jeudi 23 septembre 2021

Rugby (transferts) : Les clubs prêts à mettre le frein à main sur les internationaux ?

À lire

Agent depuis plus de 20 ans et président du syndicat des agents sportifs, Miguel Fernandez évoque l’évolution du marché des transferts et notamment le problème de disponibilité des internationaux pour les clubs.

Comment jugez-vous l’évolution du marché et votre rôle ?

Tous les acteurs du rugby ont changé, évolué. Le rugby est encore à des années lumières du foot, mais ce sport est devenu un métier pour beaucoup. L’organisation des clubs, les relations agents-clubs ont évolué.

Quels sont les profils de joueurs les plus recherchés ?

Ça peut changer en fonction de l’évolution des règles. Actuellement, ce sont les 2èmes lignes droitiers avec des physiques hors normes qui sont puissants et rapides, les buteurs aussi car le buteur est le facteur X de l’équipe, les matches se jouent souvent à rien donc il est indispensable d’avoir un excellent buteur qui peut changer le cours d’un match. Les clubs recherchent des joueurs qui peuvent créer des déséquilibres, des 3ème lignes élancés aussi. Les joueurs qui peuvent faire gagner un match sont les plus sollicités bien sûr.

« Le club va réfléchir à deux fois avant de prendre un international »

Avec les doublons, les clubs français délaissent-ils les internationaux au profit de joueurs étrangers ?

Non pas forcément pour les étrangers car les clubs doivent respecter le système des JIFF, mais le club va réfléchir à deux fois avant de prendre un international. Il y a de moins en moins d’étrangers. Ceux qui viennent doivent vraiment apporter une plus-value qualitative. On trouve beaucoup d’excellents joueurs en nationale.

Il y a eu une petite polémique concernant un international justement avec l’arrivée anticipée de Gaël Fickou au Racing 92 en fin de saison. Cette mutation des jokers médicaux doit-elle être réduite selon vous ?

Il ne faut pas se tromper. Neuf fois sur dix, c’est à l’initiative des clubs. Il y a eu Louis Picamoles aussi de Montpellier à l’UBB. En quoi les mouvements de ces deux joueurs ont perturbé la saison des clubs concernés ? Montpellier s’est sauvé et a été champion d’Europe, l’UBB s’est qualifié pour les phases finales, pareil pour le Stade Français et le Racing 92, tout le monde est content.

C’est un moyen d’ajuster l’effectif, ce système est utilisé au mieux par les clubs les plus riches. Le rugby est un sport polytraumatisant, assez rude. Ce n’est pas choquant d’avoir des mutations tardives.

Ne manquez-pas Rugby magazine, en vente ici ou chez votre marchand de journaux

spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

spot_img
spot_img

Actu

À lire aussi

spot_img