samedi 20 juillet 2024

Thibaud Briet (Nantes) : « J’ai appris à encaisser les échecs »

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A 23 ans, l’arrière gauche Thibaud Briet continue de franchir les étapes. Après une lutte pour le titre en StarLigue et un beau parcours au Mondial avec les Bleus (2ème), il a à cœur de pleinement accomplir ses ambitions et de tout rafler. Entretien pour Handball magazine et Le Quotidien Du Sport.

Vous venez de terminer votre 4ème saison et elle a été riche. Que ressortez-vous de cet exercice ?

Sur le plan individuel, je suis plus que satisfait. Je continue de progresser saison après saison. Je suis content parce que j’ai réussi à être constant tout au long de la saison en attaque comme en défense. J’ai bien apporté en défense en 2 et en 3. En attaque, j’ai été plus buteur cette année (111 buts contre 87 en 2021/2022, Ndlr). On a eu de bons résultats, le seul bémol, c’est qu’on n’arrive pas à accrocher la qualification en Ligue des Champions. En équipe de France, je sens aussi que je joue plus libéré et je prends beaucoup de plaisir.

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Vous avez touché le succès du bout du doigt avec Nantes et l’équipe de France. Est-ce la saison qui vous a le plus fait grandir ?

C’est difficile à dire. Sur ma première saison, j’ai commencé très fort. Ça a surpris tout le monde et moi le premier. La fin de saison était plus compliquée, mais je pense que sur l’aspect technique je n’ai jamais autant progressé. Après, cette saison, j’ai vraiment appris à encaisser les échecs. J’ai beaucoup grandi, mais différemment. Je dirais que j’ai surtout pris en maturité.

Vous n’avez pas seulement essuyé des échecs puisque vous avez remporté la Coupe de France et le Trophée des Champions, vos 2ème et 3ème trophées en carrière. Commencez-vous à y prendre goût ?

Si tu veux marquer ton passage dans un club, il faut gagner des trophées. Evidemment, ça me fait plaisir ces succès. On a un groupe qui travaille ensemble depuis trois-quatre ans, le noyau ne change pas et on a envie de gagner ensemble. Je ne sais pas encore ce que l’on va faire cette saison, mais en tout cas l’appétit vient en mangeant (rires).

« Avec la petite coupe d’Europe, on aura plus de gaz pour le championnat »

Qu’est-ce qui vous a manqué pour décrocher le titre de champion de France la saison passée ?

On a clairement manqué de régularité. Montpellier et Paris n’ont pas fait autant de faux-pas contre des plus petites équipes. Une défaite contre Toulouse, une autre contre Limoges, deux matches nuls contre Toulouse et Nîmes… tout ça on l’a payé cher en fin de saison. C’est dommage qu’on ait été accroché lors de ces matches pièges. La Ligue des Champions nous a aussi entamés physiquement à certains moments.

Je me souviens contre Limoges, on a vraiment eu du mal à cause de ça. Et puis forcément, les deux matches couperets perdus contre le PSG ont aussi été déterminants. Cette année, on va jouer la petite coupe d’Europe. Le niveau sera relevé et on pourra se faire plaisir, mais ça nous laissera aussi plus de gaz pour le championnat.

Vous vous êtes maintenant complètement imposé au H. Des personnes ontelles eu un rôle de mentor déterminant pour vous ?

Je pense d’abord à Alberto Entrerrios. Quand tu viens de N3 et que tu n’as jamais côtoyé le monde professionnel, tactiquement tu dois tout apprendre. Il m’a vraiment donné ces clés. Olivier Nyokas aussi. Quand il était là, il m’a beaucoup conseillé sur le poste d’arrière gauche, au sujet de mes placements et de mes décisions. Rien que de le regarder à l’entraînement ça m’inspirait. Et enfin je dirais Rock Feliho sur un aspect mental. La rage, l’intensité, c’est ce qu’il m’a transmis, en plus de ses conseils.

Vous avez prolongé jusqu’en 2028 et vous semblez vous sentir à votre place à Nantes.

Oui, c’est ma maison, j’y suis très bien. Ma famille à Rouen n’est pas loin. Je m’entends très bien avec les joueurs et le staff. C’est un club familial, il y a aussi un vrai lien avec les bénévoles et les salariés. C’est plus qu’un lieu de travail, j’y passe énormément de bon temps. Et puis les supporteurs sont top, on a la meilleure ambiance de France ! Même la ville de Nantes est plaisante. C’est un tout. Et puis enfin il y a aussi l’ambition du club. Elle est en accord avec ce que je veux accomplir et c’est important pour moi.

Y a-t-il un aspect du jeu sur lequel vous vous êtes concentré personnellement cet été ?

Oui, j’ai envie de passer un cap en défense en tant que 3. On a peu défendu en 1-5 l’an dernier et j’ai envie d’être cette option défensive en 3 qui nous permet de plus le faire. En attaque, je suis déjà très polyvalent. Bien sûr, je pourrais améliorer des choses, mais je me concentre sur la défense. J’ai envie de devenir incontournable en 3 grâce à ma taille et ma mobilité. Je suis conscient que c’est un alliage assez rare.

Vous allez retrouver Julien Bos à Nantes. Son arrivée vous fait-elle plaisir ?

Oui ! Je l’ai croisé en équipe de France. En attaque, il sait faire beaucoup de choses et en défense il compense son physique par de la malice. J’aime beaucoup ce type de joueur. Je pense qu’on va se régaler ensemble.

Le PSG a l’air plus prenable que jamais. Est-ce la bonne année pour Nantes ?

Nous, on croit en nos chances. Il faudra répondre présent lors des confrontations directes, pour le reste je ne sais pas. Ils ont été chercher Jacob Holm et ils ont encore une équipe qui reste très compétitive malgré les départs. Quoi qu’il en soit, rien ne nous est offert. Si on veut ce titre, il faudra aller le chercher.

Entre l’Euro et les JO, doit-on se préparer pour une grande saison de Thibaud Briet en Bleus ?

Je vais tout faire pour. J’ai plein d’envies et beaucoup de motivations. Maintenant à moi d’être bon.

Vous êtes-vous déjà fixé un objectif ?

Je veux tout gagner ! Ce n’est pas plus compliqué que ça (rires).

Propos recueillis par François Simonin

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