Son côté très humain me plaît beaucoup. Ça fait du bien. A Bayonne, c’était un autre style de management. Ça a aussi porté ses fruits, c’est vrai, mais je recherchais autre chose, un club plus humain, plus familial.

« Un groupe qui va être de suite compétitif »

L’objectif est donc clairement de remonter sur les deux ans qui viennent.

Ç’est ça ! On a deux ans pour remonter. La saison dernière, l’équipe a mal démarré, mais s’est finalement bien reprise derrière. Cette saison, il faudra attaquer fort en surfant sur la dynamique de la fin de la saison.

N’avez-vous pas eu des touches d’autres clubs de Top 14 ?

J’ai eu quelques contacts par-ci par-là, mais avec la Covid, il fallait attendre… Bordeaux était intéressé, Toulouse aussi, mais ce n’était rien de très concret et, à 31 ans, je ne pouvais pas vraiment attendre. Il se trouve que je me suis même blessé à l’épaule quelques semaines plus tard. J’ai dû me faire opérer. En n’acceptant pas Grenoble, j’aurais pu tout perdre.

En ayant signé en janvier, vous avez dû regarder les matches de Grenoble. Avez-vous ciblé des axes de progression, d’amélioration ?

Bien sûr ! Même avant de signer, je regardais déjà tous les matches. Si je dois avancer un point à améliorer, je dirais que l’équipe jouait un peu à la baballe par moments. Faire des passes pour faire des passes, ça ne sert à rien. Mon expérience doit servir à ça. Je dois essayer de trier les ballons pour fluidifier le jeu et permettre à l’équipe d’avancer, jouer parfois des jeux au pied de pression ou d’occupation afin de permettre à l’équipe de souffler, toutes ces choses-là. Par moments, je trouve qu’ils surjouaient un peu.

Propos recueillis par Adrien Cornu

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