jeudi 29 septembre 2022

Rudy Demahis-Ballou : « Je progresse aux côtés de grands joueurs »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

Pour sa première saison pro, l’ancien meneur de l’INSEP Rudy Demahis-Ballou a réussi à gratter, à 19 ans (finaliste du dernier Mondial U19), 10 minutes de temps de jeu en Jeep Elite. Le coach Zvezdan Mitrovic n’a d’ailleurs pas hésité à lui donner du temps de jeu en finale de l’EuroCup !

Quelle première saison !

Une première saison très riche. Gagner l’EuroCup, je ne pensais pas que ça arriverait aussi vite ! Je ne pensais pas non plus avoir autant de responsabilités, notamment en Coupe d’Europe dans les matches importants. J’ai saisi ma chance à chaque fois que le coach me l’a donnée. J’ai travaillé dur pour gagner ma place dans l’équipe.

Est-ce votre profil plus défensif qui a plu au coach ?

Il ne m’a pas trop expliqué, c’est plus moi qui ai compris ce qu’il attendait de moi : d’abord de défendre dur et ensuite, en attaque, si j’ai un shoot ouvert de le prendre. Mais c’est vrai que si j’ai autant joué c’est parce que j’ai un profil plus défensif.

« J’ai saisi ma chance à chaque fois que le coach me l’a donnée »

Quel a été votre parcours avant Monaco ?

J’ai commencé le basket à l’âge de 6 ans à Rouen. J’y suis resté jusqu’à 15 ans. Ensuite, je suis rentré à l’INSEP où j’ai fait trois ans avant de rejoindre Monaco cette saison. C’est le club qui m’a fait la meilleure proposition, qui me permettait de progresser.

N’avez-vous pas eu peur de venir dans un club avec autant de stars ?

Non car j’étais déterminé.

Monaco a l’image d’un club de stars. Vous prouvez qu’on peut être un jeune joueur et y faire sa place !
C’était un gros challenge. Beaucoup ne s’attendaient pas à ce que je joue autant. Mais, comme je l’ai dit, j’ai travaillé dur et je ne suis plus surpris désormais.

Rudy Demahis-Ballou s’inspire de la NBA et de Curry

En Nationale 1, on vous reprochait votre manque d’adresse. Avez-vous le sentiment d’avoir progressé ?

Je pense. De toute façon, pour jouer à ce niveau, il me fallait un tir fiable. Cette saison m’a permis de progresser à tous les niveaux, tactiquement par exemple. Le jeu va beaucoup plus vite qu’en N1 et j’ai réussi à m’adapter dans un grand club, au contact de joueurs de qualité qui m’ont donné des conseils. Je parle beaucoup avec Dee Bost qui joue meneur comme moi. D’autres joueurs comme Damien Inglis ou Wilfried Yeguete me donnent également des conseils sur comment ça se passe en dehors du terrain.

Y a-t-il d’autres basketteurs dans la famille ?

Oui mon petit frère (Lucas). Il a 16 ans et joue à Rouen. Il évolue en cadets, mais il s’entraîne aussi avec les pros (1 match de Pro B en 2020/2021, Ndlr).

Quels sont les joueurs qui vous inspirent ?

Je regarde beaucoup les meneurs NBA, Stephen Curry, Chris Paul ou Kyrie Irving. Je regardais aussi beaucoup Milos Teodosic quand il était en Euroligue. Cette année, j’ai eu la chance de jouer contre lui ! Je regarde aussi Kevin Pangos (Zenith, Ndlr).

Comme tous les jeunes rêvez-vous de NBA ?

Oui, depuis très longtemps, et je vais continuer à travailler pour que ce rêve devienne réalité et, quand mon heure viendra, j’irai. Cette année, c’était trop tôt. Je me présenterai quand je serai prêt.

La prochaine saison va donc être importante pour vous.

J’ai déjà passé des caps cette année, mais il faut encore que j’en passe.

Retrouvez la version longue de l’entretien avec Rudy Demahis-Ballou a dans France Basket, en vente ici ou chez votre marchand de journaux.

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