mardi 4 octobre 2022

Teddy Iribaren : « Il n’y a plus de titulaires aujourd’hui »

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Arrivé sur la pointe des pieds Au Racing 92 en 2017, Teddy Iribaren s’est imposé comme un cadre du vestiaire et comme un des capitaines de l’équipe. Entre deux matches de début de saison, l’ancien briviste s’est confié en toute franchise pour Le Quotidien du Sport et Rugby Magazine.

Le Racing 92 est régulièrement cité parmi les favoris, mais le club court après un titre depuis 2016. Comment expliquez-vous ce paradoxe ?

On est un grand club donc on doit avoir de gros objectifs et gagner des titres. Personne ne se rappelle de ceux qui perdent en finale ou avant. Quand on arrive dans les matches décisifs comme face à La Rochelle la saison dernière, on est défaillant dans l’engagement, l’intensité. Des équipes comme La Rochelle ou le Stade Toulousain parviennent à mettre tous ces ingrédients, c’est ce qui fait la différence.

Comment y remédier ?

Ce qui est paradoxal, c’est que l’on a beaucoup de joueurs expérimentés qui ont déjà joué beaucoup de matches couperets et on devrait donc savoir mieux les gérer. On bosse toute la saison pour être prêts pour ce genre de matches.

On est réguliers, on se qualifie régulièrement dans le Top 6, mais ce n’est pas suffisant pour un club comme le Racing 92. On a un groupe qui change peu, il ne faut pas que l’on s’installe dans une certaine routine, on essaie de changer les choses en apportant des manières de travailler différentes, le staff varie les séances. Ça peut nous permettre de mieux aborder les matches décisifs.

Teddy Iribaren a gagné sa place

Vous êtes arrivé de Brive en 2017 comme numéro 2 avant de grignoter votre retard sur Maxime Machenaud…

Je vous coupe, on ne m’avait pas dit que j’arrivais numéro 2. C’est vrai que Max était bien installé, il était en équipe de France à l’époque, mais je sortais de bonnes saisons avec Brive, je ne me suis pas posé la question de savoir si j’étais numéro 1 ou 2, j’ai donné le meilleur. Je reste convaincu qu’il n’y a plus de titulaire indiscutable dans les équipes aujourd’hui.

Les saisons sont tellement longues, il peut se passer plein de choses et tous les joueurs du groupe ont leur chance à un moment ou à un autre. Ceux qui entrent en jeu sont aussi importants que ceux qui débutent.

Dès votre première saison, vous jouez une finale de Champions Cup qui ne se passe pas bien. Vous récidivez en 2020. A chaque fois, vous trouvez la force de vous relever. Quel est votre secret ?

Déjà la saison 2017/2018 a été très difficile sur un plan personnel. Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais c’était l’année où il faisait mauvais partout en France et je disais à ma femme :

« Je ne sais pas comment on va faire pour rester là. ». Finalement, je me suis bien adapté, je joue au rugby dans un club incroyable, l’un des meilleurs en Europe donc je m’y suis épanoui.

« Un club comme le Racing ne peut pas se contenter d’être dans les six »

Vous avez découvert l’équipe de France sur le tard cette année. Vous attendiez-vous à être sélectionné cet été pour la Tournée en Australie ?

Je ne m’y attendais pas car j’ai 31 ans et j’ai fait une saison moyenne sans titres au bout. En étant appelé, j’ai voulu en profiter à fond. J’ai essayé d’encadrer les jeunes, on partait un peu dans l’inconnu, on n’avait aucun repère collectif et, au final, on a vécu une superbe aventure sur le plan sportif et humain.

Quelle est l’équipe que vous craignez le plus pour cette nouvelle saison ?

C’est impossible de dégager un adversaire, il y en a une dizaine qui peuvent se qualifier dans les 6 et après tout est possible. Ce n’est absolument pas de la langue de bois, mais les équipes sont trop proches pour dégager un seul adversaire. Même si le Stade Toulousain a tout gagné la saison dernière, les compteurs sont remis à zéro avec cette nouvelle saison.

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