lundi 27 mai 2024

Schumacher : Retour sur les grandes années de l’Allemand

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

Pendant plus de 20 ans, Michael Schumacher a été l’une des grandes figures de la Formule 1. Avec sept titres mondiaux, l’Allemand a repoussé les limites et les records. Au point de susciter un véritable culte et de devenir une véritable légende aujourd’hui.

La révélation Schumacher

Quand il arrive en Formule 1, Michael Schumacher est l’un des grands espoirs du sport automobile en Allemagne. Champion de Formule 3 en 1990, il réussit vite à taper dans l’œil du monde de la F1 à l’occasion d’une course mythique… qu’il ne finira pas.

Le 25 août 1991, il débarque à Spa-Francorchamps pour suppléer Bertrand Gachot, emprisonné à Londres. Au volant d’une Jordan qui n’est pas faite pour lui, il réussit à impressionner les autres pilotes en brillant par son style et sa capacité à faire de bons temps. 7ème des qualifications, la meilleure de la saison chez Jordan, Schumacher réussit un départ canon pour passer à la 5ème place avant de voir son embrayage casser dès le premier tour.

Mais Schumacher venait de prendre rendez-vous avec l’histoire. En effet, séduit par le talent du jeune allemand, Flavio Briatore réussit à convaincre son président Luciano Benetton de le recruter dans la foulée à la place de Roberto Moreno. Un choix judicieux car, dès sa première course avec Benetton-Ford.

En outre, il se classe 5ème au Grand Prix d’Italie, en domptant Monza dans sa monoplace et devançant son coéquipier de l’époque, Nelson Piquet.

Schumi, un leader naturel

Très vite, Schumacher devient le leader naturel de son écurie pour s’installer durablement avec Benetton-Ford. Et, comme un symbole, il signera sa première victoire en Formule 1 en Belgique, en 1992. Parti 3ème de la grille de départ, il arrive à dominer la concurrence et notamment Nigel Mansell, Riccardo Patrese, Martin Brundle ou encore Ayrton Senna, profitant au passage pour prendre le record du tour sur la piste de Spa-Francorchamps.

Cette même année, il cumulera 8 podiums pour terminer à la 3ème place du classement des pilotes derrière Mansell et Patrese. En 1993, l’Allemand continue son apprentissage du haut niveau avec une nouvelle victoire au Grand Prix du Portugal et une 4ème place au classement des pilotes derrière un beau trio composé d’Alain Prost, Ayrton Senna et Damon Hill.

La confirmation de l’Allemand

Désormais devenu un pilote craint par la concurrence, Michael Schumacher domine l’année 1994 pour remporter son premier titre de champion du monde avec Benetton-Ford. Il en profite pour signer sa première pole position au Grand Prix de Monaco.

Une course où il réussira son premier hat trick avec la victoire et le meilleur tour dans une année endeuillée par la disparition d’Ayrton Senna et Roland Ratzenberger. Avec 8 victoires à son compteur, l’Allemand devancera d’un petit point Damon Hill (92 contre 91) et fera son entrée au palmarès de la Formule 1. Flanqué du numéro 1 sur le museau, Schumacher entame cette nouvelle saison 1995 avec ambition et l’envie de conserver son titre.

Désormais au volant d’une Benetton équipée d’un moteur Renault, il voit Damon Hill lui ravir la vedette sur les premières courses malgré son succès au Brésil lors de la première course de la saison. Derrière, il ne laissera pas de place pour le Britannique en remportant 8 des 14 dernières courses de la saison, validant ainsi son deuxième titre mondial et confirmant tout son talent et sa science de la course avec plus de 100 points au classement des pilotes (102).

Les débuts chez Ferrari pour Schumacher

À l’issue de la saison, il décide de quitter Benetton pour tenter l’aventure chez Ferrari où Jean Todt décide de tout miser sur lui pour reconstruire la Scuderia, orpheline de succès et dans l’attente du titre mondial depuis plusieurs années et Jody Scheckter en 1979. Un choix risqué et assumé qui mettra quelques années à s’avérer payant.

Si, en 1996, Schumacher réussira à remporter quelques belles victoires en Espagne, Belgique et Monza, il ne terminera qu’à la 3ème place du classement des pilotes. L’année d’après, il pensera réussir sa mission. A la lutte avec Jacques Villeneuve, il doit alors céder face au Canadien et se voit même sanctionner pour une conduite dangereuse lors du dernier Grand Prix d’Europe, à Jerez, qui le privera de sa place de vice-champion du monde.

En 1998, il sera encore cantonné à la deuxième place du classement derrière Mika Häkkinen malgré 5 nouvelles victoires. En 1999, Schumacher ne fera pas toute la saison. Victime d’un accident au Grand Prix de Grande-Bretagne, il doit rester trois mois au repos après une fracture de la jambe droite. Il manquera six épreuves avant de voir Häkkinen redevenir champion du monde

La domination de Schumacher

Au moment de lancer cette nouvelle année 2000, Michael Schumacher revient plus que motivé pour enfin renouer avec le titre. Dès les 3 premières courses, il enchaîne 3 victoires qui lui permettent de prendre les commandes.

Avec 9 succès à la fin, le natif de Cologne met fin à 21 ans d’attente et permet à Ferrari de retrouver la première place des podiums. Son troisième titre mondial ne souffre d’aucune contestation. La saison 2001 a confirmé la suprématie de Michael Schumacher qui fait honneur à son nouveau surnom du Baron Rouge avec plus de 123 points marqués au championnat, laissant son dauphin, David Coulthard, à quasiment 60 points de lui.

En remportant 9 courses sur 17, Schumacher ne laissait que des miettes aux autres pilotes comme ce fut le cas avec son coéquipier, le Brésilien Rubens Barrichello, qui allait devenir le plus près précieux des lieutenants pour l’Allemand dans ses années de domination avec Ferrari. Car les fans ont appris à voir les voitures rouges de la Scuderia prendre le dessus sur les autres écuries.

144 points pour Schumi en 2002

Au point de voir Schumacher distribuer les victoires à son coéquipier quand ce dernier ne lui laissait pas la vedette. En 2002, Michael Schumacher explose encore les compteurs avec 144 points au total et 11 victoires sur 17 courses. Et surtout une année sans abandon et 17 podiums ! Une année record impressionnante qui installera Michael Schumacher dans la légende.

Et si Kimi Räikkönen offrira une belle lutte en 2003, le leader de la Scuderia ira tout de même prendre un 6ème titre mondial à l’issue d’une saison qui avait pourtant mal commencé. La réaction du Baron Rouge a été terrible pour la concurrence qui ne pouvait qu’observer la vérité d’une Ferrari au-dessus du lot.

En 2004, le Kaiser allait encore réussir une masterclass en remportant son 7ème titre mondial. Avec 12 victoires sur les 13 premières courses, Schumi écœure la concurrence et démontre tout son talent que ce soit sous la pluie ou sur piste sèche. Son coéquipier Rubens Barrichello étant le seul à suivre son rythme. La plupart des records sont alors battus par l’Allemand qui rentrera dans le rang la saison suivante.

La déception, l’année 2005

En 2005, la FIA décide de modifier considérablement ses règles pour mettre fin à la domination sans limites de Ferrari et Schumacher. Avec une voiture mal née, l’Allemand doit alors se contenter de suivre à distance à la lutte pour le titre entre Fernando Alonso et Kimi Räikkönen. L’Espagnol étant le pilote qui mettra fin à la suprématie de la Scuderia.

L’année d’après, Schumacher est sur les talons de l’Espagnol qui arrive tout de même à conserver sa couronne devant le septuple champion du monde. Après une pause entre 2007 et 2009, Michael Schumacher décide de revenir en Formule 1 avec Mercedes pour aider l’écurie allemande à s’installer en F1.

Sous les ordres de Ross Brawn qui l’avait aidé dans les conquêtes de ses 7 titres mondiaux, il éprouve les pires difficultés à retrouver son meilleur niveau à 41 ans. Sur ses trois saisons avec Mercedes, Schumacher ne fait plus peur. Il faudra attendre sa dernière année en F1, 2012, pour qu’il renoue avec les podiums et une 3ème place au Grand Prix d’Europe de Valence.

Sa dernière apparition sur la boîte dans toute sa carrière. La preuve que même pour un septuple champion du monde, les retours à la compétition ne se passent pas forcément de la plus belle des façons. Mais cela n’enlèvera pas la place de Michael Schumacher dans l’histoire de la Formule 1. Une place parmi les grands.

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