mardi 27 février 2024

Théo Avelange-Demouge (Dunkerque) : « Jouer la Coupe d’Europe, j’en rêvais ! »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

A 27 ans (le 11 mars), Théo Avelange-Demouge, l’ailier droit de l’USDK va s’envoler pour Nantes la saison prochaine avec qui il s’est engagé trois ans et où il fera la paire avec Kauldi Odriozola. L’occasion de goûter (enfin) à l’Europe ! Entretien pour Le Quotidien Du Sport et Handball magazine.

Quel regard portez-vous sur la saison de Dunkerque à mi-championnat ?

On a montré deux visages. Le mois de janvier et les blessures nous ont coupés dans notre élan. J’espère qu’on pourra aller chercher une première moitié de tableau lors de la deuxième partie de saison. Une 8ème place serait déjà une belle réussite.

A titre personnel, êtes-vous satisfait de votre saison ?

Je suis plutôt satisfait, mais je peux faire mieux et j’ai envie de faire mieux en étant plus efficace, en ratant moins de penaltys.

La place de meilleur buteur du championnat est-elle un objectif (7ème avec 87 buts contre 106 à Ilic, Ndlr) ?

Je ne calcule pas trop, je ne me focalise pas là-dessus et on fera les comptes à la fin. Ce n’est pas un objectif personnel car, en tant qu’ailier on dépend aussi beaucoup des autres et des ballons qu’on a.

C’est votre 3ème saison en StarLigue (deux avec Dunkerque, une avec Pontault-Combault), la 2ème de suite après quatre ans en ProLigue avec Besançon et une avec Pontault-Combault et une avec Saran. Les choses vont-elles assez vite à votre goût ?

Je viens quand même de Besançon en fin fond de la D2 ! J’ai forcément mis du temps pour accéder à la D1 et au haut de la D1, mais je suis très fier de mon parcours qui est plus atypique que d’autres même si toute ma famille fait du hand, une de mes cousines joue d’ailleurs à Besançon (Alizée Frecon-Demouge, Ndlr) et une autre à St-Amand (Romane Frecon-Demouge, Ndlr). Mais je ne m’arrête pas à ça, j’ai envie de plus encore.

Théo Avelange-Demouge récompensé avec les Bleus

Comment avez-vous vécu le fait d’avoir été retenu parmi le groupe élargi des 35 pour le Mondial ?

Je l’ai pris comme une récompense du travail accompli. C’est une fierté et une source de motivation pour, peut-être, un jour, pouvoir y accéder même si je sais que la concurrence est forte et que des joueurs sont installés. Je suis sur la bonne voie. A moi de continuer à travailler pour y accéder.

Espériez-vous être de la liste finale ?

Je savais que s’il n’y avait pas de blessés, ce serait compliqué. Avec Yanis Lenne, Benoît Kounkoud et Valentin Porte, sans compter Benjamin Richert, c’est costaud. En plus, je ne joue pas de Coupe d’Europe. J’étais donc déjà content d’être dans les 35.

Quels joueurs vous inspirent ?

Plus jeune, j’aimais beaucoup Gajic. Physiquement, il n’est pas ultra impressionnant, mais quel buteur et quel sang-froid que ce soit sur penaltys ou en contre-attaques.

Vous serez Nantais la saison prochaine. Pourquoi avoir choisi le H ?

Pour franchir un palier, continuer ma progression et surtout jouer la Coupe d’Europe qui était mon rêve. J’espère que ce sera la Ligue des Champions ! C’est le graal pour tout joueur en club. Je suis désormais le premier supporteur du H ! Après, si le club ne la joue pas la saison prochaine, la Coupe EHF ce sera déjà bien pour commencer et j’espère qu’on la jouera la suivante.

« Je suis désormais le premier supporteur du h ! »

Entre Nantes, Montpellier et Paris, c’est très serré. Qui voyez-vous finir champion ?

J’espère Nantes ! Tout va dépendre des matches retours. Montpellier est bien, et Paris reste Paris même s’ils sont un peu moins bien cette saison.

A part Nantes, aviez-vous d’autres possibilités ?

De concrètes, pas forcément, en plus Nantes s’est positionné très tôt et quand Nantes vous contacte vous ne réfléchissez pas longtemps ! Même si je n’ai pas encore discuté avec le coach, je pense qu’on va faire une très bonne paire avec Kauldi Odriozola à l’aile droite. On a des qualités différentes, mais on va tous les deux très vite et on va apporter quelque chose de différent.

Un retour à Nantes qui s’annonce chaud bouillant

Avez-vous hâte de jouer devant le public nantais réputé comme le meilleur en Europe ?

Pour y avoir joué quelques fois, c’est une salle mythique où il est dur d’aller gagner parce qu’il y a un public énorme. C’est très plaisant de signer dans un tel club ! Dunkerque a également un bon public, mais on doit tourner à 2000-2200 de moyenne alors qu’à Nantes ils sont 6000 à chaque match !

Est-ce facile de rester focus sur Dunkerque quand on sait si tôt qu’on va jouer ailleurs la saison prochaine ?

On est des professionnels. J’ai envie de bien terminer la saison avec Dunkerque surtout que c’est le club où j’ai explosé en D1.

Le 5 mai, il y a un certain Nantes-Dunkerque…

Comme je l’ai dit, je suis professionnel et on ira pour gagner.

Quel est votre surnom à Dunkerque ?

Théal. Des Théo, un Théal… Ils ont mis au singulier mon prénom (sourire).

Continuez-vous toujours vos études parallèlement au handball ?

J’ai une Licence en Biologie. J’ai voulu continuer en Master, mais ce n’était pas faisable avec les dates d’examens et la saison. Pour l’instant, je suis donc en stand-by. L’idée était de faire prof de SVT ou des études sur l’impact dans l’environnement.

La nature occupe une place importante dans votre vie.

Je suis proche de la nature. Ça me permet de me ressourcer. J’ai d’ailleurs orienté mes études dans cette direction (en biologie écologie, Ndlr). L’été, j’aime randonner.

Votre copine est ostéopathe en région parisienne. A Nantes, cela ne va pas être simple pour vous voir…

Le PSG ne s’est pas manifesté (sourire). Mais chacun fait les efforts pour que ça fonctionne malgré la distance.

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